Ariane béryl – Amazilia beryllina

 Espèce simple – publiée le 25 avril 2021
Publication complète – Famille des Trochilidae (colibris)
En anglais : Berylline Hummingbird in English

Ce colibri est principalement répandu au Mexique et vit dans trois autres pays bien plus petits : le Honduras, le Guatemala et le Salvador. Il est très rarement vu dans le sud-ouest des États-Unis. Il est répandu depuis le niveau de la mer jusqu’en haute montagne, mais les meilleures densités existent entre 500 et 1800 mètres, notamment dans les forêts de chênes et de pins, les plantations, les boisements d’épineux, les milieux ouverts parsemés d’arbres et de buissons, la lisière de la forêt tropicale et les plus grands jardins.

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Le comportement de ce colibri est classique et rappelle donc celui de notre référence, le Colibri cyanote. Il mange du nectar et des insectes, comme tous les colibris, et le mâle se contente de féconder des femelles qui s’occupent seules de leurs deux jeunes, de leur nid et de leur territoire. Les détails spécifiques sont très peu connus. On sait simplement que les jeunes s’envolent à trois semaines environ.

Taxonomie et sous-espèces

Cette espèce fait partie de la dizaine d’arianes du genre Amazilia qui sont parfois séparées dans le genre Saucerottia. Au sein de ce groupe, elle est sœur avec l’Ariane à queue bleue qui vit dans les mêmes pays, mais plus au sud.

On la divise en cinq sous-espèces qui diffèrent les unes des autres en plusieurs petits détails de plumage : roux plus ou moins cuivré, vert plus ou moins intense, étendue du gris du ventre plus ou moins grande, etc. C’est la sous-espèce nominale qui illustre cette page.

Ariane béryl, Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
La couleur la plus vive est à chercher sur la gorge du mâle, mais celle-ci n’apparaît que de face. On devine ici aussi deux critères importants de l’espèce : une large zone rousse dans l’aile, et la queue également rousse..
Ariane béryl, Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
Le dimorphisme sexuel est très léger, avec le ventre gris plutôt étendu et du clair sur la poitrine et la gorge, il pourrait s’agit d’une femelle adulte.
Ariane béryl, Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
De profil, on voit mieux le roux de la queue et des ailes mais le vert brillant disparaît. Les nombreux traits gris sur le menton confirment ici une femelle. Le mâle a la mandibule inférieure d’un rose ou rouge plus vif.
Ariane béryl, Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
Les pattes des colibris sont minuscules, rappelant leur proximité avec les martinets. Ces dernières s’appelle ·”Apodidae“, que l’on pourrait franciser en “apode”, sans pied. Du grec ancien, ἄπουç ou “ápous”, on a créé le genre “Apus” (comme le Martinet noir) dont est issu le nom de cette famille.
Ariane béryl, Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
Sur les parties supérieures et le cou, les plumes vertes sont fraîches et les autres sont très ternes et usées : cet oiseau effectue sa mue post-juvénile.

 [Espèce Nº1211 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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2 thoughts on “Ariane béryl – Amazilia beryllina

  1. Légèrement plus terne en couleur que les autres colibris. Mais le vert irisé de la gorge et le roux de la queue permettent sans doute de le différencier des autres colibris.

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