Fauconnet d’Afrique – Polihierax semitorquatus

Espèce vedette – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Falconidae (faucons, caracaras…) – Pygmy Falcon in English
Première publication : 18 août 2021 – Dernière mise à jour : 18 août 2021

Ce minuscule rapace ne vit que dans deux régions de l’Afrotropical. En Afrique orientale, sa répartition s’étend du nord de la Somalie et du Sud-Soudan jusqu’au sud de la Tanzanie. En Afrique australe, il est présent depuis le sud de l’Angola au nord de l’Afrique du Sud. Il vit dans les savanes, les boisements légers, les plaines ouvertes parsemées d’arbres et les collines semi-arides.

Il chasse surtout des lézards et des gros insectes qu’il capture en plongeant vers le sol. Il peut aussi capturer d’autres arthropodes, des rongeurs et des oiseaux. Il est capable d’attraper une proie volante (insecte ou oiseau) mais ne le fait que rarement.

La reproduction est particulièrement intéressante. Ce sont des couples qui se reproduisent mais ils utilisent parfois des aidants, le plus souvent des immatures d’une nichée précédente. Des femelles ont parfois été vues s’accouplant avec deux mâles ; il se peut qu’il s’agisse d’accouplements extra-conjugaux occasionnels mais certains observateurs ont parlé de polyandrie possible.

Le nid est volé à un tisserin. En Afrique australe, c’est presque toujours dans un nid colonial de Républicain social que le fauconnet s’installe alors qu’en Afrique orientale, c’est l’Alecto à tête blanche qui accueille généralement le petit prédateur.

D’un côté, le rapace prend le nid de force et peut même occasionnellement manger un oisillon mais, d’un autre côté, il protège la colonie d’attaques de reptiles mangeurs d’œufs et de poussins, notamment les serpents. Le résultat global est positif pour la colonie.

Jusqu’à quatre œufs sont couvés durant un mois, et il faut aussi un mois pour que les jeunes s’envolent, une durée extrêmement longue pour un oiseau aussi petit.

Taxonomie

La population du sud-ouest est très isolée de celle d’Afrique orientale, laissant supposer deux sous-espèces distinctes, ce que certains auteurs proposent. Ils classent alors la méridionale comme nominale et appellent l’autre P. s. castanonotus, très légèrement plus foncée et plus grande. La tendance moderne est de toutefois garder ce fauconnet monotypique.

Cet oiseau est seul dans le genre Polihierax. Ce genre est apparenté aux Microhierax, les fauconnets d’Asie, par exemple le Fauconnet à collier.

Fauconnet d’Afrique, Mkomazi, Tanzanie, juillet 2010
Cette photo compare un mâle (à gauche) avec le manteau gris, et la femelle et son manteau châtain. Le fait que la femelle soit plus colorée peut être un argument en faveur de l’existence de la polyandrie chez le Fauconnet d’Afrique.
Objectifs recherchés pour une page complète : photos en vol ; sponsoring

[Espèce Nº1326 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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8 thoughts on “Fauconnet d’Afrique – Polihierax semitorquatus

  1. Petit Fauconnet à larmes de sang et squatteur du nid des autres espèces. Et pourtant sympathique….

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