Cossyphe à poitrine blanche – Chamaetylas fuelleborni

Espèce vedette – publiée le 14 septembre 2019
Publication complète – famille des Muscicapidae (rossignols, traquets, gobemouches…)
En anglais : White-chested Alethe in English

Chamaetylas_fuelleborni_main.JPGCet oiseau mérite toute notre attention. S’il est présent dans quatre pays, les seules populations décentes sont à chercher dans quelques forêts de montagne tanzaniennes. En effet, au Malawi et en Zambie, ce sont des oiseaux extrêmement localisés, et sa zone de répartition, au Mozambique, est en train d’être détruite pour l’exploitation du bois et du charbon de bois (exporté en Afrique du Sud et en Europe pour les barbecues ou “braai”). De plus, il est d’une discrétion exceptionnelle et c’est donc très difficile de suivre l’évolution des populations.  

Comme certains Turdidae ainsi que les “vrais” cossyphes (genre Cossypha), il chasse surtout au sol. En plus des fourmis dont il est, en quelque sorte, spécialiste, il mange d’autres invertébrés : araignées, escargots, limaces, scolopendres, lombrics et insectes divers. Il va jusqu’à ingurgiter des petits amphibiens, si l’occasion se présente, et ne dédaigne pas quelques baies. Plus occasionnellement, il peut scanner les branches et les feuilles, à la manière des fauvettes.

Le nid en forme de bol est fait en mousse, petites racines, feuilles mortes et lichens, dans la partie basse de la forêt. Il est fixé dans une fourche de branches ou un enchevêtrement de lianes. La femelle y pond deux ou trois œufs. Les autres détails ne sont pas tous connus. Il semble que la présence dans le territoire (d’environ 1,5 ha) d’une fourmilière active soit nécessaire et que ce soit un facteur limitant qui pourrait empêcher les couples de nicher chaque année.

Taxonomie

Anciennement classé dans le genre Alethe, expliquant son nom anglais ainsi que son ancien nom français (“Alèthe à poitrine blanche”), il a ensuite été classé dans le genre Pseudalethe lorsqu’on a découvert son éloignement avec les vrais alèthes. Toutefois, ce genre n’est pas valide, il est ce qu’on appelle un “synonyme junior” du genre Chamaetylas : il sert à désigner le même taxon, mais sa date de première publication est plus récente.

Le nom français “cossyphe” est sans doute discutable, mais il rappelle que ce genre est plus proche des Cossypha que d’autres Muscicapidae.

L’espèce est monotypique, et ses plus proches parents sont les Cossyphes du Cholo (rare, au Malawi et au Mozambique ) et à poitrine brune (commun et plus visible, dans les forêts équatoriales).

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Chamaetylas_fuelleborni_2fr.jpg

[Espèce Nº622 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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