Engoulevent pauraqué – Nyctidromus albicollis

Espèce commune – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Caprimulgidae (engoulevents) – Common Pauraque in English
Première publication : 31 janvier 2022 – Dernière mise à jour : 31 janvier 2022

Cet engoulevent est un des plus communs et répandus du continent américain : il se rencontre depuis l’extrême sud des États-Unis (sud du Texas) jusqu’au nord de l’Argentine. Sachant que cette famille a colonisé le monde via une radiation américaine, c’est une espèce parfaite pour introduire les Caprimulgidae dans notre Encyclopédie Holistique. Les engoulevents sont des oiseaux nocturnes ou crépusculaires qui consomment massivement des insectes volants, surtout de taille moyenne ou grande.

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

On pourrait comparer ces oiseaux à des martinets géants, sachant que l’ordre qui comprend ces derniers et les colibris (Apodiformes) est effectivement apparenté aux Caprimulgiformes : John Boyd les regroupe dans un clade qu’il nomme Strisores. Les engoulevents se posent bien plus que les martinets mais certains sont plus aériens que d’autres et la différence est si nette que les anglais font une distinction mais qui n’apparaît pas en français. Notez par exemple que le français distingue les “hiboux” des “chouettes” alors que l’anglais les nomme tous “owls” ; c’est la situation inverse pour les engoulevents. Les aériens sont appelés “nighthawks” en anglais par opposition aux autres, appelés “nightjars”.

En vieux français, engouler signifie “avaler goulûment”. Volant avec son large bec grand ouvert, il semble avaler le vent, d’où son nom “engoulevent”. Le nom scientifique, Caprimulgus, vient de capri, chèvre, et mulgere, traire. En effet, il y a une vieille croyance qui prétendait que les engoulevents qui viennent tourner autour du bétail auprès duquel il y a typiquement des insectes à manger, cherchaient en fait à boire le lait ! Au point qu’en ancien anglais, les engoulevents s’appelaient “goat-suckers“, littéralement “suceurs de chèvres”.

L’Engoulevent pauraqué est un des engoulevents les plus terrestres, chassant depuis le sol (en attendant, immobile ou, plus rarement, en courant) et attrapant les insectes volants grâce à un petit saut ou un vol très bref.

La ponte d’un ou deux œufs a lieu directement sur le sol ou sur des feuilles mortes, sans aucun aménagement ou, parfois, dans une légère dépression grattée. Les deux parents couvent durant trois petites semaines environ.

Les jeunes sont semi-nidifuges. Ils commencent à se déplacer dès le premier ou le deuxième jour, mais ne volent pas correctement avant 23 jours et restent dépendants des parents un long moment, bien que la durée exacte ne soit pas connue.

Taxonomie et sous-espèces

Une surprise qu’ont apporté les études génétiques est la découverte d’une espèce-sœur à l’Engoulevent pauraqué qui a été classé des décennies dans un genre monotypique. Il s’agit de l’Engoulevent d’Anthony, qui vit à l’ouest de l’Équateur et au nord-ouest du Pérou. Auparavant, ce dernier était classé dans le genre Caprimulgus, un genre désormais absent du continent américain. C’est ainsi que, malgré des différences de plumage relativement considérables pour des engoulevents, l’Engoulevent d’Anthony s’appelle désormais Nyctidromus anthonyi.

Il y a six sous-espèces dont les variations entre elles portent sur trois détails majeurs : la taille, la couleur générale (de brun roux à gris froid) et l’intensité des barres sur les parties inférieures.

Engoulevent pauraqué (N. a. yucatanensis), Progreso (Yucatán), Mexique, mai 2021
Cette photo montre l’essentiel : l’énorme bouche des engoulevents et le pattern typique de l’espèce comprenant un trait blanc sur toute la longueur du bord de la queue et un large panneau blanc sur les ailes. Notez aussi les parotiques roussâtres.

Objectifs recherchés pour une page complète :
Images en vol et d’autres sous-espèces ; sponsoring

[Espèce Nº1492 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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4 thoughts on “Engoulevent pauraqué – Nyctidromus albicollis

  1. Amusant le look de ces Engoulevents. Pas besoin de se déplacer beaucoup avec une aussi grande bouche. Un petit saut et hop dans la bouche.Très intéressant l’origine du mot. Merci Valery.

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