Les “Éconaturalistes”

 

macaqueketchupsumatraTraditionnellement, la science étudie les faits sans y mettre d’émotion ; la froideur rationnelle est de rigueur. C’est ainsi que de nombreux naturalistes, à savoir les personnes qui étudient la nature (comme les zoologistes, les botanistes, les ornithologues, etc.), paraissent parfaitement capables de voir les populations animales et végétales s’effondrer, la biodiversité s’éteindre, les milieux naturels détruits sans réagir et tenter de sauver ce qui peut l’être.

Bien que cette mentalité évolue tout doucement, on est encore loin d’un front commun des naturalistes pour sauver la nature. Cela nous semble effarant que les individus aux premières loges pour voir que la nature est gravement menacée ne soient pas les premiers à agir, et à montrer l’exemple d’un mode de vie respectueux des milieux naturels et des terriens en tout genre, qu’ils soient animaux ou pas.

Le but du groupe “Éconaturalistes“, qui est actif sur Facebook,  est de permettre aux gens qui sont motivés pour agir et qui ont compris où se situaient les priorités, d’avoir un lieu où ils peuvent échanger, communiquer, s’entraider, mettre des projets en place, etc.

cercopithequedelhoestouganda.JPGPour éviter de tourner en rond avec les mêmes sujets régulièrement, nous avons mis le règlement suivant au point. Le groupe est public et toutes les inscriptions sont acceptées. Toutefois, pour s’exprimer sur le groupe, nous insistons pour que tous les membres prennent connaissance des faits suivants que nous considérons comme établis. Chacun de ces faits est justifié avec au moins un article de notre site qui entre dans les détails, et fourni des sources scientifiques. Voici d’ailleurs une publication majeure (en anglais) qui confirme une grande partie des propos expliqués ci-dessous. Il s’agit d’un appel soutenu par 11.000 scientifiques qui demande à une végétalisation de l’alimentation humaine pour sauver le climat, la biodiversité et améliorer la santé humaine.

1/ La planète est trop peuplée et surconsomme ainsi les ressources. On peut encore nourrir tout le monde à condition de l’humanité devienne végétalienne, mais une gestion non-violente de la population humaine est indispensable sur le moyen et long terme. Plus de détail dans notre article : Sauver la biodiversité: arrêtons l’hypocrisie

2/ Nous, humains, sommes une espèce animale et avons droit au respect individuel, mais nous nous devons de respecter la vie individuelle des autres terriens de la même manière que nos souhaitons être respectés, sans discrimination. C’est la vision de base de l’antispécisme et, bien souvent, du véganisme. Nous allons même un peu plus loin que ces courants de pensées qui se répandent avec notre vision plus holistique que nous décrivons sur cette page : L’individualisme mène le monde à sa perte.

3/ Nous sommes évidemment farouchement opposé à toute forme de chasse et de gestion violente des populations animales pour les raisons invoquées ci-dessus, mais aussi parce que, écologiquement, la chasse n’a aucun sens comme nous le démontrons ici : La chasse : quel bilan au niveau écologique ?

4/ Nous sommes contre toute utilisation de pesticides, d’engrais chimique et de techniques agricoles productivistes qui déciment la biodiversité. Une question fréquente est, dès lors, comment produire la nourriture sans chimie et sans animaux ? Notre ébauche de réponse est ici : Permaculture végane

5/ À l’instar d’une approche douce et respectueuse de notre relation avec la nature et les animaux, nous sommes pour une approche douce de la santé. C’est encore un sujet délicat et discuté, mais en aucun cas la promotion de l’utilisation de médicaments testés sur les animaux et/ou contenant des produits animaux n’est accepté sur le groupe. Le sujet est survolé dans cette article qui démontre le lien intime entre biodiversité et santé : La santé et la conservation de la biodiversité

6/ Contrairement à beaucoup d’idées reçues, les espèces dites “nuisibles” ou envahissantes ne sont pas nos ennemies et refusons l’idée de les éradiquer. Il s’agit bien sur du respect de ces individus, mais parce que si elles réussissent, c’est souvent car elles apportent du positif aux écosystèmes comme c’est expliqué dans l’article le plus plébiscité du site en 2018 : Les espèces invasives sauvent souvent la biodiversité !

Tous les sujets d’actualités, y compris la politique quand elle concerne la nature, les animaux et donc les droits humains aussi sont acceptés.

Cette charte a été rédigée en novembre 2019, et c’est l’occasion de proposer une vidéo récente qui résume assez bien la philosophie du groupe, que voici :

video_naturalistes.jpg

Si vous souhaitez commenter ou publier sur le groupe, il est indispensable que vous indiquiez “lu et approuvé” dans les commentaires sous la publication épinglée dans le groupe (sur Facebook).

Bienvenue et merci !

sommaireForumEconaturalistes

 

autresarticles.jpg

 

16 thoughts on “Les “Éconaturalistes”

  1. Un forum de discussion où tous les intervenants doivent être dès le départ d’accord sans nuance sur des sujets aussi importants ? Sans remettre en question l’intérêt de codes communs et charte de “bonne conduite” dans la tenue de débats, ici plus qu’un forum d’échanges libres cela évoque des discussions entre membre d’une confrérie où chacun a accepté de s’inscrire dans certaines positions dogmatiques communes… Je passais par hasard, et j’ai pu être en désaccord avec le fond de certains articles et arguments de fond lu ici ou là ; mais ceci n’est pas problématique en soit… Que nombre de ces derniers soient présentés comme non discutables et leur acceptation comme prérequis a des échanges inter-membres l’est en revanche bcp plus, a mon sens.
    Ceci étant, respect à ceux et celles qui agissent pour les bien de l’humanité et de la Nature… Pensez à conserver au maximum votre esprit critique et la culture de la remise en question, même sur des apparentes “évidences”.
    Bonne continuation

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    1. Je comprends votre réflexion mais je ferai une réponse très simple : si vous rejoignez un groupe d’action pour de la prévention contre le tabac, il est possible qu’il soit demandé de ne pas défendre le tabagisme. Ce n’est pas un refus de dialogue, c’est simplement question d’efficacité : si on permet cette discussion, on tourne en rond, constamment.

      C’était le cas avec ce groupe : dénatalisme, véganisme revenaient constamment entre les pro et les contre ; et pendant ce temps-là, on ne fait rien.

      C’est un choix. Je suis sur d’autres groupes pour discuter de ces principes, mais ici, on se rassemble entre personnes qui connaissent les bases pour pouvoir avancer. C’est un choix, assumé.

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      1. Je pense qu’on peut être contre le tabac, et agir assez efficacement dans ce sens, mais en désaccord sur certains points justifiant ce rejet du tabac. Certains diront par exemple que c’est surtout pour des raisons sanitaires scientifiquement prouvées qu’il faut lutter contre le tabac, d’autres pourront opposer que ces raisons restent de peu de poids face à la motivation de fumer et qu’au contraire, ce qui motive bien plus à l’arrêt du tabac est la prise de conscience de l’exploitation des fumeurs, par les multinationales du tabac et des Etats corrompus, et de l’importance d’être autonome vis-à-vis de telles entités. Les deux approches pourront être en désaccord sur ce point théorique sans pour autant que ça les empêche de collaborer en pratique à un même but, et même si certains insisteront davantage sur certains arguments plutôt que d’autres.

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  2. Bonjour, j’ai lu et j’approuve presque tous vos principes et je comprends votre volonté de ne pas s’attarder sur la discussion de faits largement établis.

    Je ne partage cependant pas votre critique de l’individualisme, même si c’est peut-être surtout une question de mot, mais les mots ont leur importance pour communiquer convenablement et ainsi agir de concert. Dans l’article cité, justifiant votre rejet de l’individualisme, il me semble que vous confondez égoïsme (ou égocentrisme) et individualisme.

    L’individualisme met en politique l’individu au centre de la réalité sociale, c’est ce qui conduit à l’affirmation des droits humains (plutôt que de groupes ou entités globales). Cela justifie par extension aussi les droits animaux puisque ce sont des individus. En tant que conception politique, l’individualisme ne s’oppose pas à une approche holistique de la réalité, car cette approche sera métaphysique mais non politique.

    Vous parlez des philosophes qui ont critiqué l’individualisme, il me semble qu’ils ont surtout critiqué l’égoïsme (en grande partie issu de Descartes en effet). Ainsi Spinoza critique l’égoïsme métaphysique cartésien et les conséquences politiques que d’autres en ont tiré mais il maintient, dans son naturalisme métaphysique que pour que l’Etat ait un sens, il doit principalement agir en vue de l’épanouissement des individus (épanouissement qui certes ne consistera pas à se regarder le nombril mais à agir en vue du bien commun, chacun à partir de ses spécificités individuelles et de la libre disposition de soi.)

    Ainsi aussi Rousseau distingue l’amour de soi, qui est naturel et instinctif, et l’amour propre, qui est acquis en société en se comparant aux autres, de sorte qu’on aime plutôt l’image qu’on renvoie socialement que notre être physique et moral réel. Sa théorie de l’éducation comme de la politique conduit à essayer de limiter au maximum les effets délétères de l’amour propre pour favoriser au maximum un amour instinctif aussi bien que raisonnable de soi (Spinoza comme Rousseau n’opposent pas, contrairement à Descartes et Kant, instinct et raison, nature et culture), qui loin de conduire à l’égoïsme conduit naturellement et logiquement à la recherche du bien commun.

    Dire que le tout prime en droits sur la partie dans une société, c’est dire qu’au nom de l’intérêt du groupe, les individus peuvent être sacrifiés ou ignorés : d’où entre autre le collectivisme macronien au service du bien supposé de la société, qui serait d’être tous vaccinés, sans tenir compte des différences individuelles. L’individualisme juridique ou politique dit qu’il n’y a pas de bien de la société au détriment de la prise en compte des intérêts légitimes de ses membres. Il me semble que dans votre critique de l’individualisme, vous êtes trop binaire : ce serait soit le tout, soit les individus. Il me semble que cela peut être le tout et les individus et que si on part d’une négligence des intérêts des individus, il n’y aucune raison au final de prendre en compte les “intérêts” du tout.

    Ainsi, je comprends qu’on doive s’entendre sur une base d’idées communes pour discuter surtout d’action. Mais si on part d’idées confuses, je crains qu’on n’avance beaucoup moins bien. Du coup, comment je fais ?

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