La santé et la conservation de la biodiversité

Une seule problématique centrée sur l’alimentation

Un exemple parfait de la nécessité d’une vision holistique

lecture1En août 2017, alors que je venais de terminer ma participation à un atelier en tant que conférencier sur la conservation de la nature, j’assistais à l’intervention du Docteur Romy Paredes qui s’affiche de la médecine holistique. Il y affirmait que tout, dans le corps, est lié.

Il explique ainsi que la médecine moderne se trompe lourdement lorsqu’elle « traite » le cholestérol, par exemple, ou pratique un pontage coronarien. En effet, l’accumulation de cholestérol est une solution au problème, pas le problème. Une personne qui accumule du cholestérol dans les artères a, en effet, un mauvais régime alimentaire. Peut être trop de cholestérol, mais surtout des carences, liées à une insuffisance de végétaux (notamment des fruits) crus et frais dans le régime. Ces carences affaiblissent les artères (il manque certains nutriments qui sont utilisés pour entretenir les artères – nous sommes ce que nous mangeons!) et, pour compenser, le corps les renforce avec du cholestérol qui est normalement une solution provisoire ; par exemple pour passer l’hiver, dans le nord, lorsqu’il y a moins de fruits.

arteries1En respectant sa nature, l’individu devrait manger, dès le printemps, beaucoup de légumes et surtout de fruits frais, les carences se dissiperont et alors le cholestérol sera simplement évacué par le corps. Mais les régimes alimentaires modernes sont mauvais 365 jours par an, et le cholestérol est utilisé sans interruption pour tenter l’impossible : renforcer à l’infini des artères de plus en plus fragilisées. Ainsi, au lieu d’une intervention chirurgicale, ou l’ingestion de produits contre le cholestérol, en mangeant bien, on peut résoudre le problème.

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La suite logique, le docteur explique que pour garder une bonne santé, il faut manger sainement, à savoir végétalien, bio, frais, local et complet. Alors que je venais de montrer dans quel état était l’environnement mondial, notamment aux Philippines où avait lieu l’atelier, je me suis permis d’intervenir.

Comment manger sainement si tout est pollué ? Même si le producteur de fruits n’a pas pulvérisé de produits dangereux tels que les pesticides, si l’air contient des polluants, le sol contient des produits pulvérisés par les voisins, et l’eau draine les fertilisants chimiques, les pesticides et autres produits de l’industrie pétrochimique, comment garder la santé ? Le docteur a avoué qu’il y avait, en effet, un gros souci.

Ainsi, la médecine holistique qui ne doit pas fermer les yeux sur le régime alimentaire, ni d’autres aspects (psychologiques, stress, rythme de vie, etc) pour soigner le cœur, les artères ou n’importe quoi, devrait aussi étendre son champ d’intérêt au-delà de l’individu seul. L’holistique c’est le « tout », et ce n’est qu’en comprenant l’unité de la vie qu’on peut résoudre les problèmes, à commencer par la santé, en effet.

Donc, pas de santé dans une nature malade, et le contraire est presque aussi direct. Alors qu’il semble évident que l’homme, malgré tout, composante des écosystèmes, ne peut pas être en bonne santé dans un écosystème bancal, si l’homme est malade, son écosystème le sera aussi. C’est vrai car nous sommes très nombreux et impactons de façon importante les autres composantes de l’écosystème avec tout ce que nous faisons. Pour garder un environnement sain, nous devrions gérer nos ressources, consommer avec parcimonie, limiter les déchets, etc. Mais comment un humain malade va-t-il faire? Il a d’autres priorités -sa santé sur le court terme-, il n’a pas l’énergie pour faire des efforts (déjà que les humains en bonne santé sont souvent peu courageux pour agir…) et la médecine moderne est très polluante et consommatrice de ressources diverses…

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Le lien santé – conservation de la nature est donc fort, et chacun devrait pouvoir le comprendre avec une simple image. Un animal, fusse-t-il l’humain, est une composante de la biosphère, tout comme une cellule du foie est une composante de l’être humain. Si un groupe de composantes est malade, ne fait plus son travail, c’est tout l’être qui souffre, et peut finir par mourir.

C’est exactement ce qui se passe actuellement. L’ensemble de la biosphère est mis à mal par un groupe d’individus qui composent ce qu’on appelle l’humain, qui ne savent pas ou plus quel est leur rôle dans l’unité de la vie ou, pire, ne souhaitent pas jouer leur rôle sous différents prétextes théoriques comme la « liberté individuelle ».

Imaginez vos cellules du foie qui ne feraient plus office de filtre dans votre organisme, sous prétexte que chacune peut choisir de travailler ou non, de devenir une cellule du cœur, du poumon ou du cerveau à l’aide d’une chirurgie ? En quelques heures, vous seriez alité à l’hôpital, et en quelques jours vous seriez mort.

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C’est bien ce qui attend la biosphère, l’ensemble de la vie sur terre en tant qu’unité, si sa composante Homo sapiens ne se ressaisit pas : la disparition pure et simple. Cette mort est proche, et certains scientifiques la prédisent inéluctable dès 2050 si nous ne changeons pas radicalement de mode de vie.

Nous irons beaucoup plus loin sur ce site, mais cet article touche à sa fin, en proposant la conclusion évidente suivante. Dans le but de solutionner ces problèmes, et on parle de tous les problèmes auxquels l’humain est confronté en tant qu’unité mais aussi au niveau de chaque individu (c’est indissociable), il faut changer de mode de vie à commencer par l’alimentation. En résumé bref et direct, le plus important est de se passer au plus vite de tous les produits animaux qui sur-exploitent les ressources, polluent la planète et empoisonnent les humains. Ce n’est toutefois pas suffisant. Comme le dit le docteur Paredes, il faut manger beaucoup plus de frais et cru. Cuire les aliments détruit une partie des nutriments (d’où les carences) et consomme encore une énergie précieuse pour notre présent et notre futur. Il faut également travailler à la disparition des pesticides et fertilisants chimiques ; le premier pas est de choisir « bio » ; encore mieux, acheter chez un producteur pratiquant la « permaculture végane », mais c’est plus difficile à trouver. Produire chez soi sans chimie est évidemment l’idéal quand c’est possible.

Dans d’autres articles, nous étudions la permaculture végane, nous analysons d’un peu plus près la nourriture disponible en magasin… les articles sont rassemblés ici !

Vous pouvez commenter et poser vos questions ci-dessous ou nous rejoindre sur le groupe Econaturalistes.

Valéry Schollaert

Plusieurs articles sur ce blog vous permettent de comprendre la vision holistique de la conservation de la nature que nous tentons de communiquer à tous. Voici LA PAGE D’INTRODUCTION À LA VISION HOLISTIQUE où vous trouverez aussi les liens vers les autres articles. 

 

One thought on “La santé et la conservation de la biodiversité

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