Coucou koël – Eudynamys scolopaceus

Espèce complexe à reclasser – publiée le 26 août 2019
Publication complètefamille des Cuculidae (Coucous, coucals, anis…)
En anglais : Asian Koel in English

Eudynamys_scolopaceus_main.JPGUne vingtaine de taxons répartis entre le Pakistan et les îles Salomon via la Sri Lanka, la Chine et l’Australie, ont une certaine uniformité en termes vocalisation ainsi qu’au niveau du plumage du mâle qui est tout noir avec des reflets bleutés ou verdâtres. Le plumage des femelles est, par contre, très variable, et les espèces parasitées, d’une région à l’autre, également. Le bec des mâles varient de jaune à noir. Cet ensemble pourrait, en fait, constituer au moins quatre espèces différentes. La compréhension des détails respectifs en est à ses balbutiements. 

La reproduction parasite des coucous est décrite en détail sur la page du Coucou didric. Le Coucou koel est localement un spécialiste des Corvidae (notamment en Inde) et pond le plus souvent ses œufs dans les nids d’espèces telles que le Corbeau familier, le Corbeau à gros bec et même (plus rarement) la Pie bavarde. Dans d’autres régions (et occasionnellement en Inde aussi), il utilise des nids de loriots, d’étourneaux, de martins, de cratéropes et d’autres passereaux assez grands. En Australie, sous réserve qu’il s’agisse de la même espèce, il parasite aussi les polochions (genre Philemon), les langrayens (Artamus) et d’autres gros passereaux comme les échenilleurs et la Gralline pie. L’œuf éclos après deux semaines, et le jeune est nourris par la parents adoptifs durant environ trois semaines au nid et encore trois semaines hors du nid. Le pullus n’expulse pas les autres jeunes, mais comme il grandit plus vite, les chances de survie des pulli légitimes sont plus faibles.

Ce coucou est principalement frugivore ; il mange aussi des insectes et du nectar. La femelle avale volontiers des œufs lorsqu’elle s’attaque à des nids pour y pondre son propre œuf.

Taxonomie et sous-espèces

Le genre Eudynamys est assez distinct des autres genres. Les taxons qui composent ce genre, par contre, sont très proches les uns des autres. Il n’y a pas encore de classification satisfaisante. Selon les auteurs, il y a une à quatre espèces. Le plumage des femelles varie assez bien d’une région à l’autre alors que le mâle est plus stéréotypés, mais ses proportions peuvent varier, la taille, la longueur du bec…

Il y a aussi des variations régionales d’espèces parasitées. Il ne semble pas encore y avoir d’études qui décrit les corrélations entre les taxons et le choix des hôtes. Une telle étude permettrait d’affiner nos connaissances et mettre en place une classification plus réaliste.

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[Espèce Nº603 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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