L’homme est-il omnivore ou frugivore?

viefruitee.jpgNous avons maintes fois démontré sur ce site et ailleurs que l’activité humaine la plus destructrice de ressources, de biodiversité et d’espaces naturels étaient les productions carnées, donc les élevages. Si les études médicales indiquent également un avantage significatif pour la santé d’un régime alimentaire végétalien sur un régime partiellement carné, souvent avec un avertissement du genre « s’il est bien fait » (on est d’accord qu’un régime chips – soda au quotidien, même s’il est végétalien, n’est pas équilibré… ), le public résiste souvent à ces faits pourtant très solides avec l’argument « oui, mais l’humain est naturellement omnivore ».

Cette phrase, répétée par la majorité qui n’a souvent pas lu la moindre publication scientifique sur le sujet, est en réalité mal interprétée, voire pas du tout comprise. En cherchant sur Internet, on trouve des centaines d’articles, beaucoup dans des revues réputées scientifiques, mais l’incohérence des informations est souvent effrayante. Presque toutes ces publications sont de parti-pris, dans un sens comme dans l’autre (certains “prouvent” même que l’homme est herbivore!!!), et les rares qui semblent vouloir donner des informations neutres sont majoritairement incorrectes. Voici un exemple effarant pour un magazine qui parle de “science”. sciencesetavenir1Dans la revue “Sciences et Avenir”, un article sur la question du régime alimentaire humain affirme qu’il “n’exclut rien” (voir capture écran ci-contre – il faut immortaliser une telle énormité).

J’invite l’auteure, Florence Burgat, à se renseigner sur les animaux coprophages (ils mangent de la matière fécale) et xylophages (qui mangent du bois). Oui, madame Burgat, l’humain exclut les matières fécales et le bois de son régime alimentaire!

herbivoreCette phrase est donc scientifiquement fausse, et la suite n’est pas plus juste mais surtout totalement contradictoire. Il est écrit que son régime est composé “indifféremment de végétaux et d’animaux”. Alors, si c’est ça être “omnivore”, d’accord, mais alors il faut savoir que, dans ce cas, à peu près tous les mammifères sont alors omnivores, comme on va le voir ci-dessous; et ça contredit bien sûr l’idée que “ça n’exclut rien”.

Il faut décider: omnivore signifie-t-il: “on DOIT manger de tout“, “on PEUT manger de tout” ou “on mange végétal et animal“… sachant que selon la première définition, aucun animal ne sera omnivore, selon la seconde c’est presque pareil (essayez de trouver un animal capable de manger du nectar, des déjections, du bois, de la viande, des champignons, des graines, des fruits et des feuilles… ), et dans la dernière, quasiment tous les animaux “supérieurs” (au moins les oiseaux et les mammifères) sont omnivores, avec de très rares exceptions comme les piquebœufs qui mangent exclusivement animal. Leur régime est toutefois inhabituel et spécialisé. Peu d’autres animaux se régalent de tiques et de mucus sortant du nez des Bovidae

Cet article tente de mettre les choses au point pour éviter que ces non-sens soient répétés à l’infini sans aucune base sérieuse.

 1. Qu’est-ce que le régime alimentaire « naturel » d’une espèce animale ?

quizzomnivore.jpgDans les livres de vulgarisation, on présente souvent les animaux comme « granivores », « frugivores », « carnivores », « prédateurs », « herbivores », « pollinisateurs », etc. L’humain trouve confortable, et c’est indéniablement pratique, de pouvoir catégoriser les animaux ainsi. Toutefois, c’est une simplification de la réalité qui cache un fait perturbant : virtuellement tous les animaux mangent “un peu de tout”… ce qui change d’une espèce à l’autre, ce sont les proportions.

Ainsi, lorsque des personnes justifient le choix des « végans » en disant que les gorilles, qui ont un système digestif proche du nôtre, sont de stricts végétaliens, on leur rétorque qu’ils ingèrent des insectes lorsqu’ils mangent leurs feuilles et leurs fruits. C’est bien exact ! Mais quel animal ne le fait pas ? Les vaches, les antilopes, les cerfs et autres “herbivores” ingèrent des insectes régulièrement, en fait, à chaque « bouchée », leurs graminées sont « épicées » d’invertébrés ! Les perroquets sont des frugivores, mais ils ingèrent tous les jours des larves, insectes et autres invertébrés consommateurs de fruits. Les oiseaux réputés « granivores » comme les pinsons et les moineaux capturent des insectes pour nourrir leurs jeunes et en avalent très souvent en période de reproduction. Les calaos frugivores, spécialisés dans l’ouverture de gros fruits avec leur bec démesuré, n’hésitent pas à ingérer les œufs et les jeunes oiseaux trouvés par hasard dans des nids mal protégés. Lorsqu’il fait froid, des Mésanges charbonnières ont été observées tuant des petits granivores comme les sizerins et consommant notamment… leur cerveau !

selenidera_piperivoraÀ l’inverse, qui n’a jamais vu de chat brouter un peu d’herbe ? Donnez une carotte à un chien affamé, il s’en régalera probablement. Surtout, à l’instar des vaches et gorilles qui ingèrent accidentellement des insectes en consommant feuilles, graminées et fruits, les prédateurs consomment la nourriture végétale contenue dans leurs proies. Il a, par exemple, été démontré que le Faucon crécerelle, en consommant des oiseaux granivores, participe de façon significative à la dissémination de plantes, c’est dire si la quantité de graines ingérées n’est pas négligeable (voir article détaillé en anglais) !

Ainsi, si les catégories ci-dessus peuvent aider à la communication, elles ne sont qu’une manière simplifiée et approximative de décrire la réalité. Un autre manière est de dire que tous les animaux consomment presque “de tout”, mais dans des proportions diverses selon leur morphologie, les conditions (température, humidité, période de reproduction, etc.), les disponibilités et le besoin d’énergie. En quelque sorte, presque tous les animaux sont donc « omnivores ».

2. Morphologie adaptée à un type de nourriture

Cinnyris_jugularis_nectarIl est incontestable que le long bec d’un colibri ou d’un souimanga est prévu pour sucer le nectar des fleurs ; cela n’empêche en rien certaines espèces de ces familles de nectarivores de consommer plus d’insectes que de nectar ! Le bec crochu des vautours et des faucons est certainement conçu pour manger de la viande, mais le Vautour palmiste et les caracaras (grands faucons néo-tropicaux) consomment des fruits et d’autres sources de nourriture végétale, parfois en proportion plus importante que la viande. Le panda est un ours, donc à la base un prédateur opportuniste, mais qui s’est spécialisé dans la « chasse »… au bambou.

En réalité, la morphologie est rarement mise en place pour manger exclusivement une seule chose, mais elle peut par contre rendre une nourriture impropre ou impossible à la consommation. Un colibri, vu l’énergie qu’il dépense, doit manger plus que son poids chaque jour en insectes ou en nectar, sources très énergétiques. S’il mangeait des fruits et des feuilles, en manque d’énergie, il mourrait. Le Faucon hobereau, quant à lui, est un grand consommateur d’insectes et d’oiseaux capturés en vol ; s’il ingérait du poisson, ça pourrait parfaitement lui convenir, mais il ne le fera jamais car sa morphologie ne lui permet ni de pêcher, ni de transporter un poisson qui lui glisserait entre les pattes.

babouinomni.jpgDans la nature, sans artifice, sans suivre l’exemple d’autres individus, un humain mangerait naturellement tout… ce qu’il est capable d’attraper et de digérer ! C’est à dire des fruits, des graines, des fleurs, certaines feuilles, certains champignons, des œufs et des insectes… en fait, comme la plupart des primates. Il ne consommerait pas ou virtuellement pas de viande fraîche car il est incapable d’en capturer (essayez -sans arme ni artifice-, si vous avez le moindre doute!), et ne consommerait de la charogne que dans des conditions de famine, car l’aspect et l’odeur indiquent clairement que c’est une nourriture dangereuse pour lui. Il ne consommerait pas non plus de lait une fois sevré, aucun vertébré ne le fait sauf exceptionnellement les piquebœufs.

Il ne consommera pas non plus de bois et autres matières ligneuses, car il ne peut ni les mâcher ni les digérer; et il ne consomme pas de matière fécale.

3. Pourquoi l’homme a-t-il pris l’habitude de manger des animaux ?

L’homme ne naît pas avec un fusil ou un arc à flèches greffé sur son épaule ; comme les autres grands primates, il a une morphologie de “frugivore/granivore” (voyez au chapitre suivant comment nous pouvons utiliser ces termes), en tout cas de principalement végétalien (ce qui ne lui interdit pas de manger des insectes ou quelques œufs, voir plus haut). Sa dentition, ses mains, ses aptitudes (limitées) à la course et à la vie arboricole ne lui permettent pas de capturer un animal en bonne santé. Il peut éventuellement capturer un animal malade ou mourant, mais sa physiologie n’étant pas adaptée, il prend des risques en consommant un telle viande. Ainsi, la théorie du chasseur-cueilleur est fausse : l’homme est un cueilleur et non pas un chasseur. Toutefois, dans l’histoire très récente de notre espèce, on a vu le comportement changer. L’homme s’est mis à inventer des outils, comme des armes, et il a commencé à manger… de la viande cuite. Comment ceci s’est-il mis en place, et pourquoi ?

feu1.jpgLa réponse à cette question est en fait assez bien connue et très simple. Dans certaines circonstances, contraint et forcé, il a dû faire des adaptations. Ces circonstances sont multiples, mais il y en a deux qui sortent du lot. La première est un problème de saison en régions sèches. L’homme s’est étendu sur son continent d’origine, l’Afrique, et a tenté de coloniser des zones un peu moins propices pour lui – ce que fait toute espèce dynamique. En fait, en saison des pluies, les fruits abondent et tout va bien ; mais en saison sèche, surtout lorsque celle-ci s’éternise un peu, les fruits peuvent manquer. Ainsi, pour palier à ce manque, l’homme s’est mis à manger de la viande. Tout d’abord, de la charogne… mais ceux qui en consommaient se sont souvent trouvés malades et parfois mourraient. En effet, nous n’avons pas l’anatomie d’un lion ou d’un vautour qui peut manger de la viande d’une semaine sans être intoxiqué. Les bouffeurs de cadavres ont donc été contre-sélectionnés.

C’est ainsi que la découverte du feu a apporté un changement radical. En cuisant la viande, l’homme effectue une sorte de désinfection et de pré-digestion utile puisque, répétons-le, nous n’avons pas, naturellement, la physiologique adaptée à la digestion de chair animale; notre intestin n’est pas adapté à gérer des matières animales.

De la même manière, en colonisant l’Eurasie, l’homme a découvert des saisons froides -l’hiver-, encore moins propices à son alimentation que la saison sèche africaine. La même solution fut trouvée : non seulement il pouvait rendre les nuits glaciales moins infernales (très pénibles pour un primate tropical!) avec du feu, mais le feu permettait aussi de rendre moins indigeste la charogne ou la viande chassée ; la chasse s’est donc essentiellement développée par nécessité lorsque les conditions étaient telles que les fruits et les graines -la base de notre alimentation- n’étaient pas disponibles.

prehistoire1.jpgToutefois, à l’échelle de l’évolution d’un être complexe comme le primate que nous sommes, cette découverte de la viande et de sa cuisson est trop récente pour avoir impliqué une évolution morphologique significative. Certes, certains humains vivent longtemps en consommant carné, mais souvent au prix de problèmes de santé nécessitant une médication ; les études sur de grandes populations (dizaines de milliers d’individus) montrent que les personnes ne consommant pas de produits animaux vivent actuellement plus longtemps et avec moins de médicaments. Un détail, mais une preuve quand même, que l’évolution est très lente: le phénomène du cholestérol qui est utilisé comme solution saisonnière pour compenser les conséquences des carences dues à l’absence de fruit est toujours actif. Voir les détails dans notre article sur la santé et la biodiversité.

4. On est omnivore, si on veut… mais on s’en fout !

On peut donc s’appeler omnivore, si on définit ce terme comme “pouvant manger de l’animal ou du végétal”, mais ce mot perd alors de son sens. En effet, avec cette définition, presque tous les animaux consommant en partie végétal ou animal (même si l’un ou l’autre peut être accidentel, comme les gorilles qui ingèrent des invertébrés lorsqu’ils avalent des feuilles et des fruits), le mot “omnivore” ne catégorise plus rien.

Une façon qui nous semble meilleure de décrire un organisme est de voir quelle nourriture est nécessaire pour lui. Dans ce cas, on peut appeler les colibris “nectarivores” car ils ne vivent pas sans nectar, les cerfs ·”herbivores”, car ils survivent pas sans leurs graminées (on a vu la “vache folle”), et les humains “frugivores”, car ils ne survivent pas… sans leurs fruits! Les anciens explorateurs en ont fait les frais: voyez ce qu’est le scorbut dont souffraient les voyageurs des mers qui mangeaient du poisson et de la viande séchée mais pas de fruits. Nous devrions sans doute écrire “frugivores/granivore”, car l’humain mange les deux, fruits et graines: certains nutriments se trouvant plus dans des graines que dans les fruits au sens propre. On peut aussi argumenter qu’en pratique, les graines sont la nourriture la plus consommée au monde. Cela explique que Wikipedia, tout au moins lors de la rédaction de cet article en juillet 2018, qui nous classe pourtant “omnivore” en français, nous indique “granivore” en anglais… belle cohérence, n’est-ce pas? L’argument est que 2/3 de notre alimentation est composée de graines, ce qui est exact, actuellement.

insolente_veggie.jpgContrairement à d’autres idées reçues, il n’y a aucun nutriment dont nous avons besoin qui ne se trouve pas dans le végétal. Un détail dont il faut tenir compte est aussi comment un nutriment est assimilable par l’organisme humain. Le lait de vache contient du calcium mais il n’est quasiment pas assimilable pour l’humain adulte et les consommateurs de produits laitiers souffrent plus de carences en calcium que les végétaliens (voyez le “paradoxe du calcium” publié par l’OMS). Une tentative d’explication est apportée dans cet article de Mediapart. Le brocoli contient plus de calcium que le lait, et lui est assimilable. Il contient aussi plus de protéines que la viande de bœuf

En fait, le seul nutriment qui fait débat est la vitamine B12. Nous n’allons pas nous éterniser ici sur le sujet, mais il est important que le lecteur comprenne que les carences en B12 ne sont pas caractéristiques d’un régime végétalien; nombre “d’omnivores” sont carencés en B12. Il faut savoir que le bétail est lourdement supplémenté en B12 (pour des questions de rentabilité), et que les résidus de cette vitamine artificielle qui circule dans le corps des animaux sont consommés par ceux qui mangent de la viande. Ainsi, certains individus qui changent de régime alimentaire peuvent voir apparaître une carence car ils se coupent soudainement de cette source artificielle…

Quelle que soit la catégorie à laquelle nous appartenons, selon la définition choisie, quelle importance cela a-t-il? Ce qui compte ne serait-il pas…

  • L’intérêt de la santé individuelle?
  • L’intérêt de la l’humanité?
  • L’intérêt de la survie des écosystèmes et de la biodiversité?

Nous avons eu divers régimes, dans notre histoire; la plupart du temps, nous avons été végétariens comme expliqué ici en anglais. Nous avons aussi été charognard, pêcheur, chasseur et certaines peuplades survivent encore de pêche ou de chasse. Toutefois, rechercher ce que nous avons fait dans le passé, ou ce que nous ferions dans un milieu naturel sain et non pollué est intéressant sur le plan scientifique, mais ne sert pas nécessairement nos intérêts réels d’aujourd’hui.

Conclusion

L’humain est capable de manger beaucoup de choses différentes, comme la plupart des autres animaux ·complexes, notamment les mammifères et les oiseaux. Qu’on appelle notre espèce “omnivore” pour souligner qu’elle peut ingérer diverses nourritures, “granivore” car c’est ce que nous consommons le plus ou “frugivore” pour insister sur la nécessité de manger des fruits pour être en bonne santé, tout cela ne change rien à ce que nous sommes concrètement. Ce n’est pas la catégorie qui fait le régime alimentaire!

Tous les animaux mangent selon différents critères qui incluent

  • la force du “déclencheur interne” (ici, la faim)
  • la qualité du stimulus (l’aspect de la nourriture selon les préférences de chacun)
  • l’accessibilité de la nourriture (l’effort à faire, l’énergie à dépenser pour l’attraper)

C’est ainsi qu’en Afrique, on voit les populations pauvres qui s’affairent à capturer les termites lors des émergences alors que les populations riches vont se régaler de plats raffinés dans les restaurants. Les termites ne sont pas des stimuli puissants (pas très “appétissants”), mais si le déclencheur interne est fort (les gens ont faim), c’est une nourriture très accessible (aucun effort pour en capturer lors de émergences) donc elle sera consommée. Cela n’indique rien sur sa qualité nutritive éventuelle.

fruits1

Les études médicales (exemple ici) montrent un avantage indéniable des régimes végétaliens pour la santé de l’homme moderne aujourd’hui, alors que la santé n’est qu’un des nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les famines, le manque d’espace, la disparition des populations animales, les pollutions, la chute de la biodiversité et les changements climatiques sont d’autres problèmes graves pour l’homme du 21ème siècle. Tous ces phénomènes sont au moins partiellement liés à l’alimentation et, plus particulièrement, la production de nourriture; et dans tous les cas, sans aucune exception, une alimentation végétalienne apporte des solutions majeures!

Vous pouvez commenter et poser vos questions ci-dessous ou nous rejoindre sur le groupe Econaturalistes.

Valéry Schollaert

Plusieurs articles sur ce blog vous permettent de comprendre la vision holistique de la conservation de la nature que nous tentons de communiquer à tous. Voici LA PAGE D’INTRODUCTION À LA VISION HOLISTIQUE où vous trouverez aussi les liens vers les autres articles.

19 thoughts on “L’homme est-il omnivore ou frugivore?

  1. Globalement je suis d’accord avec toi. Sauf sur un point, quand tu dis que l’être humain à des aptitudes limitées à la course. Est ce que tu as lu le livre Born to run ? Il y a une théorie intéressante sur la capacité à transpirer de l’être humain qui est plus élevée que celle de beaucoup d’autres mammifères ce qui permet au chasseur-pisteur de “forcer” un animal à la course (d’endurance et non pas de vitesse). Bien sur, une fois l’animal exténué et rattrapé, il est nécessaire d’avoir une arme (même rudimentaire) pour le tuer, des outils pour le dépecer et du feu pour le faire cuire. Donc cet avantage dans la course a probablement été exploité “sur le tard”. C’est probablement aussi de cette manière que les natifs d’Amériques du nord capturaient certain de leur chevaux à monter (après que le cheval eut été introduit par les colonisateurs).

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    1. L’aptitude “limitée”… évidement, la limite n’est pas chiffrée et on peut discuter de ce qui est limité. Comparé aux autres primates, notre course est très lente, Nous ne pouvons rattraper aucun primate à la course. Ne parlons pas d’une antilope ou d’un lièvre.

      Je parlais de vitesse, pas d’endurance. L’endurance est plutôt une qualité pour les proies, pas pour les chasseurs. Qu’une fois les outils du chasseur inventés, que cette endurance puisse avoir servi à la chasse, oui, sans aucun doute.

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      1. On retrouve des proies de grosse taille au menu des humains il y a plus de 2 millions d’années, et la théorie de la chasse à l’épuisement est tout de même pas mal étayée. Je suis à votre disposition pour discuter de ce point et de tous les autres si vous le souhaitez.

        Si les études scientifiques vous intéressent, j’en compile quelques-unes sur cette page :
        https://anthropogoniques.com/accueil/

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  2. Merci pour votre intervention Fabien. J’irai voir votre blog. Notez que je ne prétend pas que l’humain ne chassait pas il y a 2 millions d’années, au contraire : j’explique que quasi aucun animal n’a un régime tellement strict, et si omnivore veut dire “nourriture végétale et animale” sans restriction ni proportion minimale, alors tous les mammifères sont omnivores et nous ne faisons pas exception.

    J’imagine volontiers que les Homo d’il y a deux millions d’années faisaient comme les Pan d’aujourd’hui : manger des fruits… tant qu’il y en a, et chasser (un investissement énergétique qu’un animal évitera quand c’est possible) lorsque les fruits sont absents du territoire.

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  3. Bonjour, serait-il possible d’avoir vos sources ? Personnellement, ce que vous dites tiens largement la route et ça m’a d’ailleurs convaincu, mais pour enrichir mes connaissances à ce sujet et l’expliquer correctement autour de moi, les sources me seraient utiles. Merci d’avance ! Bonne journée.

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  4. je peux prouver quelque chose, avant je souffrais des bronchites infernaux qui dure 2 à 3 mois avec la gorge étouffé de glaires. depuis l’arrêt des PL, réduit très drastiquement la viande, diminuer les sucres lent gluten ou pas gluten = CV gagnant, j’ai de moins en moins de glaires, lorsque j’attrape malade ou si je fais trop d’écart, ma bronchite devient très légère plus vivable, je me sens presque pas étouffé. je guéris plus vite. on va faire une comparaison celui de mes bronchites antérieures = 9/10 et aujourd’hui 2/10. la différence énorme. ce qui prouve notre système digestif n’est pas fais pour digérer constamment de la viande, des PL, des aliments mort quoi. je suis toujours en phase de détoxination, l’évacuation des glaires par la gorge ou bien des petites cystites temporaires. les muqueuses de mon corps sont extrêmement sensibles. et aussi le corps énergétique qui moule notre corps physique est libéré des toxines, des entraves, et la conscience grandit spirituellement.

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  5. chasseurs ou cueilleurs,
    la chasse était tellement difficile, que la cueillette fût plus évidante.
    La tendance pense a croire qu’une terre aride existé lors de l’évolution, alors qu’elle fût riche en toute sorte d’arbre fruitier.

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  6. Bonsoir, article très intéressant et bien mené, je défends ces données anthropologiques évidentes(frugivorisme naturel de Homo Sapiens) et pratique personnellement une alimentation basée sur les fruits depuis près de 10 ans maintenant avec du jeûne a l’eau ce qui m’a permis d’inverser de nombreux problèmes de santé, je partage deux vidéos a ce propos qui confirme tout cela:

    VOSTFR
    https://nutritionfacts.org/video/paleopoo-what-we-can-learn-from-fossilized-feces/

    Je recommande aussi vivement les documentaires “what the health” et “the game changers” qu’on peut trouver facilement sur Netflix par exemple, qui confirme aussi le frugivorisme naturel et anatomique de l’Homme mais recommandent des adaptations alimentaires végétales pour notre mode de vie moderne différent en dehors des tropiques pour la plupart des gens.

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      1. C’est un documentaire très récent qui fait un carton sur Netflix depuis un mois, une très bonne chose pour le mouvement d’une alimentation au moins basée sur les végétaux.

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  7. Bonjour, très bon article. Cependant sur les complètements alimentaires de vitamine B12 sont ils artificiels ou synthetique ? Je ne sais pas comment ils sont fabriqués mais si la molécule de Vitamine B12 est reproduit à l’identique, et ces produit ne contiennent aucune autre molécules non trouvé dans la nature. Ces compléments sont donc pas artificiel mais synthetique.

    Artificielle, c’est crée chimiquement par l’Homme et n’existe pas de base dans la nature.
    Synthetique : c’est crée chimiquement par l’Homme mais ça peut être ou non retrouvé dans la nature, c’est donc soit une molécule artificielle ou naturelle reproduite par l’Homme.

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    1. Merci pour votre commentaire positif et constructif. Vous avez raison de poser cette question, je reviendrai sur le sujet dans un autre document. Je veux m’assurer de rester rigoureux sur la plan scientifique, et le sujet est encore polémique.

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    2. Bonjour, un lien qui explique ces trois catégories: naturel, synthétique et artificiel:

      https://www.outils-pour-reflechir.fr/chimique-synthetique-artificiel/

      Je crois que ca dépend de la forme de B12, la methylcobalamine existe dans la nature mais est fabriquée par l’homme donc synthétique naturelle mais pas la cyanocobalamine plus sûr, plus efficace et plus durable qui serait donc artificielle synthétique, il existe d’autres formes de B12 moins connue.

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