Bondrée apivore – Pernis apivorus

Espèce simple – publiée le 14 juin 2018
Publication complètefamille des Accipitridae (buses, aigles, éperviers, etc.)
En anglais : European Honey-Buzzard in English

Ce rapace est un des plus communs d’Europe où c’est un nicheur répandu. Dans l’est de sa répartition, il atteint l’extrême ouest de la Mongolie (où il cohabite marginalement avec la Bondrée orientale) et le nord de l’Iran. C’est un grand migrateur dont la population mondiale hiverne entièrement en Afrique, au sud du Sahara.

C’est un oiseau forestier qui dépend d’une zone tranquille et de ressource en nourriture. Il apprécie les conifères dans lesquels il peut faire son nid, mais peut s’en passer et utiliser des feuillus. Son régime est original pour un rapace, mais typique des Pernis : il est principalement constitué de guêpes et de frelons. D’autres invertébrés et, très occasionnellement, l’un ou l’autre vertébré peut faire partie du régime (les plus grosses proies sont de la taille d’un lapin ou d’un pigeon).

La méthode de chasse est assez élaborée. Les bondrées peuvent suivre des guêpes ou des frelons sur de longues distances (au moins 8 km) et se poster bien cachées, à l’affût une fois la zone du nid atteinte. Elle observe alors, des heures durant s’il le faut, pour déterminer l’emplacement exact du nid. S’il est dans un arbre, elle retire un gros morceau ou carrément le nid en entier ; s’il est dans le sol, elle creuse pour le déterrer. Elle mange ensuite les larves et les adultes.

Le nid est une plateforme faite de branches, classique pour un Accipitridae (voir une illustration du nid du Milan à bec jaune, par exemple), et décorée de feuilles vertes. Les adultes ajoutent des branches et des feuilles durant toute la nidification pour l’entretenir. Les deux œufs sont couvés un mois par les deux parents mais plus souvent par la femelle. Les deux jeunes survivent souvent et s’envolent à six semaines environ.

La Bondrée apivore est passionnante sur plusieurs aspects. En plus de sa technique de chasse aux hyménoptères, elle est connue pour se concentrer sur des points de passage particulier car elle évite la mer à tout prix. Elle dépend des ascendances thermiques pour voyager. C’est ainsi que des totaux extraordinaires sont parfois dénombrés : plus de 850.000 individus ont ainsi été comptés à Eilat (Israël) au printemps 1985.

Un autre aspect intéressant est le mimétisme avec certains rapaces africains. En effet, pour leur sécurité et éviter d’attirer les prédateurs, le plumage des jeunes bondrées, qui passent toute leur deuxième année en Afrique (elles ne reviennent qu’une fois adultes, en 3cy, pour nicher) rappelle différents rapaces locaux. Voyez par exemple la similitude entre les jeunes Bondrées apivores “brunes” (le plumage le plus habituel) et le jeune Gymnogène d’Afrique.

Taxonomie

C’est une espèce monotypique proche de la Bondrée orientale. Malgré leur ressemblance, leur statut d’espèces distinctes est désormais admis par tous les experts.

Identification

Un article traitant de la longueur de la queue des oiseaux en vol, qui explique l’identification de la Bondrée apivore, surtout en comparaison avec la Buse variable, est disponible ici.

[Espèce Nº165 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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