Alouette de Beesley – Chersomanes beesleyi

Espèce endémique Niveau 4**** (“mega star”) – publiée le 20 mai 2020
Publication complète – Famille des Alaudidae (alouette, cochevis…)
En anglais : Beesley’s Lark in English

Chersomanes_beesleyi_main_arusha_engikerat_tanzanie_endemiqueCette minuscule alouette à la forme très particulière est un des oiseaux les plus localisés du monde. En effet, elle ne vit que dans deux petites zones ne totalisant même pas dix kilomètres carrés, au nord d’Arusha, en Tanzanie. Contrairement à tout le reste de la région, ces deux zones ne sont pas couvertes d’arbustes et buissons épineux (notamment les acacias) mais présentent une végétation rase, telle une steppe naturelle. La raison est que la pluie n’atteint pas ces zones, car les nuages sont arrêtés par le Mont Kilimandjaro ; c’est ce qu’on appelle, en anglais “a rain-shadow”. Toute activité humaine qui changerait le milieu de ces deux petites zones non-protégées provoquerait la disparition de l’espèce, dès lors en danger critique d’extinction.

Si aucun projet de conservation national ou international n’est mis en place, c’est que le taxon est considéré comme une sous-espèce de l’Alouette éperonnée (d’Afrique australe) par Birdlife International, et donc elle n’est pas “officiellement” menacée. C’est un problème grave que nous expliquons en détail à la page du Souimanga à dos vert.

Un des villages qui couvre la région a toutefois mis un petit programme de surveillance des activités sur le site, où seuls des villageois peuvent accéder avec leur bétail ; tous les étrangers aux villages doivent avoir une autorisation et être accompagnés (par exemple par un des guides qui connait l’alouette) pour s’y rendre. Ce programme est financé par le tourisme, certes restreint, mais qui existe car l’alouette attire les “cocheurs”. Ce tourisme est la seule chance que l’alouette soit préservée à moyen terme et nous soutenons ce type de projets. Pour creuser cette idée de conservation via l’écotourisme, lisez par exemple la page sur un projet philippin qui semble relativement abouti.

Sans surprise, il y a peu d’informations disponibles sur son mode de vie. Comme les autres alouettes, elle niche sur le sol ; son nid est une dépression garnie de tiges de graminées et de déjections. Deux œufs sont pondus et les deux parents s’occupent de la reproduction, peut-être avec le support d’un ou deux aidants. Elle mange des invertébrés et certainement aussi des graines.

Taxonomie

Espèce bien distincte et monotypique, parfois classée en sous-espèce de l’Alouette éperonnée, mais la voix, la taille, le plumage et le comportement sont différents et l’isolation géographique extrême ne laisse que peu de doutes quant à son statut d’espèce à part entière.

Chersomanes_beesleyi_1fr_femelle_arusha_engikerat_tanzanie_endemique

Chersomanes_beesleyi_1fr_juvenile_arusha_engikerat_tanzanie_endemique

[Espèce Nº871 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2020

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