Bateleur des savanes – Terathopius ecaudatus

Espèce vedette – publiée le 06 juillet 2018
Publication complète – famille des Accipitridae (buses, aigles, éperviers, etc.)
En anglais: Bateleur in English

Terathopius_ecaudatus_mainCe rapace unique en son genre est répandu depuis le sud de la Mauritanie jusque dans le sud-ouest de la péninsule arabique et l’est de l’Afrique du Sud. Il est toutefois absent de la zone forestière d’Afrique centrale et des déserts du sud-ouest du continent. Il est emblématique des grandes savanes où il semble souvent omniprésent alors, qu’en réalité, les densités sont faibles. C’est un oiseau très visible, donc souvent sur-estimé mais, malheureusement, il est en diminution.

C’est un des rares oiseaux qui n’atteint l’âge adulte qu’après environ 7 ans. Le plumage évolue très progressivement et, sur base de ce chiffre, on peut estimer approximativement l’âge d’un immature. Il y a toutefois peu d’informations disponibles sur les successions précises des mues. La lenteur de ce processus s’expliquent notamment par le nombre élevé de plumes. En effet, avec entre 23 à 25 rémiges secondaires, il bat des records pour la famille des Accipitridae, à égalité avec les plus grands vautours. Parmi les rapaces, seul l’énorme Condor des Andes fait un peu plus.

C’est un excellent chasseur qui est opportuniste dans son comportement. Il est souvent le premier sur une charogne et peut chasser des oiseaux jusqu’à la taille d’une petite outarde et même un grand-duc, et des mammifères jusqu’à la taille d’une petite antilope. Il consomme des invertébrés et peut se rassembler par dizaines lors d’une émergence de termites. Il lui arrive de pêcher un poisson et même d’ingurgiter des crabes. Sa technique de chasse, qui le rend très visible pour les observateurs, et de voler calmement à environ 50 mètres d’altitude en traçant des trajectoires en zig-zag et effectuant des allers-retours : cela donne l’impression “qu’il y en a partout”. Il ne pique pas en ligne droite mais préfère une approche circulaire qui trompe la proie.

Le nid est très grand (jusqu’à 150 cm de diamètre et 80 cm d’épaisseur), fait en branches et en feuilles, qui demande près d’un mois et demi de construction. L’unique œuf est couvé par les deux parents durant deux mois. Le jeune évolue de façon variable, s’emplumant en minimum trois mois mais parfois seulement en plus de six mois !

Taxonomie

C’est une espèce monotypique qui appartient à un genre monospécifique qui est inclus à une sous-famille des Accipitridae qui comprend les circaètes, les serpentaires et l’Aigle (ou pithécophage) des Philippines. Il ne ressemble à rien d’autre !

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[Espèce Nº187 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2019

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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