Gallinule poule-d’eau – Gallinula chloropus

Espèce de référence – publiée le 11 juillet 2018
Publication complètevoir la famille des Rallidae (râles, foulques et gallinules)
En anglais: Common Moorhen in English

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Cette espèce est quelque peu intermédiaire entre les foulques, un des seuls genres de Rallidae bien visibles et familiers, et les autres genres qui sont discrets et farouches. C’est un oiseau commun dans les parcs de certaines villes européennes où il est aussi facile de l’observer que les foulques, notamment sur l’eau, mais il peut aussi vivre discrètement dans les marais reculés notamment dans certains pays d’Asie et d’Afrique.

Illustration de la méthode Formation Ornitho

Notre espèce est une référence parfaite pour le genre Gallinula. Dans le cas de quelques autres genres semblables, nous renverrons aussi vers notre “poule d’eau” qui est un oiseau connu et bien étudié.

Gallinula_chloropus_1frCet oiseau est omnivore et très opportuniste, consommant à peu près tout ce qu’il trouve. La Gallinule poule-d’eau consomme quotidiennement de la nourriture végétale : tiges, racines, fleurs, bourgeons, graines, baies et fruits. Dépendant des disponibilités, elle capture aussi divers invertébrés aquatiques et terrestres ainsi que des petits poissons. Elle ingère volontiers des œufs et peut même consommer de la charogne. Elle a besoin d’eau et vit dans des milieux humides très variés, naturels comme artificiels, avec un minimum de couvert végétal. C’est plutôt une espèce de plaine et d’altitude moyenne qui évite la haute montagne. Elle est sensible au gel, ce qui explique que sa répartition enorme de l’Afrique via l’Europe jusqu’à l’Indonésie soit limitée vers le nord. Elle est ainsi absente de presque toute la Scandinavie et la Sibérie, et les populations d’Asie centrale sont migratrices.

Gallinula_chloropus_6fr

Elle construit un nid à l’architecture assez variable, souvent un peu en hauteur près de l’eau : sur de la végétation assez dense, dans un buisson ou même une plateforme artificielle. Elle forme des couples stables pour des années, mais certains couples peuvent exceptionnellement accepter un troisième individu, mâle ou femelle, qui aide à la nidification. Si c’est une femelle, il se peut qu’elle ponde également, le trio produisant alors près de 20 œufs dans le même nid ! Une seule femelle ne pond pas plus d’une douzaine d’œufs. Les deux (ou trois) parents couvent environ 3 semaines et les jeunes, nidifuges, évoluent très vite. Ils nagent déjà bien à 3 jours, plongent à une semaine, se nourrissent seuls dès 3 semaines et deviennent indépendant à environ 2 mois.

Taxonomie et sous-espèces

Son espèce sœur est  la Gallinule d’Amérique dont le statut d’espèce distincte est récent et discuté. La Gallinule sombre est également très proche et possiblement une sous-espèce. Il y a 5 sous-espèces admises qui montrent de simples petites variations de taille, des nuances de couleur sur les parties supérieures et d’étendue de la plaque frontale.

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[Espèce Nº192 du projet d’encyclopédie holistique]

Photos et textes © Valéry Schollaert 2018

Liste des autres espèces illustrées: taxonomiquejour par jour

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