La fin et le début ! Bonne année 2019 !

Pitta_moluccensis_1bonneanneeChaque mort est une naissance et vice-versa, dit-on. Dans le cas des années, c’est indiscutable ! Selon notre calendrier, 2018 se termine et le moins que l’on puisse dire est qu’elle a été mouvementée. Vu que l’humanité est sur une pente dangereuse, on peut espérer que ces perturbations qui sont observées à divers niveaux sont les prémices d’un changement important de direction, ce que j’espèce encourager avec mes publications sur ce site, notamment les 13 articles rassemblés ici. Ce rythme de plus d’un article par mois devrait continuer en 2019 : ces publications sont les plus visitées du site !

Nyctyornis_amictus_1indoÀ un niveau bien plus superficiel, notons aussi une fin et un début concernant mes “coches”. Avec le Guêpier à fraise photographié hier dans la canopée de la “jungle” du parc de Gunung Leuser (Sumatra, Indonésie : photo ci-contre), j’ai désormais vu tous les guêpiers du monde. J’espère bien avoir de meilleures photos avant la fin du voyage, mais c’est le premier… et donc également le dernier guêpier de ma liste. C’est aussi la première famille de plus de 30 espèces (31 exactement) dont j’ai rencontré tous les représentants sur le terrain !

Et comme toute fin correspond à un début, ce matin, dans les abords du village de Bukit Lawang en bordure du parc national, j’ai enfin réalisé ma première photo décente de brève. Sur 48 espèces de la famille des Pittidae, je n’en ai vu que 6, et mes photos d’Australie et des Philippines sont toutes décevantes ; je n’ai aucune photo des deux espèces africaines. Toutefois, ce matin, enfin, le “mythe” se brise avec une vraie, belle observation (photo ci-dessus) ! Mon premier oiseau du matin, encore dans la pénombre est donc cette Pitta moluccensis tranquillement en train de se nourrir au sol, sous… des palmiers à huile.

palmiers_indo1La grande plaie pour les forêts indonésiennes est évidemment la conversion de celles-ci en cultures de palmiers pour la fameuse huile de palme que les industriels aiment accommoder à toutes les sauces, dans la nourriture transformée et les produits corporels. Alors que les forêts locales (photo tout en bas) accueillent une diversité à faire pâlir le Costa Rica (par exemple, il y a plus de 600 espèces d’oiseaux endémiques à l’Indonésie, c’est-à-dire plus que le Pérou, le Brésil et les Philippines réunis), les palmiers à huile n’abritent presque rien. La Brève à ailes bleues me direz-vous. Certes, mais en hivernage : en effet, cet extraordinaire oiseau multicolore est aussi un grand migrateur et les oiseaux de Sumatra nichent en Thaïlande ou dans un pays voisin puis migrent, de nuit, vers le sud via la Malaisie qui accueille aussi quelques hivernants.

J’ai passé des heures à chercher les oiseaux sous les palmiers. Hormis la Géopélie zébrée, le Martin-chasseur de Smyrne et quelques bulbuls… il n’y a rien. Cela nous ramène à la question de la production de nourriture. Car si l’huile de palme est un si grand fléau, n’oublions pas que pour produire autre chose, disons de l’huile de tournesol, il faudra aussi couper la forêt ! Ainsi, il y a deux éléments essentiels parmi les informations que je voudrais répandre notamment grâce à ce site, mais aussi dans mes vidéos. D’une part, pour limiter la déforestation, il ne faut pas boycotter un produit qui sera remplacé par un autre qui demande autant de surface, mais éviter ce qui gaspille de la place inutilement. Sur ce point, c’est la production de viande qui a la “palme” (c’est le cas de le dire) ; explications ici. D’autre part, il faut adapter ses productions à l’écosystème local pour lui permettre de survivre et continuer à accueillir ses habitants. Ainsi, couper la forêt pour faire de l’huile détruit plus de 99.9% de la biodiversité, alors que planter du café en ombrage dans la forêt permet de conserver plus de 80% des habitants de la forêt. Avant Sumatra, j’étais aux Philippines. J’en ai peu parlé car, soyons franc, aucun de mes projets n’a pu se réaliser cette fois, et j’ai eu une telle suite de coups de malchance (certains très coûteux) que j’ai préféré aller me “relaxer” dans la jungle indonésienne (c’est surtout beaucoup, beaucoup moins cher que les Philippines).

Gallirallus_torquatus_ph1Aux Philippines, on coupe aussi la forêt bien sûr, malheureusement, mais une grande partie des paysages humides du pays est exploité en rizière. Dans les petites et moyennes îles telles que Leyte ou Siargao, ce sont des cultures familiales non industrielles, et elles grouillent de biodiversité. Grenouilles, libellules, papillons et, bien sûr, les oiseaux comme ce Râle à collier que j’ai pris le mois passé sur Siargao.

Pour mieux comprendre comment choisir un mode de production selon les spécificités de l’écosystème local, cet article sur la permaculture végane donne la direction à suivre (avec une vue un peu utopique…).

Si l’avancement de certains projets est laborieux, les publications sur le site sont malgré tout abondantes. En ce moment, profitez d’exercices d’identification de la leçon 3 de la Formation Ornitho en ligne avec des annexes qui servent de guides d’identification :

Exercice 3b, exercice 3c – Annexe 1, identification des familles
Exercice 3eAnnexe 3, identification des passereaux

quizz3_12_550Oui, l’annexe 2 est en peu en retard, identification des non-passereaux. Patience, elle arrive. Il y a aussi un jeu de photos mystères d’Afrique, continent qui peut aussi accueillir des oiseaux européens… comme ci-contre !

De nombreuses pages espèces ont été mises à jour, et la liste de toutes les espèces de l’année devrait être publiée très rapidement. Les publications 2019 devraient être plus régulières…

En attendant, le terrain continue et mon périple asiatique me permet de prendre des clichés sympas et essentiels pour la suite des publications de “pages espèces”, notamment cette Pie-grièche tigrine (ci-dessous) qui, à l’instar de la Brève à ailes bleues, est hivernante à Sumatra. Cela paraîtra étrange aux oreilles de certains “cocheurs”, mais je reste dans les plaines pour réaliser ce type de photo et ne prévois pas de “chasse aux endémiques”, comme je l’avais fait en mai au Sri Lanka, pour cette fois. Les forêts d’altitude attendront…

Bonne année à tous !

Valéry Schollaert, Bukit Lawang, Sumatra, Indonésie, 31 décembre 2018.

 

Lanius_tigrinus_1indo

jungle_INDO

One thought on “La fin et le début ! Bonne année 2019 !

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s