Accipitridae (aigles, buses, éperviers…)

Nombre de genres : 73
Nombre d’espèces : 252
Nombre d’espèces documentées : 56
En anglais : eagles, kites, hawks in English

Leucopternis_melanops_mainfam

Cette famille est l’une des plus grandes parmi les non-passereaux. Les espèces sont toutes majoritairement ou exclusivement carnivores mais certaines sont principalement des chasseurs tandis que d’autres sont charognardes. On les trouve dans le monde entier et leur taille varie du minuscule Épervier nain, à peine plus gros que les petits passereaux qu’il mange, à l’énorme vautour moine, avec une envergure d’environ 3 mètres.

Les Accipitridae sont sœurs avec les Pandionidae (balbuzards).

Cliquez ici pour voir la LÉGENDE des abréviations et acronymes utilisés ci-dessous.


Elanus_leucurus_accipitridae

Genre Elanus – 4 espèces

Ce genre et les deux suivants, qui méritent certainement une sous-famille (Elaninae), sont basaux du reste de la famille des Accipitridae. L’Élanion lettré est une espèce très distincte qui est rare et endémique tandis que les trois autres sont communs et appartiennent à la même super-espèce.

L’un est présent en Amérique, un autre dans la majeure partie de l’Ancien Monde et deux élanions n’existent qu’en Australie.

* Élanion blanc Elanus caeruleus
* Élanion d’Australie Elanus axillarisE. (Australie)
Élanion à queue blanche Elanus leucurus – ND, photo ci-dessus
Élanion lettré Elanus scriptus – SPÉCIAL, E (Australie)


Gampsonyx_swainsonii_accipitridae

Genre Gampsonyx – 1 espèce

La génétique a montré que ce genre distinct était sœur avec Elanus.

Il est répandu dans le Néotropical et, grâce à une adaptation à des milieux dégradés, paraît bien se porter et n’est pas menacé. 

Élanion perle Gampsonyx swainsonii – ND


Genre Chelictinia – 1 espèce

Cette espèce était parfois incluse dans Elanus. Elle partage de nombreuses similitudes avec les oiseaux de ce genre, mais la forme de la queue et le comportement sont particuliers.

Elle est limitée à l’Afrique subsaharienne, principalement au nord de l’Équateur.

Élanion naucler Chelictinia riocourii – ND


Polyboroides_typus_fam1

Genre Polyboroides – 2 espèces

Ce genre original fait partie d’un clade qui comprend le Palmiste africain, le Vautour percnoptère et le Gypaète barbu, tous trois appartenant à un genre monotypique. Ils sont tous plus ou moins apparentés aux bondrées.

Les deux espèces proches (parfois regroupées en une seule) sont allopatriques, l’une étant répandue en Afrique continentale, au sud du Sahara, et l’autre est endémique de Madagascar.

* Gymnogène d’Afrique Polyboroides typus – photo ci-dessus
Gymnogène de Madagascar Polyboroides radiatus – ND, E (Madagascar)


Gypohierax_angolensis_fam1.JPG

Genre Gypohierax – 1 espèce

C’est un genre monotypique très original, distinct génétiquement. Il est vaguement apparenté aux Polyboroides, au Neophron et au Gypaetus. Tous les quatre méritent d’être regroupés dans une tribu ou même une sous-famille.

Le Palmiste africain est limité à l’Afrique, au sud du Sahara, où il est localement commun, en particulier à l’ouest du continent. À l’est, il est localisé mais paraît en augmentation.

* Palmiste africain Gypohierax angolensis


Neophron_percnopterus_accipitridae

Genre Neophron – 1 espèce

Bien que son comportement rappelle celui de plusieurs vrais vautours et que sa morphologie soit quelque peu similaire à celle de Necrosyrtes, cette espèce est sœur de Gypaetus. Cela avait été remarqué lors des études morphologiques et c’est désormais confirmé par la génétique.

Le “percnoptère d’Égypte”, comme on l’appelle parfois, est répandu en Eurasie et en Afrique, mais la diminution générale de l’espèce a entraîné une contraction de l’aire de répartition, notamment en Afrique, au sud du Sahara. Il est encore localement commun, notamment au Moyen-Orient, en Espagne et dans l’Himalaya.

* Vautour percnoptère Neophron percnopterusEN DANGER


Gypaetus_barbatus_accipitridae

Genre Gypaetus – 1 espèce

Cet oiseau est unique en morphologie et en comportement et ses affinités ont longtemps été contestées. La génétique le place en espèce-sœur de Neophron, mais il s’agit toujours d’un genre monotypique très distinct.

Son aire de répartition est grande mais très fragmentée et les populations sont faibles. Il n’a pas diminué aussi radicalement que la plupart des espèces de vautours, en partie grâce aux efforts de conservation et de réintroduction en Europe. C’est toutefois une espèce sensible qui pourrait être bientôt classée en menacée.

Gypaète barbu Gypaetus barbatus – SPÉCIAL


Genre Eutriorchis – 1 espèce

Il s’agit d’une espèce très particulière dont la position dans la liste a longtemps été discutée. Elle semble vaguement liée aux bondrées, donc placée dans la sous-famille des Perninae avec les 8 genres suivants.

C’est un oiseau endémique de Madagascar, rare et en déclin.

Serpentaire de Madagascar Eutriorchis astur – SP, EN DANGER, E (Madagascar)


Genre Chondrohierax – 1 espèce

Il s’agit d’un autre genre très distinctif avec une morphologie inhabituelle. Les taxons au sein de l’espèce la plus commune sont parfois divisés ou regroupés, comme le Bec-en-croc de Cuba, l’un des rapaces les plus rares sur Terre, qui est parfois considéré comme une sous-espèce du Bec-en-croc de Temminck.

Chondrohierax est principalement répandu dans le Néotropical, atteignant marginalement la région néarctique, au nord jusqu’à l’extrême sud du Texas (USA).

Bec-en-croc de Temminck Chondrohierax uncinatus – ND
Bec-en-croc de Cuba Chondrohierax wilsoni – SP, CRIT, E (Cuba)


Genre Leptodon – 2 espèces

Ce genre ne paraît pas si spécial à première vue mais la génétique le place comme sœur de Chondrohierax. Les deux espèces étaient auparavant regroupées en une seule, mais elles sont en fait très distinctes, suffisamment pour qu’une suggestion qu’elles pourraient carrément ne pas appartenir au même genre ait été formulée.

Il est limité au Néotropical et le Bec-en-croc de Forbes est un endémique très rare du Nord-Est du Brésil.

Bec-en-croc de Cayenne Leptodon cayanensis – ND
Bec-en-croc de Forbes Leptodon forbesi – SP, EN DANGER, E (Brésil)


Elanoides_forficatus_fam1

Genre Elanoides – 1 espèce

Cette espèce inhabituelle a longtemps été considérée comme apparentée à Elanus et Chelictinia, mais elle semble être plus proche des bondrées, selon des études génétiques.

C’est un rapace répandu en Amérique tropicale, du sud des États-Unis au nord de l’Argentine.

Naucler à queue fourche Elanoides forficatus – ND


Pernis_apivorus_accipitridae

Genre Pernis – 4 espèces

Ce genre a une taxonomie compliquée. Le taxon orientalis, autrefois inclus dans Pernis apivorus, car il paraît très similaire, est largement reconnu comme étant plus étroitement lié à Pernis ptilorhynchus malgré une forme (par exemple l’absence de huppe) et un comportement différent (il s’agit d’un migrateur longue-distance). Il pourrait mériter un statut d’espèce monotypique distincte. Les Bondrées de Steere et des Célèbes ont été considérées comme conspécifiques dans le passé. Ces 4 (ou 5) espèces forment un clade qui n’inclut pas les autres bondrées (Henicopernis).

C’est un genre très répandu dans l’Ancien Monde mais n’est qu’un visiteur d’hiver en Afrique.

* Bondrée apivore Pernis apivorus – photo ci-dessus
* Bondrée orientale Pernis ptilorhynchus
Bondrée de Steere Pernis steerei – SP, E (Philippines)
Bondrée des Célèbes Pernis celebensis – SP, E (Indonésie)


Genre Hamirostra – 1 espèce

Il s’agit d’un genre très distinct au sein de la sous-famille des Perninae. Contrairement aux genres précédents et suivants, c’est un chasseur puissant et opportuniste se montrant également charognard.

Son aire de répartition est limitée à l’Australie où il est peu commun et tend à diminuer.

Milan à plastron Hamirostra melanosternon – SP, E (Australie)


Genre Lophoictinia – 1 espèce

Ce milan rappelle superficiellement Milvus et Haliastur mais il est spécialisé dans la chasse aux petits oiseaux, en particulier les jeunes dans le nid ainsi que leurs œufs. Il est donc, en quelque sorte, l’équivalent en Australie de Polyboroides (gymnogènes) d’Afrique et de Geranospiza (Buse échasse) des Amériques.

C’est un endémique australien rare et en déclin qui mérite probablement un statut d’espèce menacée.

Milan à queue carrée Lophoictinia isura – SP, E (Australie)


Genre Henicopernis – 2 espèces

Ces deux bondrées étroitement apparentées (parfois regroupées en une espèce) forment un clade avec les deux genres précédents et non avec Pernis.

La Bondrée à longue queue est un rapace commun en Nouvelle-Guinée et ses îles satellites mais la Bondrée noire est une espèce endémique de Nouvelle-Bretagne (dans l’archipel de Bismarck) rare et en déclin .

Bondrée à longue queue Henicopernis longicauda – ND
Bondrée noire Henicopernis infuscatus – SP, VULN, E (Nouvelle-Bretagne)


Aviceda_leuphotes_accipitridae

Genre Aviceda – 5 espèces

Il s’agit d’un genre distinct, lié aux Perninae par la génétique. La plupart des espèces ont une forme similaire aux autres et sont étroitement apparentées, sauf le Baza huppard qui est différent et même assez spectaculaire.

Ces espèces couvrent l’Afrique sub-saharienne, l’Asie du Sud et certaines parties de l’Océanie.

* Baza coucou Aviceda cuculoides
Baza malgache Aviceda madagascariensis – ND,  E (Madagascar)
Baza de jerdon Aviceda jerdoni – SPÉCIAL
* Baza huppé Aviceda subcristata
Baza huppard Aviceda leuphotes– ND, photo ci-dessus


Sarcogyps_calvus_accipitidae

Genre Sarcogyps – 1 espèce

Cette espèce fait partie d’un clade avec les trois suivantes, toutes très distinctes et placées dans leur genre monotypique. Elles appartiennent à la sous-famille Gypinae.

C’est une espèce rare et en déclin d’Asie du Sud.

Vautour royal Sarcogyps calvus – SP, CRIT


Trigonoceps_occipitalis_accipitridae

Genre Trigonoceps – 1 espèce

C’est en quelque sorte l’équivalent afro-tropical du Vautour royal ; ils font partie du même clade (ils pourraient être “sœurs”) et partagent certaines similitudes de taille et de comportement. Il a parfois été placé dans le même genre que les deux espèces suivantes par certains auteurs.

Sa population a également chuté de façon alarmante ; autrefois répandu au sud du Sahara, il est maintenant rare et localisé. Il pourrait s’éteindre, tout comme d’autres espèces, si des mesures appropriées pour le protéger ne sont pas prises à une grande échelle.

* Vautour à tête blanche Trigonoceps occipitalisCRIT


Aegypius_monachus_accipitridae

Genre Aegypius – 1 espèce

Le Vautour moine est sans doute le plus grand Accipitridae sur Terre. Il est certainement sœur avec l’espèce suivante, mais suffisamment distinct pour mériter un genre différent.

Il est répandu en Eurasie et moins en déclin que la plupart des autres vautours.

* Vautour moine Aegypius monachus – ND


Torgos_tracheliotos_accipitridae

Genre Torgos – 1 espèce

Il forme un clade avec les trois espèces précédentes et, comme elles, il constitue un genre monotypique. Bien distinct, il est toutefois nettement plus proche de l’espèce précédente que de toute autre.

Il s’agit d’un remarquable grand vautour d’Afrique et du Moyen-Orient, existant en faible densité et en net déclin.

* Vautour oricou Torgos tracheliotosEN DANGER


Necrosyrtes_monachus_accipitridae

Genre Necrosyrtes – 1 espèce

Malgré sa petite taille et certaines similitudes morphologiques avec quelques genres précédents ainsi qu’avec Neophron, cette espèce est apparentée aux Gyps.

C’est encore un vautour dangereusement en déclin, encore assez répandu en Afrique, au sud du Sahara, pour le moment.

* Vautour charognard Necrosyrtes monachusCRIT


Gyps_tenuirostris_accipitridae

Genre Gyps – 8 espèces

Ce sont les vautours typiques, avec plusieurs espèces étroitement liées entre elles. Malgré leur grande taille et leur bec massif, Gyps est apparenté au petit Vautour charognard.

Ils sont répandus en Afrique et en Eurasie, mais tous déclinent et la plupart sont même dans une situation alarmante.

* Vautour africain Gyps africanusCRIT
Vautour chaugoun Gyps bengalensisCRIT
* Vautour de l’Himalaya Gyps himalayensis
* Vautour fauve Gyps fulvus
* Vautour de Rüppell Gyps rueppelliCRIT
Vautour chassefiente Gyps coprotheresEN DANGER
Vautour à long bec Gyps tenuirostrisCRIT, photo ci-dessus
Vautour indien Gyps indicusCRIT


spilornis_cheela_accipitridae

Genre Spilornis – 6 espèces

Ce genre est bien distinct des autres, bien que clairement dans un clade (mis ici dans une sous-famille, Circaetinae) avec Circaetus et deux autres genres, monotypiques et très spéciaux. La limite entre les espèces est contestée, et certains listent jusqu’à 13 espèces différentes.  La plupart des manquantes ci-dessous sont considérées ici comme des sous-espèces du Serpentaire bacha.

Ce sont des chasseurs habiles de reptiles et d’autres vertébrés (mangeant plus occasionnellement aussi des invertébrés comme presque tous les rapaces) répandus en Asie du Sud.

* Serpentaire des Philippines Spilornis holospilusE (Philippines)
* Serpentaire bacha Spilornis cheela – photo ci-dessus
Serpentaire menu Spilornis klossi – DEM, E (Nicobar)
Serpentaire du Kinabalu Spilornis kinabaluensis – SP, VULN, E (Bornéo)
Serpentaires des Célèbes Spilornis rufipectus – DEM, E (Indonésie)
Serpentaire des Andaman Spilornis elgini – DEM, E (Andaman)


Genre Pithecophaga – 1 espèce

Cet aigle énorme et spectaculaire est unique en son genre et, bien qu’il partage des similitudes très superficielles avec les harpies, il est en fait plus lié aux circaètes et serpentaires.

C’est un endémique extrêmement rare et menacé aux Philippines, où il est l’oiseau national et le bénéficiaire de programmes de sauvegarde. Dans les langues locales, il est connu comme Haring Ibon, le roi des oiseaux.

Pithécophage des Philippines Pithecophaga jefferyi – SP, CRIT, E (Philippines)


Terathopius_ecaudatus_accipitridae

Genre Terathopius – 1 espèce

Bien qu’il ne soit pas énorme comme l’espèce précédente, c’est aussi une espèce extraordinaire et très spectaculaire. Il est sœur de Circaetus mais ne lui ressemble pas. La plupart de ses détails morphologiques ainsi que son comportement sont uniques.

Il est répandu en Afrique, au sud du Sahara, où il est encore localement commun mais malheureusement en déclin comme la plupart des rapaces et de nombreux autres oiseaux.

* Bateleur des savanes Terathopius ecaudatus


Circaetus_gallicus_accipitridae

Genre Circaetus – 7 espèces

Il s’agit d’un genre assez homogène, sauf pour une espèce. Il est plus proche de Theratopius que des serpentaires (Spilornis) malgré un régime alimentaire similaire à celui de ces derniers.

Les trois premières espèces listées ci-dessous étaient considérées comme conspécifiques dans le passé. Le Serpentaire du Congo a été placé dans un genre monotypique, Dryotriorchis, car il est petit et a une forme différente; il a été récemment inclus dans Circaetus par la génétique.

La plupart des espèces se trouvent en Afrique et une est répandue dans le Paléarctique et la zone orientale, hivernant localement en Afrique, au sud du Sahara.

Circaète Jean-le-Blanc Circaetus gallicus – ND, photo ci-dessus
* Circaète de Beaudouin Circaetus beaudouiniVULN
* Circaète à poitrine noire Circaetus pectoralis
* Circaète brun Circaetus cinereus
* Circaète cendré Circaetus cinerascens
Circaète facié Circaetus fasciolatus – SPÉCIAL
Serpentaire du Congo Circaetus spectabilis – SPÉCIAL


Genre Macheiramphus – 1 espèce

Cette espèce très spéciale et spectaculaire fait partie d’un clade avec les trois énormes aigles qui suivent, ci-dessous. Il a cependant une taille et une morphologie totalement différentes, ainsi qu’un régime alimentaire particulier: c’est un oiseau crépusculaire chassant avec agilité les chauves-souris.

C’est un rapace très répandu: il est présent en Afrique, en Asie du Sud et atteint même l’Océanie (en Nouvelle-Guinée), mais il est généralement peu commun ou rare.

Alcin des chauves-souris Macheiramphus alcinus – ND


Genre Harpyopsis – 1 espèce

Ce genre et les deux suivants, les “harpies”, sont des espèces de très grande taille qui se rencontrent dans les forêts tropicales et forment, avec l’aberrant Alcin des chauve-souris, un clade qui s’est apparemment séparé des véritables aigles il y a environ 20 millions années. Toutes sont très distinctes les unes des autres et donc placées dans leur propre genre monotypique.

C’est une espèce répandue mais en déclin, endémique de la Nouvelle-Guinée.

Harpie de Nouvelle-Guinée Harpyopsis novaeguineae, SP, VULN, E (Nouvelle Guinée)


Harpia_harpyja_accipitridae

Genre Harpia – 1 espèce

Il s’agit de la plus grande espèce du clade qui peut, étonnamment, cohabiter avec la suivante. La grande taille peut être un moyen de gérer la sympatrie avec celle-ci, plus petite. En effet des grand prédateurs avec une niche écologique aussi semblable ne se rencontrent habituellement pas ensemble. 

Il est répandu bien que généralement rare (un peu moins en Amazonie) et en déclin dans le Néotropical, du sud du Mexique au nord de l’Argentine

Harpie féroce Harpia harpyja – SPÉCIAL


Genre Morphnus – 1 espèce

Bien que plus petit que le précédent, c’est quand même un très grand aigle, apparenté aux deux autres harpies ci-dessus, ainsi qu’à l’étrange alcin. Les quatre sont clairement séparés du clade suivant (les 10 genres suivants) et pourraient mériter une sous-famille, Harpiinae.

Tout comme la Harpie féroce, il est répandu mais rare dans le Néotropical. Son aire de répartition est un peu plus petite et fragmentée ; on ne sait pas s’il existe au Mexique et, au sud, n’atteint pas l’Argentine. De plus, il semble absent de grandes zones entre la forêt atlantique du Brésil et l’Amazonie, zones où existe localement la Harpie féroce.

Harpie huppée Morphnus guianensis – SPÉCIAL


Stephanoaetus_coronatus_accipitridae

 Genre Stephanoaetus – 1 espèce

Cette espèce est unique et il est difficile de déterminer ses plus proches parents. Il est néanmoins certain qu’il ne fait pas partie de la tribu / sous-famille des harpies et qu’il est davantage apparenté à Nisaetus et Spizaetus.

C’est une espèce répandue et encore relativement commune (pour un grand aigle) en Afrique, au sud du Sahara.

* Aigle couronné Stephanoaetus coronatus


Nisaetus_alboniger_accipitridae

Genre Nisaetus – 9 espèces

Ces aigles de moyenne à grande taille étaient généralement placés dans Spizaetus, mais il est maintenant prouvé qu’ils forment un clade différent. Ce sont de vrais aigles, donc placés dans la tribu Aquilini.

Tous se rencontrent en Asie du Sud et plusieurs sont des espèces endémiques rares et menacées.

Aigle de Legge Nisaetus kelaarti – ND
Aigle des Célèbes Nisaetus lanceolatus – DEM, E (Indonésie)
* Aigle de Pinsker Nisaetus pinskeriEN DANGER, E (Philippines)
* Aigle huppé Nisaetus cirrhatus
Aigle de Florès Nisaetus floris – SP, CRIT, E (Indonésie)
Aigle des Philippines Nisaetus philippensis – SP, EN DANGER, E (Philippines)
Aigle de Wallace Nisaetus nanus – ND, VULN
Aigle montagnard Nisaetus nipalensis – ND
Aigle de Blyth Nisaetus alboniger, ND, photo ci-dessus
Aigle de Java Nisaetus bartelsi – SP, , EN DANGER, E (Indonésie)


Spizaetus_ornatus_accipitridae

Genre Spizaetus – 4 espèces

Autrefois un grand genre presque cosmopolite, Spizaetus ne regroupe aujourd’hui que 4 espèces du  Néotropical. Tous les anciens Spizaetus d’Asie sont maintenant placés dans Nisaetus et le seul africain, l’Aigle de Cassin, est en fait un Aquila. À l’inverse, l’Aigle d’Isidor avait son genre monotypique (Oroaetus), mais il est maintenant considéré comme Spizaetus.

Cette dernière espèce est rare et en voie de disparition, limitée à certaines montagnes d’Amérique du Sud, tandis que les 3 autres sont répandues et localement communes dans la plupart des régions du Néotropical.

Aigle tyran Spizaetus tyrannus – ND
Aigle noir et blanc Spizaetus melanoleucus – ND
Aigle orné Spizaetus ornatus – ND, photo ci-dessus
Aigle d’Isidor Spizaetus isidori – SP, EN DANGER


Lophotriorchis_kienerii_accipitridae

Genre Lophotriorchis – 1 espèce

Cet aigle a été parfois mis dans Hieraaetus et parfois Spizaetus (quand Nisaetus y était également inclus) mais les deux solutions sont fausses. Il est plus proche de Spizaetus que de Nizaetus, mais il est principalement lié aux six genres suivants, ce qui signifie probablement qu’il est basal de tous. La position dans un genre monotypique est maintenant largement acceptée.

Il a une aire de répartition large mais fragmentée en Asie du Sud et du Sud-Est où il est localement commun pour un aigle.

Aigle à ventre roux Lophotriorchis kienerii – ND


Polemaetus_bellicosus_accipitridae

Genre Polemaetus – 1 espèce

C’est un aigle énorme et unique en son genre, seulement vaguement apparenté aux autres espèces. Il a été classé dans son propre genre depuis très longtemps.

Il est répandu mais en déclin en Afrique, au sud du Sahara. Les causes de la diminution sont multiples, et il pourrait ne survivre bientôt que dans les plus grands parcs nationaux d’Afrique orientale et australe.

* Aigle martial Polemaetus bellicosusVULN


Lophaetus_occipitalis_acciptridae

Genre Lophaetus – 1 espèce

C’est une espèce très distincte, morphologiquement et génétiquement, à peine vaguement apparentée aux deux genres suivants.

C’est un oiseau répandu et souvent commun en Afrique, au sud du Sahara.

* Aigle huppard Lophaetus occipitalis


Ictinaetus_malaiensis_accipitridae

Genre Ictinaetus – 1 espèce

Cette espèce est sœur des “aigles tachetés” (Clanga), et donc probablement basale de ceux-ci ; il mérite clairement un genre distinct sauf si on l’incluait avec le genre précédent et les aigles tachetés, dans Aquila.

C’est une espèce répandue et relativement commune (pour un grand aigle) en Asie du Sud. Il n’est donc pas considéré comme menacé.

Aigle noir Ictinaetus malaiensis – ND


Clanga_clanga_accipitridae

Genre Clanga – 3 espèces

Ce genre était traditionnellement inclus dans Aquila mais il a été démontré qu’il était sœur de Ictinaetus et le clade formé par ces deux est sœur de Lophoaetus. Une autre option pourrait être d’inclure tous ces genres ainsi que Hieraaetus dans Aquila. La division proposée ici est désormais la classification moderne que nous suivons.

L’Aigle pomarin d’Eurasie occidentale (hivernant en Afrique) et l’Aigle lancéolé d’Asie du Sud étaient considérés comme conspécifiques. Des hybrides entre l’Aigle pomarin et l’Aigle criard (répandu en Eurasie, hivernant en Europe, en Afrique et en Asie du Sud) sont régulièrement signalés.

Aigle lancéolé Clanga hastata – ND, VULN
Aigle pomarin Clanga pomarina – ND
Aigle criard Clanga clanga – ND, VULN, photo ci-dessus


Hieraaetus_pennatus_accipitridae

Genre Hieraaetus – 5 espèces

La position de certaines espèces, en particulier l’Aigle de Wahlberg, entre Aquila et Hieraaetus a été modifiée à plusieurs reprises dans le passé. Nous savons maintenant que Hieraaetus et Aquila sont étroitement liés et que garder ces deux genres séparés implique le retrait des trois espèces de Clanga d’Aquila. Certains anciens Hieraaetus, notamment l’Aigle de Bonelli et l’Aigle fascié, se sont révélés être de véritables Aquila.

Le genre est répandu dans l’Ancien Monde, en particulier en Afrique qui accueille trois des cinq espèces.

* Aigle de Wahlberg Hieraaetus wahlbergi
Aigle d’Ayres Hieraaetus ayresii – ND
Aigle de Weiske Hieraaetus weiskei – ND
Aigle botté Hieraaetus pennatus – ND
Aigle nain Hieraaetus morphnoides – ND, E (Australie)


Aquila_verreauxi_accipitridae

Genre Aquila – 11 espèces

La classification de ce genre assez important a constamment évolué. Il est sœur de Hieraaetus et non pas de Clanga. Plusieurs espèces qui appartenaient à d’autres genres sont maintenant Aquila : l’Aigle de Cassin (ancien Spizaetus), l’Aigle d’Australie (ancien Uroaetus, monotypique), l’Aigle de Bonelli et l’Aigle fascié (tous deux anciennement des Hieraaetus).

À l’inverse, certains anciens Aquila sont désormais dans d’autres genres, notamment l’aigle de Wahlberg et les trois Clanga.

La plupart des espèces se trouvent en Afrique et en Eurasie tandis qu’une seule, l’Aigle royal, se trouve en Amérique (du Nord) et deux endémiques existent en Océanie.

* Aigle des steppes Aquila nipalensis
* Aigle ravisseur Aquila rapax
Aigle ibérique Aquila adalberti – SP
Aigle impérial Aquila heliaca – ND
Aigle royal Aquila chrysaetos – ND
Aigle de Cassin Aquila africana – ND
Aigle de Gurney Aquila gurneyi – SP
* Aigle d’Australie Aquila audax
Aigle de Verreaux Aquila verreauxii – ND, photo ci-dessus
Aigle de Bonelli Aquila fasciata – ND
Aigle fascié Aquila spilogaster – ND


Kaupifalco_monogrammicus_accipitridae

Genre Kaupifalco – 1 espèce

Il s’agit d’un genre unique en Afrique, rappelant certaines buses néotropicales comme Rupornis. Il est apparenté à l’espèce suivante et aux autours-chanteurs avec lesquels il serait probablement logique de le regrouper dans une tribu (Melieraxini), tribu séparée des “vrais” autours, Accipitrini.

Il est répandu et localement commun en Afrique, au sud du Sahara.

* Autour unibande Kaupifalco monogrammicus


Micronisus_gabar_accipitridae

Genre Micronisus – 1 espèce

Ce rapace rappelle superficiellement un “vrai” épervier ou autour (genre Accipiter) mais des études morphologiques ont montré depuis longtemps qu’il n’était pas apparenté à ces derniers mais plutôt proche du genre précédent et des autours-chanteurs. La génétique le confirme. La présence de deux formes (une grise et une noire) est originale chez les petits rapaces.

C’est une espèce discrète mais souvent commune et répandue en Afrique, au sud du Sahara.

* Autour gabar Micronisus gabar


Melierax_canorus_acciptridae

Genre Melierax – 3 espèces

Il s’agit d’un genre distinct et homogène avec une espèce (l’Autour-chanteur sombre) plus distincte et basale des autres (deux allo-espèces, anciennement conspécifiques) avec lesquelles il est localement sympatrique. Ils sont clairement liés aux deux genres précédents.

C’est un genre qui n’existe qu’en Afrique et qui est localement commun, mais la population nord-africaine est sur le bord de l’extinction.

* Autour-chanteur sombre Melierax metabates
* Autour-chanteur à ailes grises Melierax poliopterus
Autour-chanteur pâle Melierax canorus – ND, photo ci-dessus


Genre Lophospiza – 2 espèces

Ces deux espèces sont généralement incluses dans Accipiter mais elles ne sont en fait pas du tout apparentées à ce genre. Comme nous l’expliquons dans son chapitre, le genre Accipiter pourrait être complètement réorganisé en différents genres mais la plupart de ceux-ci sont quand même proches les uns des autres. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Les deux espèces de Lophospiza sont probablement beaucoup plus proches des aigles. La position ici est donc provisoire mais comme John Boyd les place déjà dans leur propre sous-famille, il semble nécessaire d’au moins les séparer dans un genre différent, en attendant une classification plus définitive.

Ce sont deux espèces d’Asie méridionale, souvent assez communes.

* Autour huppé Lophospiza trivirgata – ND, photo ci-dessus
Autour des Célèbes Lophospiza griseiceps – ND, E (Indonésie)


Genre Erythrotriorchis – 2 espèces

Ces deux autours sont clairement différents des Accipiter “habituels” en morphologie et sont acceptés depuis longtemps comme formant un genre distinct.

L’un (Autour rouge) est une espèce peu commune et en déclin du nord de l’Australie et l’autre est une espèce très peu connue de Nouvelle-Guinée.

Autour de Bürgers Erythrotriorchis buergersi – SP, E (Nouvelle-Guinée)
Autour rouge Erythrotriorchis radiatus – SP, E (Australie)


Genre Megatriorchis – 1 espèce

Comme l’Autour de Bürgers ci-dessus, cette espèce est un rapace extrêmement peu connu de la Nouvelle-Guinée. Il mérite un genre monotypique car il est différent de tous les autres à plusieurs égards.

Autour de Doria Megatriorchis doriae – SP, E (Nouvelle-Guinée)


Genre Urotriorchis – 1 espèce

Ce magnifique rapace est limité à la zone forestière de l’Afrique. Une confirmation est nécessaire, mais il est probablement plus proche des autours-chanteurs que des Accipiter.

Autour à longue queue Urotriorchis macrourus – SP


Genre Accipiter – 49 espèces

Ce genre doit être divisé en plusieurs, mais certains cas ne sont pas encore clairs, et les noms à leur donner sont également contestés. Nous conservons donc provisoirement le genre entier tel qu’il est habituellement, à l’exception de Lophospiza, mais en indiquant les genres proposés par John Boyd dont les suggestions de nouvelles classifications s’avèrent souvent exactes.

(Sous-)genre Hieraspiza – 2 espèces

Le genre Hieraspiza semble valide, mais comme on ne sait pas encore vers quels autres genres vont ses affinités, nous le gardons en Accipiter pour le moment. Il est limité aux néotropiques.

Épervier nain Hieraspiza superciliosa – ND
Épervier à collier interrompu Hieraspiza collaris – S

Accipiter_tachiro_accipitridae

(Sous-)genre Aerospiza – 3 espèces

Ces 3 autours des forêts d’Afrique semblent s’être séparés du reste du clade (les genres suivants y compris les busards) il y a environ 15 millions d’années et il est donc probablement cohérent de les mettre dans un genre à part.

Autour à flancs roux Aerospiza castanilius – SP
Autour de Toussenel Aerospiza toussenelii – ND
* Autour tachiro Accipiter tachiro – photo ci-dessus

(Sous-)genre Tachyspiza – 27 espèces

Par rapport aux autres Accipiter, les 27 espèces répertoriées ici forment un clade différent. Le nom Tachyspiza n’est cependant pas confirmé, et Leucospiza pourrait avoir la priorité.

C’est un clade répandu en Asie, en particulier au sud-est, ainsi qu’en Océanie. En Afrique, il n’y a que 3 espèces nicheuses. Cependant, les deux petites espèces listées en haut de la liste ci-dessous pourraient être basales du (sous-)genre, indiquant son origine africaine possible.

Épervier de Hartlaub Accipiter erythropus – SP
Épervier minule Accipiter minullus – ND
Épervier à queue tachetée Accipiter trinotata
Épervier du Japon Accipiter gularis – ND
Épervier besra Accipiter virgata – ND
Épervier des Célèbes Accipiter nana – SP, E (Sulawesi)
Épervier à poitrine rousse Accipiter rhodogaster – SP, E (Indonésie)
Épervier à gorge grise Accipiter erythrauchen – SP, E (Indonésie)
Épervier à collier roux Accipiter cirrocephala – ND
Épervier de Nouvelle-Bretagne Accipiter brachyura
Autour des Moluques Accipiter henicogramma
Autour australien Accipiter fasciata
Autour variable Accipiter hiogaster – ND
Autour blanc Accipiter novaehollandiae – ND, E (Australie), photo ci-dessus
* Épervier shikra Accipiter badius
Épervier à pieds courts Accipiter brevipes – ND
Épervier des Nicobar Accipiter butleri – SP, VULN, E (Nicobar)
Épervier de Horsfield Accipiter soloensis – ND
Autour à manteau noir Accipiter melanochlamys – SP, VULN, E (Nouvelle-Guinée)
Autour pie Accipiter albogularis – SP, VULN, E (Îles Salomon)
Autour à ventre blanc Accipiter haplochroa – SP, VULN, E (Nouvelle-Calédonie)
Autour des Fidji Accipiter rufitorques – SP, E (Fidji)
Épervier de Frances Accipiter francesiae – SP, VULN, E (Indonésie)
Autour bleu et gris Accipiter luteoschistacea – SP, VULN, E (Îles Bismack)
Autour imitateur Accipiter imitator – SP, VULN, E (Îles Salomon)
Autour à tête grise Accipiter poliocephala – ND
Autour de Mayr Accipiter princeps – SP, VULN, E (Nouvelle-Bretagne)

(Sous-)genre Accipiter – 9 espèces

Les “vrais” Accipiter sont d’origine africaine et ont colonisé l’Amérique assez récemment. Les 4 dernières espèces ci-dessous sont américaines mais si proches les unes aux autres qu’elles pourraient en fait être regroupées en une seule espèce polytypique.

Ils sont apparentés au (sous-)genre Astur et aux busards.

Autour à ventre gris Accipiter poliogaster – SP
Épervier de l’Ovampo Accipiter ovampensis – ND
Épervier de Madagascar Accipiter madagascariensis – SP, E (Madagascar)
* Épervier d’Europe Accipiter nisus – photo ci-dessus
Épervier menu Accipiter rufiventris – ND
Épervier brun Accipiter striatus – ND
Épervier à poitrine blanche Accipiter chionogaster – ND
Épervier à gorge rayée Accipiter ventralis – ND
Épervier à cuisses rousses Accipiter erythronemius – ND

(Sous-)genre Astur – 8 espèces

Ces puissants autours sont plus étroitement liés aux busards (Circus) qu’aux autres autours et éperviers. On les trouve presque dans le monde entier, surtout dans le Nouveau Monde.

Épervier bicolore Accipiter bicolor – ND
Épervier du Chili Accipiter chilensis – ND
Épervier de Cooper Accipiter cooperii – ND
Épervier de Cuba Accipiter gundlachi – SP, EN DANGER, E (Cuba)
Autour des palombes Accipiter gentilis – ND
Autour de Meyer Accipiter meyerianus – SPÉCIAL
Autour noir Accipiter melanoleucus – ND, photo ci-dessus
Autour de Henst Accipiter henstii – SP, E (Madagascar)


Circus_melanoleucos_accipitridae

Genre Circus – 16 espèces

Ce genre est en fait si proche de certains Accipiter qu’il devrait y être inclus ; ou alors, il faut que ce dernier soit divisé en plusieurs, comme expliqué plus haut. Cependant, morphologiquement, ils semblent très différents des éperviers et le genre parait particulièrement homogène.

Circus est cosmopolite, bien représenté sur les cinq continents.

Busard des roseaux Circus aeruginosus – ND
Busard d’Orient Circus spilonotus – ND
Busard de Nouvelle-Guinée Circus spilothorax – SP, E (Nouvelle-Guinée)
Busard de Gould Circus approximans – ND
* Busard grenouillard Circus ranivorus – ND
Busard de Maillard Circus maillardi – SP, VULN
Busard de Madagascar Circus macrosceles – SP, VULN
Busard de Buffon
Circus buffoni – ND
Busard tacheté  Circus assimilis – ND
Busard maure Circus maurus– SP, VULN
Busard Saint Martin Circus cyaneus – ND
Busard des marais Circus hudsonius – ND
Busard bariolé Circus cinereus – ND
Busard pâle Circus macrourus – ND
Busard tchoug Circus melanoleucos – ND, photo ci-dessus
Busard cendré Circus pygargus – ND


Genre Harpagus – 2 espèces

Ce petit genre semble basal de tous les genres suivants (milans, buses, pygargues) et pourrait même être basal des Accipitrinae (éperviers, busards). Il mérite dès lors sa propre tribu, voire sa sous-famille.

Il ne se rencontre que dans le Néotropical. Le Milan bidenté est commun, mais le Milan diodon est encore mystérieux, probablement un habitant rare de la forêt atlantique et d’autres zones. C’est un migrateur et paraît visiter annuellement le nord de l’Amérique du Sud sans y nicher, surtout la région guyanaise et le Venezuela.


Milan bidenté Harpagus bidentatus – ND
Milan à culottes rousses Harpagus diodon – OBJECTIF SPÉCIAL


Milvus_milvus_accipitridae

Genre Milvus – 3 espèces

Ces milans sont “sœurs” avec le genre suivant et le clade formé par ces deux est sœur avec les pygargues.

Les limites entre les espèces au sein de Milvus sont floues et mal comprises. Le Milan à bec jaune est parfois inclus dans le Milan noir, bien qu’il soit aussi éloigné de ce dernier que ne l’est le Milan royal. Le “Milan du Cap-Vert” (“fasciidauda“) n’est plus reconnu comme valide car il apparaît être un intermédiaire / hybride entre le Milan noir et le Milan royal. La sous-espèce “linaetus” du Milan noir est parfois séparée en une espèce distincte.

Le genre est répandu dans l’Ancien Monde.

Milan royal Milvus milvus – ND, photo ci-dessus
* Milan noir Milvus migrans
* Milan à bec jaune Milvus aegyptius


Haliastur_indus_accipitridae_page

Genre Haliastur – 2 espèces

Ce petit genre est étroitement apparenté aux Milvus ; la forme et le comportement sont manifestement similaires sur le terrain, mais Haliastur ne montre pas la queue échancrée typique de Milvus.

Le Milan sacré est répandu en Asie du Sud et en Océanie tandis que le Milan siffleur est limité à l’Océanie où les deux sont souvent sympatriques.

* Milan sacré Haliastur indus – photo ci-dessus
* Milan siffleur Haliastur sphenurus


Genre Haliaeetus – 4 espèces

Ce genre était traditionnellement séparé en deux : Icthyophaga pour les deux petites espèces asiatiques à tête grise (le Pygargue nain et le Pygargue à tête grise) et Haliaeetus pour le reste. Cette classification est erronée car aucun de ces deux groupes d’espèces n’est ainsi monophylétique. Soit il faut les regrouper en un seul genre, comme ici, soit nous devons restreindre Haliaeetus aux 4 espèces nordiques (les 4 premières de la liste ci-dessous).

C’est un genre presque cosmopolite mais il est absent d’Amérique du Sud.

Pygargue de Pallas Haliaeetus leucoryphus – SP, VULN
Pygargue à queue blanche Haliaeetus albicilla – ND, photo ci-dessus
Pygargue à tête blanche Haliaeetus leucocephalus – ND
Pygargue empereur Haliaeetus pelagicus – SP, VULN
* Pygargue blagre Haliaeetus leucogaster
Pygargue de Sanford Haliaeetus sanfordi – SP, VULN, E (Salomon)
* Pygargue vocifer Haliaeetus vocifer
Pygargue de Madagascar Haliaeetus vociferoides – SP, CRIT, E (Madagascar)
Pygargue nain
Haliaeetus humilis – ND
Pygargue à tête grise
Haliaeetus ichthyaetus – ND


Butastur_liventer_accipitridae

Genre Butastur – 4 espèces

Ce genre semble être basal de Buteonini (toutes les espèces d’ici à la fin de la page); voir le genre suivant pour plus de détails sur la théorie expliquant comment Buteonini est devenu principalement une tribu du Nouveau Monde.

Il est très répandu en Asie du Sud avec trois espèces différentes ; une seule existe en Afrique, indiquant que ce continent n’a donc été colonisé que récemment.

* Busautour des sauterelles Butastur rufipennis
Busautour aux yeux blancs Butastur teesa – ND
Busautour pâle Butastur liventer – ND, photo ci-dessus
* Busautour à joues grises Butastur indicus


Ictinia_plumbea_accipitridae

Genre Ictinia – 2 espèces

Il s’agit d’un genre très distinct, probablement basal pour tous les genres suivants. Il est lié au précédent de l’Ancien Monde. L’ancêtre commun des deux vivait probablement dans l’Ancien Monde, peut-être en Asie, et certains individus ont envahi l’Amérique. Butastur est le clade de ceux qui sont restés dans le Vieux Monde et Ictinia ainsi que tous les oiseaux ci-dessous sont des descendants de ceux qui ont colonisé l’Amérique. Certains sont retournés dans l’Ancien Monde beaucoup plus tard, notamment les buses Buteo.

Ictinia est largement répandu dans les Amériques depuis les États-Unis jusqu’en Argentine.

Milan du Mississippi Ictinia mississippiensis – ND
Milan bleuâtre Ictinia plumbea – ND, photo ci-dessus


Busarellus_nigricollis_accipitridae

Genre Busarellus – 1 espèce

Ce rapace est l’un des rares, avec le Balbuzard pêcheur (Pandionidae) qui a des pointes sur le dessous des doigts pour faciliter la pêche. Il est unique en son genre et juste vaguement apparenté  à l’espèce suivante.

Coïncidence ou pas, les deux ont essentiellement la même répartition depuis le Mexique jusqu’à l’Uruguay.

* Buse à tête blanche Busarellus nigricollis


Genre Geranospiza – 1 espèce

Bien qu’elle diffère beaucoup par son plumage, sa forme et son régime alimentaire, cette espèce est sœur de la précédente. Elle ressemble plus aux Polyboroides d’Afrique et peut chasser sur les troncs comme ces derniers, notamment pour se nourrir d’œufs et de poussins d’oiseaux cavicoles, mais il s’agit plutôt d’une espèce opportuniste, capable de chasser la plupart des types de vertébrés et d’invertébrés.

Il est répandu du nord du Mexique jusqu’en Uruguay.

Buse échasse Geranospiza caerulescens – ND


Rostrhamus_sociabilis_accipitridae

Genre Rostrhamus – 1 espèce

Ce genre et le suivant forment un petit clade, sœur de Geranospiza, qui fait partie de la tribu des Buteonini ; ils sont donc plutôt des «buses» que des milans.

C’est une espèce répandue en Amérique, depuis la Floride jusqu’à la province de Buenos Aires en Argentine.

* Milan des marais Rostrhamus sociabilis


Genre Helicolestes – 1 espèce

Il ressemble superficiellement à l’espèce précédente, et les deux étaient même autrefois placées dans le même genre. Ils sont tous deux spécialisés dans le même régime: les escargots du genre Pomaea. Il semble cependant qu’ils divergent depuis suffisamment longtemps pour appartenir à des genres différents .

Il s’agit d’une espèce localisée dans le nord de l’Amérique du Sud, depuis le nord de la Bolivie et le Nord-Est du Brésil et jusqu’à la zone frontalière Panama-Colombie.

Milan à long bec Helicolestes hamatus – ND


Genre Cryptoleucopteryx – 1 espèce

Cette espèce peut ressembler à une simple Buteogallus et elle a même été considérée comme une sous-espèce de la Buse ardoisée (lorsque les deux étaient incluses dans Leucopternis). Les données génétiques montrent que la Buse plombée est basale de tous les Buteogallus et a été séparée de l’ancêtre de ce genre il y a près de 10 millions d’années, suffisamment pour la placer dans un genre monotypique distinct.

C’est une espèce rare, discrète et en déclin dans les  forêts de Panama, de Colombie et d’Équateur, qui se rencontre aussi dans l’extrême nord-est du Pérou.

Buse plombée Cryptoleucopteryx plumbea – SP, VULN


Buteogallus_fam1

Genre Buteogallus – 9 espèces

Les espèces incluses dans cet important genre américain ont beaucoup changé ces dernières années. Certaines espèces anciennement classées en Leucopternis sont maintenant placées ici. Deux “anciens” aigles se sont révélés être, en fait, de très grosses buses Buteogallus : la Buse solitaire et la Buse couronnée qui étaient anciennement appelées respectivement Aigle solitaire et Aigle couronné. Ces deux espèces-sœurs formaient autrefois un genre distinct, Harpyhaliaetus.

Le genre est principalement répandu dans le Néotropical avec la Buse noire qui atteint le sud des États-Unis. Plusieurs espèces sont peu communes, certaines sont rares et menacées.

Buse ardoisée Buteogallus schistaceus – ND
Buse buson Buteogallus aequinoctialis – ND
Buse noire Buteogallus anthracinus – ND
Buse de Gundlach Buteogallus gundlachii – SP, EN DANGER, E (Cuba)
* Buse roussâtre Buteogallus meridionalis
Buse lacernulée Buteogallus lacernulatus – ND, E (Brésil)
Buse urubu Buteogallus urubitinga – ND, photo ci-dessus
Buse solitaire Buteogallus solitarius – OBJECTIF SPÉCIAL
Buse couronnée Buteogallus coronatus – SP, EN DANGER


Genre Morphnarchus – 1 espèce

Cette espèce était auparavant incluse dans Leucopternis, mais elle est très distincte en comportement et en morphologie. Des études estiment qu’elle pourrait avoir divergé du clade formé par tous les genres suivants il y a environ 8 à 11 millions d’années, ce qui est certainement suffisant pour mériter un genre monotypique.

Elle a une distribution fragmentée depuis les montagnes du Costa Rica jusqu’au nord du Pérou ; la population est petite et probablement en déclin, bien qu’elle soit encore localement commune.

Buse barrée Morphnarchus princeps – ND


Genre Rupornis – 1 espèce

La classification de la Buse à gros bec est discutée depuis longtemps; certains l’ont placée parmi les Buteo tandis que d’autres estiment qu’elle est sœur de Parabuteo. En fait, elle pourrait être sœur de tous les genres suivants, cela signifie qu’elle est basale, d’où la position que nous avons choisie ici.

C’est une espèce commune et répandue dans le néotropical, localement le rapace le plus abondant.

* Buse à gros bec Rupornis magnirostris


Genre Parabuteo – 2 espèces

Ces deux espèces très distinctes sont génétiquement assez distantes pour mériter des genres distincts (Percnohierax est disponible pour la Buse à cul-blanc). Cependant, ensemble, elles forment un genre monophylétique.

La Buse de Harris a une distribution fragmentée du sud des États-Unis au centre de l’Argentine et la Buse à cul-blanc a une distribution disjointe avec une population dans les Andes et une autre dans le sud-est de l’Amérique du Sud, principalement au Brésil. Elle est peu connue et souvent sous-observée car très discrète.

Buse de Harris Parabuteo unicinctus – ND
Buse cul-blanc Parabuteo leucorrhous – ND


Genre Geranoaetus – 3 espèces

Autrefois un genre monotypique pour la particulière Buse aguia, Geranoaetus comprend désormais deux autres buses que l’on croyait être des Buteo avant que la génétique ne montre qu’elles sont toutes les deux proches de la Buse aguia. En fait, toutes les trois sont proches de Buteo et pourraient y être incluses mais, alors, nécessairement avec les 2 genres suivants.

La Buse à queue blanche se rencontre du sud de l’Amérique du Nord jusqu’en Amérique du Sud et les deux autres sont strictement sud-américaines. Toutes sont assez fréquentes.

Buse à queue blanche Geranoaetus albicaudatus – ND
Buse tricolore Geranoaetus polyosoma – ND
Buse aguia Geranoaetus melanoleucus – ND


Genre Pseudastur – 3 espèces

Ce genre regroupe 3 espèces très proches, anciennement considérées comme Leucopternis. Il semble être basal de tous les Leucopternis et Buteo actuels. Le clade formé par ces 3 genres est sœur de Geranoaetus.

La Buse à dos gris est l’un des rapaces les plus localisés du Néotropical (il ne se trouve que dans l’ouest de l’Équateur et l’extrême nord-ouest du Pérou) ; il est très menacé. Les deux autres sont plus répandues bien que la Buse mantelée soit pratiquement endémique du Brésil.

Buse à dos gris Pseudastur occidentalis – SP, EN DANGER
Buse blanche Pseudastur albicollis – ND
Buse mantelée Pseudastur polionotus – OBJECTIF SPÉCIAL


Genre Leucopternis – 3 espèces

Ce genre ayant perdu plusieurs espèces qui se sont avérées ne pas être apparentées aux autres ou plus proches de Buteogallus (voir aussi aux paragraphes des Pseudastur et de la Cryptoleucopteryx), il ne reste que 3 petites espèces de buses étroitement apparentées. Leucopternis est sœur avec Buteo.

Il n’existe que dans le néotropical et les trois espèces sont souvent très difficiles à voir dans leurs habitats forestiers.

Buse semiplombée Leucopternis semiplumbeus – OBJECTIF SPÉCIAL
Buse à face noire Leucopternis melanops – ND, photo en haut
Buse à sourcils blancs Leucopternis kuhli – OBJECTIF SPÉCIAL


Buteo_swainsoni_fam1

Genre Buteo – 29 espèces

Les relations entre ce genre et les six précédents sont très discutées et tous pourraient même être regroupés dans Buteo. À l’inverse, la Buse grise et la Buse cendrée (anciennement regroupées en une espèce) sont assez distinctes et basales des autres Buteo. Elles ont parfois été placées dans leur propre genre (Asturina).

Les limites entre les espèces de Buteo sont tout aussi confuses, en particulier dans l’Ancien Monde. Des relations très étroites entre la plupart des espèces indiquent que l’Ancien Monde a été récemment colonisé depuis le Nouveau Monde d’où est originaire l’ancêtre commun à tous ces oiseaux.

Les Buteo sont présentes sur tous les continents sauf en Océanie ; la Buse de Ridway et la Buse du Cap-Vert sont sérieusement menacées d’extinction.

Buse grise Buteo plagiatus – ND
Buse cendrée Buteo nitidus – ND
Buse à épaulette Buteo lineatus – ND
Buse de Ridgway Buteo ridgwayi – SP, CRIT, E (Hispaniola)
Petit Buse Buteo platypterus – ND
Buse d’Hawaï Buteo solitarius – DEM, E (Hawaï)
Buse à gorge blanche Buteo albigula – ND
Buse à queue courte Buteo brachyurus – ND
Buse de Swainson Buteo swainsoni – ND, photo ci-dessus
Buse des Galapagos Buteo galapagoensis – SP, VULN, E (Galapagos)
Buse à queue barrée Buteo albonotatus – ND
Buse à queue rousse Buteo jamaicensis – ND
Buse de Patagonie Buteo ventralis – SP, VULN
Buse pattue Buteo lagopus – ND
Buse rouilleuse Buteo regalis – ND
Buse d’Archer Buteo archeri – SP, E (Somalie)
Buse d’Afrique Buteo auguralis – ND
* Buse augur Buteo augur
Buse rounoir Buteo rufofuscus – ND
* Buse variable Buteo buteo
Buse du Japon Buteo japonicus – ND
Buse de Chine Buteo hemilasius – ND
Buse de l’Himalaya Buteo burmanicus – ND
Buse du Maghreb Buteo cirtensis – ND
Buse du Cap-Vert Buteo bannermani – SP, EN DANGER, E (îles du Cap Vert)
Buse forestière Buteo trizonatus – ND, E (Afrique du Sud)
* Buse montagnarde Buteo oreophilus
Buse de Madagascar Buteo brachypterus – ND, E (Madagascar)
Buse féroce Buteo rufinus – ND
Buse de Socotra Buteo socotraensis – DEM, VULN, E (Socotra)

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2020

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