Bécasseau variable – Calidris alpina 

Espèce commune – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Scolopacidae (chevaliers, bécassines, courlis…) – Dunlin in English
Première publication : 07 novembre 2021 – Dernière mise à jour : 07 novembre 2021

Ce bécasseau de taille moyenne est un des plus souvent observés dans l’hémisphère nord, et un des mieux étudiés. Il n’est pas strictement côtier en hivernage et en migration et se rencontre ainsi bien plus souvent dans des lieux habités, y compris dans des parcs urbains, que n’importe quel autre Calidris. Les oiseaux sont souvent variables, mais celui-ci l’est particulièrement. D’une part, il a de très nombreux plumages différents et une variabilité significative de forme (en particulier du bec). D’autre part, il y a plus de sous-espèces que presque tous les autres limicoles ! Tout cela explique que c’est un sujet passionnant pour les observateurs pointus en identification.

Il est particulièrement répandu comme nicheur dans le nord du Paléarctique (depuis le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni jusqu’aux îles Kouriles et au détroit de Béring) et du Néarctique (Alaska et Canada). Sa migration est relativement courte pour un bécasseau et il ne traverse presque jamais l’équateur. Il hiverne jusqu’au Mexique, au lac Tchad, en Inde et au Vietnam.

Il préfère les milieux humides et ouverts pour se reproduire : toundra, petits étangs et abords de ruisseaux dans les landes, prairies humides, tourbières peu boisées, etc. En hivernage, on le trouve dans les marais salants, les vasières, sur les plages, les berges de lacs et d’étangs, etc.

Sa nourriture est très habituelle pour un Scolopacidae. Avec son long bec, il farfouille dans la vase, la boue, l’humus, le sable et l’eau peu profonde pour ingérer des invertébrés. Il y ajoute occasionnellement quelques parties de plantes aquatiques et un petit poisson.

La reproduction se fait en couples assez fidèles et territoriaux, ce qui est plutôt original pour un Scolopacidae. La femelle pond dans une petite dépression que le mâle a grattée dans le sol. Quelques feuilles et de l’herbe sont placées dans le fond de la dépression et il semble que ce soit le travail de la femelle. Une particularité européenne : sur ce continent, les nids sont souvent situés à proximité d’un nid de Pluvier doré. Ce dernier est très agressif envers les prédateurs et éloigne donc ces derniers de son nid et du Bécasseau variable par la même occasion.

Ce sont généralement quatre œufs qui sont couvés par les deux parents durant trois semaines, parfois un peu plus. Les jeunes sont nidifuges et sortent du nid après quelques heures. Les parents les guident vers les endroits où les insectes sont abondants ; les petits sont tout de suite capables de manger par eux-mêmes !

Taxonomie et sous-espèces

Ce bécasseau forme un clade avec deux allo-espèces côtières qui migrent sur une courte distance : le Bécasseau des Aléoutiennes (nord Pacifique, détroit de Béring) et le Bécasseau violet (nord Atlantique, détroit de Davis, Arctique).

De nombreuses sous-espèces ont été décrites, et une dizaine sont généralement reconnues. Les différences entre-elles sont nombreuses, mais légères et clinales. Il y a toutefois certaines sous-espèces nettement isolées d’autres : C. a. hudonia diverge des autres depuis 223.000 ans.

Les différences portent sur la longueur du bec, la couleur du manteau (roux à gris-brun), la tache ventrale (plus ou moins étendue), les taches de la poitrine et des flancs (de denses à quasi absentes), etc.

Bécasseau variable, Le Teich (Gironde), France, octobre 2012
Les oiseaux internuptiaux sont gris et ternes. Il y a peu de critères d’identification au niveau du plumage ; il faut noter le bec très légèrement courbé et les projections primaires courtes.
Bécasseau variable, Mantes-la-Jolie, France, mars 2015
Les petites taches noires sur le ventre, comme une ébauche de la plage ventrale du plumage nuptial, est un signe qui permet d’identifier l’espèce, notamment par rapport aux Bécasseaux sanderling et cocorli qui sont de format similaire.
Bécasseau variable, Leamington (Ontario), Canada, mai 2008
L’adulte nuptial est un des limicoles les plus faciles à identifier ; la plage ventrale noire est unique !
Bécasseau variable, Leamington (Ontario), Canada, mai 2008
Ce bécasseau se nourrit comme la plupart des Scolopacidae ; il enfonce son bec dans l’eau ou dans la vase pour attraper des invertébrés qu’il détecte au touché et qu’il ne voit pas. Le bec est un organe sensible.
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[Espèce Nº1407 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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4 thoughts on “Bécasseau variable – Calidris alpina 

  1. Tout beau , ce Becasseau variable !
    Joli duo bigarré/blanc du plumage ,..
    Sur certaines images , le roux du plumage des ailes rend la couleur plus lumineuse ;..

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