Chevalier guignette – Actitis hypoleucos

Espèce commune – Page de référence – Disponible pour sponsoring
Famille Scolopacidae (chevaliers, bécassines…) – Common Sandpiper in English
Première publication : 10 juillet 2019 – Dernière mise à jour : 19 septembre 2022

Actitis_hypoleucos_main.JPGCe petit limicole est un des oiseaux les plus répandus de la famille. En effet, il se reproduit abondamment depuis les îles Britanniques jusqu’en Sibérie orientale et hiverne tout aussi abondamment depuis les îles de l’Atlantique nord (la Macaronésie) jusque dans le Pacifique sud via l’Afrique, l’Asie méridionale et l’Océanie.

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Son nom “chevalier commun” en anglais est parfaitement valable dans tout l’Ancien Monde alors que côté américain, il est remplacé par son espèce-sœur, le Chevalier grivelé. Ces deux-là sont les seuls représentants du genre Actitis, à l’aspect assez différent des chevaliers, dirions-nous les “vrais”, du genre Tringa.

Comparés à ces derniers tels que le Chevalier aboyeur ou le Chevalier sylvain, les Actitis sont plus rondelets, n’ont pas de blanc sur le dos ni les sus-caudales, ils ont une barre alaire, les pattes plus courtes et une façon de voler très différente.

Il niche souvent dans une simple dépression entre des galets. Faute de galets, il peut aménager son nid sur un îlot herbeux, dans un terrier de lapin ou, plus rarement, sous un buisson ou dans un arbre. Comme chez beaucoup de Scolopacidae, la femelle est relativement “fainéante” : elle prend parfois deux mâles et délaisse le territoire avant même que les jeunes aient quitté le nid ; c’est le mâle ou les mâles qui finissent la nidification. Elle participe toutefois à l’incubation (trois semaines) des trois à cinq œufs et à nourrir les jeunes tant qu’elle est présente, jeunes qui s’emplument complètement en plus de trois semaines bien qu’ils soient déjà capables de voleter à deux semaines.

Comme beaucoup de limicoles, il pique sa nourriture (insectes et larves, mollusques, crustacés, rarement un petit amphibien et de l’herbe) au sol, dans l’eau peu profonde ou dans la vase.

C’est un grand migrateur qui est capable de voler 4000 km d’une traite !

Il se porte très bien et la population mondiale doit se chiffrer en nombreux millions. Rien que la Scandinavie accueille plus de 800.000 couples et les estimations parlent de 2 millions d’hivernants en Afrique, voire plus.

Taxonomie

Le genre Actitis, assez proche des genres Tringa et Xenus (le Chevalier bargette), est composé de deux espèces monotypiques (Chevalier grivelé et Chevalier guignette) qui méritent un traitement en une super-espèce, vu leur proximité génétique. Elles s’hybrident occasionnellement, au moins en Écosse.

Chevalier guignette, Kasese, Ouganda, février 2014
En hivernage sur le continent africain, on voit souvent ce petit chevalier sur les animaux sauvages. Ils les utilise comme perchoir (un hippopotame semble lui convenir autant qu’un rocher !) et il lui arrive d’ingurgiter un insecte parasite du pelage (voyez-le posé sur un buffle plus haut, également à Kasese.
Chevalier guignette, Ormoc, Leyte, Philippines, janvier 2018
Cet oiseau vole souvent très bas, au ras de l’eau, ce qui implique qu’on voit souvent les parties supérieures. Le voir de dessous permet de découvrir un pattern d’aile original, assez compliqué, avec des bandes blanches, grises et une barre noirâtre sur les couvertures moyennes, typique.
Chevalier guignette, Pangani, Tanzanie, août 2010
Les marques claires sur toutes les couvertures (y compris les petites) et les points clairs sur les tertiaires indiquent un jeune oiseau (1cy). Notez aussi le gris de la poitrine limité aux côtés alors que l’adulte a plutôt une bande pectorale complète ou, au moins, plus large.
Chevalier guignette, Pangani, Tanzanie, août 2010
L’absence de marque claire sur les ailes et les tertiaires indique ici un plumage adulte nuptial usé ; comparez avec l’oiseau ci-dessus. L’identification de l’espèce reste évidente tant que la queue dépasse du bout des ailes. Cliquez ici pour étudier ce critère en détail.
Chevalier guignette, Abou Dhabi, Émirats Arabes Unis, mars 2015
S’il occupe plus d’habitats différents que la plupart des autres limicoles lors de sa migration et en hivernage, on peut aussi voir le Chevalier guignette chercher sa nourriture dans la vase “comme les autres”.
Chevalier guignette, Ormoc, Leyte, Philippines, février 2018
En vol, il a une barre alaire qui le distingue de tous les Tringa. Les sous-caudales uniformes avec le manteau et le dos ainsi que la queue dans la continuité, mais longue avec les contours blancs, permettent une séparation facile par rapport aux bécasseaux.
Cliquez ici pour étudier l’identification, notamment en comparaison avec le Chevalier grivelé

Pour en savoir plus :

Noms conseillés par l’Encyclopédie Holistique dans 6 langues choisies :

  • Espagnol : Andarríos chico
  • Portugais : Maçarico-das-rochas
  • Allemand : Flußuferläufer
  • Néerlandais : Oeverloper
  • Italien : Piro piro piccolo
  • Russe : Перевозчик
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[Espèce Nº556 du projet d’encyclopédie holistique]

spprevious
Veuve dominicaine
spsuivante
 Chevalier sylvain 
sommaire

Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2019 – 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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4 thoughts on “Chevalier guignette – Actitis hypoleucos

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