Irrisor moqueur – Phoeniculus purpureus

Espèce complexe à reclasser  – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Phoeniculidae (irrisors)Green Woodhoopoe in English
Première publication : 10 janvier 2022 – Dernière mise à jour : 10 janvier 2022

Cet oiseau original appartient à une famille d’une dizaine d’espèces endémique à l’Afrique. L’Irrisor moqueur est le plus répandu de tous : il est le seul à exister depuis l’Afrique occidentale jusqu’en Afrique australe. Dans sa vaste répartition, il fréquente presque tous les milieux qui accueillent des grandes arbres avec des cavités, à l’exception de la forêt fermée qu’il évite. Des irrisors forestiers “spécialistes” l’y remplacent.

En tant que premier Phoeniculidae de l’Encyclopédie Holistique, il devient l’espèce de référence aussi bien pour le comportement que pour la position taxonomique de la famille.

Méthode Formation Ornitho : mode de vie des irrisors

Ce sont des grands chasseurs d’invertébrés qui choisissent généralement de prospecter les écorces pour trouver leurs proies. Ils consomment les arthropodes adultes, leurs larves et même les œufs, notamment d’araignées. Avec son puissant bec, l’Irrisor moqueur peut se permettre un petit lézard lorsque l’occasion se présente. Des fruits et des graines sont consommés en très petite quantité.

Les irrisors sont cavicoles mais ne peuvent pas creuser comme le font les pics et les barbicans. Ils doivent donc se contenter de réutiliser les cavités de ces derniers, des cavités naturelles dans les arbres et, beaucoup plus rarement, un terrier, une cavité artificielle dans un toit ou une autre infrastructure humaine.

La nidification se fait en couple monogame aidé par divers individus qui sont généralement des immatures ou des jeunes adultes issus de reproductions précédentes du couple, donc concrètement leurs enfants.

Il y a des points communs avec les calaos à ce niveau, rappelant la proximité de ces familles. La femelle couve seule (un peu plus de deux semaines) et nourrit les jeunes (un mois) mais elle reçoit de la nourriture du mâle et des aidants durant toute la reproduction. Contrairement aux calaos, toutefois, la femelle ne s’enferme pas à l’intérieur de la cavité.

Taxonomie et sous-espèces

Les irrisors constituent une famille-sœur avec les huppes (Upupidae – voir la Huppe fasciée) ; ces deux familles sont, ensemble, apparentées aux calaos. On divise les irrisors en deux genres, celui-ci, Phoeniculus et Rhinopomastus qui rassemble des espèces plus petites au bec plus nettement courbé.

La limite entre les espèces n’est pas toujours bien comprise, en particulier pour le complexe de l’Irrisor moqueur. Plusieurs taxons qui ont été considérés comme sous-espèces sont ici séparés en espèces distinctes :

  • Irrisor damara Phoeniculus damarensis : Angola et Namibie
  • Irrisor de Grant Phoeniculus (damarensis) granti : du sud de l’Éthiopie au nord de la Tanzanie
  • Irrisor à bec noir Phoeniculus somaliensis : corne de l’Afrique

Les six sous-espèces actuellement groupées dans l’espèce Phoeniculus purpureus montrent des divergences relativement nettes et cela laisse imaginer une division future en plusieurs espèces. On note, en effet, des variations de taille, du pattern de blanc sur les ailes et la queue, et des nuances dans les couleurs qui reflètent du plumage typiquement irisé.

Irrisor moqueur (P. p. marwitzi), Bogoria, Kenya, juin 2010
L’adulte possède un long bec, faiblement courbé, rose à rougeâtre. Les reflets du plumage sont variables géographiquement et le pattern des taches blanches des ailes et de la queue n’est visible que dans certaines positions.
Irrisor moqueur (P. p. marwitzi), Bogoria, Kenya, juin 2010
L’identification des juvéniles serait plus difficiles s’ils étaient observés seuls mais, sauf accident, ils sont toujours avec leurs parents et le groupe reproducteur. Notez la queue plus courte et, surtout, le bec plus court et noirâtre (sans rouge ni rose). Les commissures ne sont pas encore emplumées à cet âge, un caractère partagé par des milliers d’espèces d’oiseaux.
Objectifs recherchés pour une page complète :
Images en vol et d’autres sous-espèces ; sponsoring

[Espèce Nº1471 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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4 thoughts on “Irrisor moqueur – Phoeniculus purpureus

  1. Un très beau spécimen, sieur Irrisor moqueur ! Une belle silhouette grâce au bec long, incurvé, rouge et à de belles plumes allongeant la queue ,touchées de blanc..
    Superbes tons bleu/vert/violet du plumage,..c’est une splendeur !

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