Émeu d’Australie – Dromaius novaehollandiae

Espèce vedette – publiée le 25 août 2019
Publication complète – Famille des Casuariidae (emeu et casoars)
En anglais : Common Emu in English

Dromaius_novaehollandiae_main.JPGCet oiseau assez répandu en Australie est, en quelque sorte, l’autruche d’Océanie. Son mode de vie et sa forme rappelle, en effet, les grands oiseaux aptères africains, mais il est génétiquement plus proche des casoars. Il n’existe plus qu’en Australie où il se porte relativement bien pour l’instant. Il existait sur diverses îles satellites (certaines de ces populations étant considérées comme sous-espèces, d’autres comme espèces distinctes selon les auteurs), mais toutes ont disparu suite à l’action de l’homme.

Cet oiseau est un des plus gros, pouvant dépasser les 50 kilos et atteindre près de 2 mètres de long. Il ne vole pas et se reproduit dans les prairies pas trop sèches à travers l’est et l’ouest de l’Australie. Il peut entrer dans les boisements pour se nourrir mais évite la forêt et les zones trop arides. La présence de buissons ne le dérange pas ; au contraire, il installe souvent son nid à proximité d’un buisson, d’un arbre ou d’un arbuste. Lorsqu’il n’est pas chassé, il peut être extrêmement familier ; cela assure sa survie pour l’instant.

Le nid est construit par le mâle dans une dépression du sol. Il y place des brindilles, des feuilles et divers graminées. La femelle y pond une douzaine d’œufs (parfois jusqu’à 25) que le mâle couve seul durant 56 jours. La femelle peut parfois aller voir d’autres mâles et ainsi pondre dans deux ou trois nids par saison. Les petits quittent le nid à moins d’une semaine et restent avec leur père environ 5 mois. Le mâle peut accepter d’autres jeunes dans la troupe (par exemple des petits ayant perdu leur père) à condition que ceux-ci ne soient pas plus grands que sa propre progéniture.

Ces oiseaux mangent beaucoup de bourgeons, de fruits et de graines, ainsi que des arthropodes, notamment des araignées, des milles-pattes et des cafards.

Le sort de la population de l’île de Tasmanie illustre bien que l’action de l’homme a provoqué des disparitions bien avant l’industrialisation et l’ultra-libéralisme que certains estiment être les seuls ennemis de la biodiversité. En effet, c’est l’utilisation des prairies naturelles pour pratiquer l’élevage du bétail et la chasse qui a fait disparaître ce taxon endémique D. (n.) dienemensis en 1845. Encore une disparition due au comportement zoophage de notre espèce, Homo sapiens.

Taxonomie

Divers taxons ont été décrits, soit comme espèces distinctes, soit comme sous-espèces, mais celles-ci sont désormais toutes éteintes. Il est donc désormais monotypique et seul dans son genre. On le classe parfois dans sa propre famille, mais actuellement il semble admis qu’il est préférable de le classer dans la famille des casoars.

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[Espèce Nº602 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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2 thoughts on “Émeu d’Australie – Dromaius novaehollandiae

  1. L’oeuf d’un Emeu est d’un beau vert foncé. Père modèle qui s’occupe de sa progéniture et accepte celle des autres du même âge que les siens.

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