Crave à bec rouge – Pyrrhocorax pyrrhocorax

Espèce vedette – publiée le 1er juillet 2019
Publication complète – famille des Corvidae (corbeaux, pies, geais…)
En anglais: Red-billed Chough in English

Pyrrhocorax_pyrrhocorax_main.JPGCe petit Corvidae est passionnant à plus d’un titre, mais il est aussi sensible et localement menacé dans plusieurs pays européens. Il a même disparu d’Autriche alors que les populations de Suisse et de France sont minuscules. Il y a de mystérieuses populations à l’île de La Palma et en Éthiopie. Il est aussi présent dans une grande partie de l’Asie où il se porte bien mieux qu’en Europe.

Sa présence à La Palma est un mystère. On aurait pu penser à une colonisation directe depuis l’Afrique du Nord, mais son absence des autres îles Canaries semble rendre ce scénario improbable. Assez récemment, on a trouvé des fossiles de Crave à bec rouge sur d’autres îles Canaries, ce qui impliquerait que la population actuelle ne serait que relique ! Il a aussi été suggéré qu’il s’agit d’une introduction artificielle. Finalement, une théorie semble avoir la faveur de certains chercheurs : les “palmeros” auraient pris, dans le passé, l’habitude de garder le Crave à bec rouge comme animal de compagnie ; des conditions météorologiques défavorables auraient éteint l’espèce sur les différentes îles où il existait mais des individus captifs, protégés par l’homme, ont survécu et auraient créé une population férale…

La population éthiopienne est mal connue et sa présence aussi loin du reste de la répartition pose question également. Il a été envisagé qu’il s’agisse en fait d’une espèce à part, mais aucune étude précise ne permet d’avoir une réponse à cette question légitime.

Cet oiseau est principalement insectivore mais consomme aussi des fruits et graines (notamment les pignons de Pin des Canaries à La Palma), des  petits vertébrés, des œufs, etc. On le voit souvent dans les prairies et alpages, marchant sur le sol, picorant sa nourriture, souvent des insectes terrestres.

Si sa nidification rappelle celle de la Corneille noire (sur la durée des différentes phases, la femelle qui construit et couve, etc.), il est plutôt cavicole et utilise une crevasse dans une falaise, une plateforme dans une grotte, une cheminée naturelle ou même une cavité qu’il creuse dans une berge meuble. Plus récemment, on l’a vu s’adapter aux constructions humaines, tel un Choucas des tours.

C’est un oiseau de falaise, qui peut vivre en haute montagne mais tout aussi bien au niveau de la mer, y compris sur les falaises côtières.

Taxonomie et sous-espèces

Il n’y a pas moins de 8 sous-espèces qui sont reconnues, mais leurs différences sont mineures. Il s’agit principalement des reflets du plumage, plus bleutés, plus pourprés ou plus verdâtres, ainsi que la longueur du bec.

La seule autre espèce du genre, donc nécessairement la plus proche, est le Chocard à bec jaune.

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[Espèce Nº547 du projet d’encyclopédie holistique]

Photos et textes © Valéry Schollaert 2019

Liste des autres espèces illustrées: taxonomique – jour par jour

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