Apalis à collier – Apalis thoracica

Espèce complexe à reclasser – publiée le 30 mai 2021
Publication complète – Famille des Cisticolidae (prinias, couturières, érémomèles…)
En anglais : Bar-throated Apalis in English

Selon la classification provisoire retenue ici, ce petit oiseau est localement commun depuis l’extrême sud du Kenya jusqu’au sud-ouest de l’Afrique du Sud (région du Cap). Il vit dans les forêts de montagne d’Afrique orientale où les diverses populations sont isolées par le relief. En Afrique australe, il vit dans divers milieux boisés et forestiers, en montagne comme en plaine, y compris sur les dunes côtières couvertes de buissons d’Afrique du Sud. Cette diversité d’habitats est un des éléments qui laissent penser que plusieurs espèces constituent ce complexe.

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Le mode de vie est comparable à celui de notre référence, l’Apalis à gorge jaune. La nourriture et les techniques de chasse sont semblables, mais les milieux plus humides et plus denses qu’occupe l’Apalis à collier rendent cet oiseau plus difficile à voir. Lorsque les sous-bois sont denses ou dans les régions où il fréquente des habitats plus bas (comme sur les dunes sud-africaines), il chasse souvent près du sol et rappelle beaucoup la Camaroptère à dos gris par son comportement.

Le nid rappelle celui de l’Apalis à gorge jaune, ovale avec une entrée latérale située dans la partie supérieure de la “boule” et il est souvent situé plus bas dans la végétation (de 10 cm à 3 m du sol). La durée des phases de la reproduction est variable, probablement selon les sous-espèces, c’est à étudier ; l’incubation et la vie des jeunes au nid totalisent de 27 à 35 jours. On note que la femelle couve seule mais le mâle la nourrit au nid.

Cet oiseau est souvent parasité par les coucous et les indicateurs, notamment le Coucou de Klaas et le Coucou solitaire.

Taxonomie et sous-espèces

La plupart des populations sont très sédentaires et, situées en altitude, nettement séparées des autres géographiquement. Cela explique une grande diversité de sous-espèces (une vingtaine) parfois assez distinctes. Celles-ci n’ont pas suffisamment été étudiées et le passé proche laisse supposer que plusieurs de ces taxons pourraient changer de classification. Les “ex-sous-espèces” suivantes sont devenues des espèces distinctes plus ou moins récemment (elles sont toutes les trois potentiellement “sœurs” :

  • Apalis des Taita (A. fuscigularis) : endémique monts Taita (Kenya) et en danger critique d’extinction
  • Apalis noir et jaune (A. flavigularis) : endémique du Malawi et menacé
  • Apalis de Lynes (A. lynesi) : endémique au mont Namuli (Mozambique) et menacé

Parmi les 18 ou 19 sous-espèces restantes (selon les auteurs), il est plus que probable que certaines deviendront des espèces distinctes dont certaines peuvent être menacées.

Apalis à collier (A. t. murina), Lushoto, Tanzanie, août 2011
La bande noirâtre qui sépare la gorge et la poitrine est à l’origine du nom de l’espèce en français comme en anglais.
Apalis à collier (A. t. murina), Lushoto, Tanzanie, août 2011
De profil, on peut voir un peu de jaune sur les flancs. L’intensité et la répartition de ce jaune varient d’une région à l’autre.
Apalis à collier (A. t. murina), Lushoto, Tanzanie, août 2011
Le collier plus clair et les commissures jaunes indiquent un oiseau juvénile, le même individu que sur la couverture.

[Espèce Nº1246 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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6 thoughts on “Apalis à collier – Apalis thoracica

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