Chevalier aboyeur – Tringa nebularia

Espèce de référence – publiée le 21 décembre 2018
Publication complète – famille des Scolopacidae (chevaliers, bécassines, courlis,…)
En anglais : Common Greenshank in English

Tringa_nebularia_mainCe chevalier est fréquemment observé presque partout dans l’ancien monde, et peut donc servir facilement de référence visuelle pour l’identification des limicoles. C’est un des plus grands Tringa, le plus grand dans la majeure partie de sa répartition, et il sert donc aussi de point de comparaison pour la taille. Il est relativement peu farouche dans les régions où il n’est pas persécuté. Malheureusement, c’est une espèce “chassable” en France, pays où ce chevalier a bien raison d’être farouche. 

Illustration de la Formation Ornitho : référence comportementale

Comme la plupart des chevaliers, il se reproduit dans le nord et le grand nord, et hiverne dans des régions tempérées et tropicales. Il vit dans les clairières de la taïga, ainsi qu’autour de différents types de marécages et tourbières depuis l’Écosse et la Scandinavie à l’Ouest jusqu’en Sibérie orientale dont le Kamchatka à l’est. Il place ses œufs au sol dans un vague nid préparé par le mâle : celui-ci dépose, dans une légère dépression du sol, divers matériaux végétaux comme des feuilles et tiges ainsi que quelques plumes. Les 4 œufs (en moyenne) sont surtout couvés (environ 25 jours) par la femelle, en particulier lorsque le mâle a deux femelles, ce qui est fréquent. Les jeunes peuvent voler environ un mois après la naissance. Un des adultes, souvent la femelle, quitte le territoire avant la fin de la nidification. Ce sont ces individus qui, le plus souvent, sont observés en migration très tôt dans la saison, souvent en plein été.

L’hivernage est très vaste depuis l’Angleterre, l’Afrique de l’ouest et l’Afrique du Sud jusqu’en Nouvelle-Zélande via l’Irak et le sud de la Chine. Il fréquent les milieux humides comme les étangs, les marais, les côtes, les mangroves, les prairies inondées, etc. Il apprécie même des structures artificielles comme les exploitations salines, rizières, barrages et bassins de décantations.

Il se nourrit surtout d’invertébrés trouvés dans l’eau, dans la vase, dans la boue et dans le sable. Plus rarement, il peut capturer des petits poissons et petits amphibiens. Exceptionnellement, il a été vu consommant un rongeur. Il se nourrit de jour comme de nuit, seul ou en groupe.

Taxonomie

Un léger cline d’oiseaux plus petits à l’ouest et plus grand à l’est ne justifie pas une division en sous-espèces. Cet oiseau est bien distinct génétiquement des autres espèces, la plus proche étant possiblement le Grand Chevalier, son “équivalent” américain.

Tringa_nebularia_5fr
Tringa_nebularia_1fr
Tringa_nebularia_2fr
Tringa_nebularia_3fr
Tringa_nebularia_4fr
Tringa_nebularia_6fr

[Espèce Nº355 du projet d’encyclopédie holistique]

spprevious
spsuivante
sommaire

Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2019

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

Untitled 2

2 thoughts on “Chevalier aboyeur – Tringa nebularia

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s