Ara rouge – Ara macao

Espèce de référence – publiée le 18 mars 2021
Publication complète – Famille des Psittacidae (perroquets américains et africains)
En anglais : Scarlet Macaw in English

Les aras sont des perroquets de grande taille qui vivent dans le Néotropical et celui-ci est le plus répandu de tous. Il n’est toutefois pas toujours le plus commun ; il est même menacé ou éteint dans plusieurs pays d’Amérique centrale. À l’origine, il était répandu depuis le sud du Mexique jusqu’au sud de la Bolivie. Il vit dans la forêt tropicale et des milieux adjacents tels que des boisements, des plantations, la savane et localement les mangroves. Il s’adapte assez bien à des milieux dégradés mais diminue dès qu’il subit des captures (pour les trafics) et une pression de chasse (il y a des populations locales et certaines tribus indigènes qui le tuent dans le but d’utiliser les plumes, notamment pour les fêtes traditionnelles).

Les oiseaux “trop” spectaculaires souffrent ainsi de captures et de tirs et nombreuses sont les espèces magnifiques qui ont diminué ou disparu à cause de l’homme. Celui-ci est encore commun et répandu en Amazonie et dans les régions adjacentes, expliquant son statut de “Least Concern” (préoccupation mineure) chez Birdlife International. Toutefois, en Amérique centrale, il a diminué drastiquement, surtout dans la partie nord où existe la sous-espèce à couvertures jaunes et bleues (au lieu de jaunes et vertes). Il reste quelques petites populations, désormais protégées, surtout dans le Chiapas (Mexique) entre Palenque et la frontière guatémaltèque, où la forêt de Lacandón offre encore une surface significative de milieux relativement bien protégés où il survit par centaines.

Le mode de vie est semblable à celui d’un grand perroquet. Il vit en couples unis, installant son nid (isolé ou, plus souvent, en petites colonies) dans une grande cavité naturelle d’arbre ou de palmier (il peut aussi accepter certains nichoirs). Un maximum de 4 œufs sont pondus et les deux parents couvent (un mois) et nourrissent les jeunes (trois mois).

La nourriture est strictement végétale ; elle est largement composées de fruits de bonne taille et de graines.

Taxonomie et sous-espèces

Le genre Ara est assez homogène. Il existait neuf espèces dont trois rouges, mais l’une d’elles, endémique à Cuba, a disparu (dernier individu connu tué par un chasseur en 1864) entièrement par la faute de l’homme. Les deux espèces rouges restantes (l’Ara rouge et l’Ara chloroptère, son espèce-sœur) font partie des aras les plus communs et les plus faciles à voir. Les autres Ara sont verts (quatre espèces) ou bleus et jaunes (2 espèces) et plusieurs sont en danger. La situation des Anodorhynchus, genre proche d’Ara composé de trois énormes espèces de couleur bleue, qui se rencontrent presque uniquement au Brésil, est encore plus dramatique. L’une d’elle est probablement déjà éteinte (l’Ara glauque), une autre est rarissime avec environ 1000 individus qui survivent grâce à de gros efforts de conservation (l’Ara de Lear) et quand même une qui semble plus ou moins en sécurité grâce au tourisme (l’Ara hyacinthe, le plus grand Psittacidae du monde, environ 4000 adultes).

On divise l’Ara rouge en deux sous-espèces, les deux étant illustrées sur cette page. La plus nordique, A. m. cyanopterus, est devenue très rare, mais la nominale est encore commune.

Ara rouge (A. m. cyanopterus), Palenque (Chiapas), Mexique , mars 2021
Il s’agit d’un énorme Psittacidae rouge avec une longue queue, du jaune sur les couvertures (qui le distingue de l’espèce la plus semblable, l’Ara chloroptère), la face blanchâtre à rosée et le bec bigarré.
Ara rouge (A. m. cyanopterus), Palenque (Chiapas), Mexique , mars 2021
Beaucoup de photos disponibles en ligne montrent des oiseaux captifs, en semi-liberté, férals ou habitués au nourrissage. Les observations d’aras dans leur milieu naturel (comme ici) peuvent être très difficiles.
Ara rouge (A. m. cyanopterus), Palenque (Chiapas), Mexique, mars 2021
Le bec très gros et les pattes puissantes permettent de consommer presque tous les fruits qui existent, y compris s’il y a une coque à briser.
Ara rouge (A. m. macao), Manaus, Brésil, mars 2009
L’aile de la sous-espèce nominale est quadricolore, avec du vert sur le bout des couvertures jaunes. C’est la principale différence avec la rare sous-espèce nordique illustrée sur les trois photos précédentes.

 [Espèce Nº1173 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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