Gobemouche de Fischer – Melaenornis fischeri

Espèce de référence – publiée le 08 mars 2018
Publication complète – famille des Muscicapidae (rossignols, traquets, gobemouches…)
En anglais : White-eyed Slaty Flycatcher in English

Melaenornis_fischeri_main.JPGLes gobemouches appartiennent à la plus grande famille de passereaux de l’ancien monde et leur identification est considérée comme une des plus délicate. En Afrique orientale, en dehors de la corne de l’Afrique où il est remplacé par son espèce-sœur, le Gobemouche de Fischer est omniprésent dans les forêts de montagne, villes et villages d’altitude, y compris à Nairobi (Kenya) où il est très commun. C’est donc un oiseau souvent observé par les voyageurs naturalistes qui servira naturellement comme espèce de référence. En connaissant bien cette espèce, vous pourrez mieux estimer la taille, la forme et l’intensité de couleur du plumage des autres gobemouches, en comparaison, et ainsi faciliter un peu l’identification.

Illustration de la méthode Formation Ornitho

Le bec gris clair à bout foncé identifie ce gobemouche à tout âge, quelque soit la sous-espèce. Une fois l’oiseau identifié, le mieux est de continuer à l’observer. Sa manière de voler, de se déplacer au sol ; sa silhouette à contre jour, ses cris, son chant. En étant familier avec lui, vous pourrez repérer plus facilement les autres gobemouches, et même souvent prédire leur comportement. En effet, le Gobemouche de Fischer est une espèce bien représentative des Muscicapidae. Il utilise les techniques de chasse habituelles de la famille qui sont les suivantes.

  1. Capturer un insecte volant après un court vol effectué depuis un perchoir qui sert d’affût sur lequel, le plus souvent, il revient après la capture
  2. Plonger vers le sol pour attraper un invertébrés terrestres, toujours depuis un perchoir-affût.
  3. Sautiller au sol pour ramasser des invertébrés, par exemple dans les feuilles mortes, à l’instar d’un oiseau célèbre de la même famille, le Rougegorge familier.

Il construit un nid de façon assez opportuniste, souvent dans une cavité plutôt ouverte (il est semi-cavicole) d’une petite falaise ou d’un grand arbre dans lequel il pond environ 4 ou 5 œufs. L’incubation dure deux petites semaines, et il faut à peine plus pour que les jeunes s’emplument et quittent le nid. Il est territorial, principalement sédentaire, son chant est assez discret mais il émet des cris régulièrement. Le plumage juvénile est également caractéristique de la famille (voir la photo ci-dessous), tout pointillé.

Taxonomie et sous-espèces

Il y a 4 ou 5 sous-espèces qui diffèrent superficiellement. Intensité de gris, épaisseur du cercle oculaire, contraste entre la gorge et la poitrine, intensité de la couleur des yeux. Ce gobemouche forme probablement une super-espèce avec le Gobemouche d’Angola et le Gobemouche chocolat (des plateaux abyssiniens) qui ont, tous les deux, été considérés comme sous-espèces du Gobemouche de Fischer dans le passé.

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Melaenornis_fischeri_3fr

[Espèce Nº67 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2019

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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