Gorgebleue à miroir – Cyanecula svecica

Espèce commune – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille Muscicapidae (rougegorges, traquets, gobemouches…) – Bluethroat in English
Première publication : 09 janvier 2022 – Dernière mise à jour : 09 janvier 2022

Ce bel oiseau, qui niche surtout dans le Paléarctique (du Portugal au détroit de Béring) et un peu dans le Néarctique (Alaska, nord-ouest du Canada), est unique en son genre ; c’est aussi le seul Muscicapidae qui se reproduit en Amérique du Nord avec le Traquet motteux. Comme ce dernier, il hiverne surtout dans les zones tropicales de l’Ancien Monde avec la répartition mondiale qui ressemble, dès lors, à un “entonnoir”.

Vous pouvez découvrir comment une telle situation peut se mettre en place dans notre vidéo sur la migration des oiseaux. Contrairement au Traquet motteux, la Gorgebleue à miroir n’a pas (ou pas encore) traversé l’Atlantique.

C’est un oiseau qui vit dans des milieux qui combinent de la végétation basse très dense avec du sol dégarni. Cela peut donc aller de la lisière forestière à un simple fossé envahi, bordant une prairie, jusqu’aux marais, où la végétation palustre poussant à côté d’une vasière lui convient parfaitement.

La gorgebleue mange surtout des insectes qu’elle chasse en sautillant sur le sol, y compris sur le bord de l’eau, et dans la végétation basse. Elle complète son régime insectivore avec des fruits et des graines, surtout à l’automne et en hiver.

La reproduction ne réserve aucune surprise quand on connaît d’autres Muscicapidae tels que le Rougegorge familier. Le nid est un bol profond, fabriqué avec divers matériaux d’origine végétale, et tapissé de poils. La femelle couve ses œufs (maximum sept), durant deux petites semaines, avec à peine un peu d’aide du mâle ; ce dernier participe toutefois plus activement au nourrissage des jeunes jusqu’à leur envol (à environ deux semaines). Il y a des cas, apparemment rares, où le mâle s’accouple avec deux femelles.

Taxonomie et sous-espèces

Cet oiseau relativement proche des rossignols a longtemps été classé dans le genre Luscinia avec ces derniers et cette dénomination reste encore présente chez une majorité des références. Les différences notables de plumage, l’existence d’un dimorphisme sexuel et la voix radicalement distincte sont autant d’éléments en faveur de la séparation dans un genre monotypique, Cyanecula, ce que nous choisissons de faire ici.

Une douzaine de sous-espèces montrent des nuances diverses, comme l’épaisseur de la ligne pectorale noirâtre, mais le plus visible concerne le fameux “miroir”, donc la tache de couleur au centre de la poitrine bleue. Il y a principalement trois possibilités : roux, blanc ou bleu (pas de miroir).

Gorgebleue à miroir (C. s. cyanecula), Hollogne-sur-Geer, Belgique, juillet 2015
Voici un mâle adulte typique d’une des deux sous-espèces “à miroir blanc”.
Gorgebleue à miroir (C. s. namnetum), Le Teich (Gironde), France, juin 2019
Cette sous-espèce paraît identique a C. s. cyanecula sur le terrain ; ses ailes sont un peu plus courtes. Sur cette photo, c’est le même individu que sur le bandeau, tout en haut, où le “miroir” blanc est bien visible. De dos, c’est un oiseau discret et terne, qui passe facilement inaperçu. Notez toutefois la queue bicolore qui facilite l’identification.
Gorgebleue à miroir (C. s. ssp), PN Bardiya, Népal, mars 2016
En hiver, les sous-espèces ne sont pas identifiables. On devine une vague trace rousse sur le miroir, mais le plumage est usé et en pleine mue. Au Népal, seules des sous-espèces à miroir roux sont observées, mais les nuances entre elles sont très légères.

(*) Cette espèce est la préférée de Virginie Naessens qui nous offre deux photos : celle ci-dessous ainsi que celle de couverture, plus haut. Découvrez ses nombreuses images dans notre groupe Facebook Forum Formation Ornitho. Si vous voulez aussi choisir votre espèce préférée, cliquez ici.

Gorgebleue à miroir (C. s. cyanecula), Frasnes-lez-Anvaing, Belgique, mars 2021
La queue étalée, le bec ouvert : cet oiseau chante et défend son territoire de reproduction. Ses couleurs sont assez ternes et on voit le bout beigeâtre des couvertures sus-alaires : c’est un 2cy. Il est né en 2020 et, déjà, il se reproduit !
Objectifs recherchés pour une page complète :
Images de femelles et d’un mâle nuptial à miroir roux ; sponsoring

[Espèce Nº1470 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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2 thoughts on “Gorgebleue à miroir – Cyanecula svecica

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