Faucon crécerelle – Falco tinnunculus

Espèce  complexe à reclasser – publiée le 03 janvier 2019
Publication complèteFamille des Falconidae (faucons, fauconnets, cararas…)
En anglais: Common Kestrel in English

Falco_tinnunculus_main

Ce faucon est un des plus répandus de l’Ancien monde, bien que certaines populations soient potentiellement séparées en espèces distinctes. Il est remplacé par des espèces proches en Australie, à Madagascar et ailleurs et même la Crécerelle d’Amérique est parfois considérée comme appartenant à la même super-espèce. En plus de décrire l’essentiel du mode de vie de ce faucon commun et connu, cette page se propose d’éclaircir la situation taxonomique.

Illustration de la méthode Formation Ornitho

Ce faucon est opportuniste sur plusieurs plans. Il utilise pour nicher des cavités d’arbre ou de falaise, des anciens nids d’autres oiseaux, notamment des Corvidae, des nichoirs, etc. Il niche en solitaire mais peut former des colonies là où les densités sont abondantes grâce à une grande quantité de proies disponibles. La femelle pond jusqu’à 7 œufs et couve environ un mois. Ensuite, les jeunes qui ont besoin d’un mois de plus avant de pouvoir voler sont nourris par les deux parents (généralement monogames). Les jeunes sont déjà matures l’année qui suit leur naissance.

La nourriture la plus habituelle est constituée de rongeurs, notamment les campagnols, mais il peut capturer presque toutes les sortes de proies terrestres de taille petite ou moyenne, vertébrées ou non, notamment les lézards souvent apportés aux jeunes.

Il est aussi opportuniste au niveau des habitats, il fréquente la plupart des régions de plaine comme de montagne, du moment que des sites de nidification sont disponibles. Il évite toutefois la forêt fermée. C’est un faucon qui cohabite facilement avec les humains, y compris en ville.

Taxonomie et sous-espèces

Alors que les plumages sont parfois plus distinctifs, contrairement à ce qui se passe avec la Buse variable, la plupart des populations isolées du Faucon crécerelle sont actuellement regroupées avec celui-ci et non pas séparées en espèces distinctes par la plupart des auteurs. Il est vraisemblable que des changements interviendront dans le futur, d’où notre catégorie “espèce complexe à reclasser”. Il semble que les taxons des îles du Cap Vert méritent une attention particulière.

Voici la liste des sous-espèces potentiellement séparables en espèces distinctes :

  • Faucon (crécerelle) d’AlexandreFalco (tinnunculus) alexandri : commun sur les îles du sud et de l’est de l’archipel du Cap Vert, une des principales caractéristiques de ce taxon est le plumage type “femelle”… du mâle qui présente, en effet, à peine plus de gris sur la tête et la queue.
  • Faucon (crécerelle) du Cap Vert ou “négligé”Falco (tinnunculus) neglectus : présent sur les îles du nord-ouest de l’archipel du Cap Vert. Il est difficile de croire que ce faucon, plus petit que les autres et sans dimorphisme sexuel, n’est pas une espèce distincte. Toutefois, le taxon ci-dessus semble intermédiaire entre les oiseaux continentaux et les neglectus, ce qui décourage les auteurs de les séparer.
  • Faucon (crécerelle) des rochersFalco (tinnunculus) rupicolus : les oiseaux d’Afrique australe ont un dimorphisme sexuel également réduit mais sont bien colorés, contrairement aux oiseaux du Cap Vert. C’est donc la femelle qui rappelle… les mâles ! Il semblerait qu’il soit génétiquement assez distinct. Néanmoins, le taxon rufescens qui vit en Afrique équatoriale présente des caractères de plumage semblables mais serait plus proche génétiquement des tinnunculus. Certains auteurs séparent rupicolus comme espèce monotypique distincte, d’autres y incluent rufescens. En attendant, il semble préférable de faire comme HBW Alive et garder le tout dans une seule espèce.

Il y a au total 12 sous-espèces qui présentent de petites variations de couleur, certaines bien plus pâles et d’autres plus foncées.

Le Faucon crécerelle est proche des espèces suivantes, qui méritent un classement dans une super-espèce commune entre toutes : Crécerelle des Seychelles (F. aereus), Crécerelle de Maurice (F. punctatus), Crécerelle malgache (F. newtoni), Crécerelle des Moluques (F. moluccensis), Crécerelle d’Australie (F. cenchroides) et Crécerelle d’Amérique (à confirmer).

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[Espèce Nº368 du projet d’encyclopédie holistique]

Photos et textes © Valéry Schollaert 2018

Liste des autres espèces illustrées: taxonomiquejour par jour

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