Martin-pêcheur pygmée – Ispidina picta

Espèce commune – Page simple (partielle) – Disponible pour sponsoring
Fam. Alcedinidae (martins-pêcheurs/chasseurs) – African Pygmy Kingfisher in English
Première publication : 10 janvier 2018 – Dernière mise à jour : 6 juin 2022

Ispidina_pictaMAINCe superbe petit oiseau est commun et répandu dans presque toute l’Afrique sub-saharienne ; il évite toutefois le sud-ouest aride et les zones les plus sèches de la corne de l’Afrique. Il vit dans les forêts, boisements, savanes arborées et autres milieux tant qu’il y a des arbres ou des buissons. Avec sa petite taille et son habitude de se percher au milieu des feuilles, il n’est pas aussi souvent vu par les observateurs que d’autres espèces de martins-pêcheurs moins discrets ; de plus, son cri passera facilement inaperçu dans les multiples bruits de la forêt. 

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Le gros sourcil roux-beige qui sépare la calotte bleue des yeux est caractéristique. En effet, les autres “petits bleus” avec lesquels il cohabite n’ont pas d’effet de sourcil. En particulier, le Martin-pêcheur à tête rousse, qui est également minuscule et forestier, n’a pas de bleu du tout sur la calotte mais, par contre, il a le front noir. Le Martin-pêcheur huppé, des zones humides et marécageuses, a la calotte bleue qui atteint les yeux.

Sa reproduction est typique des Alcedinidae. Il creuse une galerie de 30 à 60 cm dans la terre meuble, où quelques œufs, jusqu’à 6, sont couvés 18 jours. Les jeunes sont nourris encore 18 jours dans le nid, puis 5 jours en dehors du nid avant leur indépendance. Il est principalement insectivore et capture occasionnellement de très petits vertébrés.

Taxonomie et sous-espèces

Trois sous-espèces sont décrites sur base de différences très mineures, mais elles cohabitent parfois car l’une d’elles est migratrice, et les ornithologues plus acharnés peuvent essayer de les séparer sur le terrain, sachant qu’un degré d’incertitude existera et que des hybrides, par définition, sont toujours possibles chez les sous-espèces.  Ainsi, dans le nord de la Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, le migrateur d’Afrique australe Ispidina picta natalensis est plus pâle dessous que les deux autres et surtout, il a une tache bleue au-dessus de la tache blanche du cou. Parmi nos photos, alors que celle tout en haut (le bandeau) semble montrer un migrateur méridional (ventre moins vif, tache bleue), les deux photos du bas illustrent clairement un individu résident (I. p . ferrugina). Ces images sont prises exactement sur le même site, dans l’ouest de l’Ouganda.

Au vu des couleurs similaires, cette espèce a été classée, il y a bien longtemps, dans le genre Alcedo, comme le Martin-pêcheur d’Europe. Plus récemment, il a aussi été mis avec les martins-pêcheurs pygmées asiatiques dans le genre Ceyx ou encore avec les petits martins-pêcheurs aquatiques africains et malgaches dans le genre Corythornis. Les relations précises avec les autres espèces restent floues et la classification pourrait donc encore évoluer. Actuellement, on le met dans le genre Ispidina avec l’espèce qui lui est le plus proche, le Martin-pêcheur à tête rousse (Ispidina lecontei).

Martin-pêcheur pygmée, île de Lukuba (lac Victoria), Tanzanie, octobre 2010
L’adulte montre un bec rouge uni qui le rend relativement facile à repérer. Il se tient souvent dans les branchages et n’est pas lié aux milieux aquatiques.
Martin-pêcheur pygmée, lac Bogoria, Kenya, juin 2010
Le bec terne, paraissant “sale” (et pas rouge) indique un jeune oiseau, un âge confirmé par les commissures sans plume, comme chez les passereaux juvéniles.
Martin-pêcheur pygmée, Bwindi, Ouganda, juillet 2012
Les conservationnistes ne se préoccupent pas de notre minuscule martin-pêcheur sous prétexte qu’il n’est pas menacé. Il y a pourtant des problèmes importants, notamment une forte mortalité des migrateurs d’Afrique australe qui percutent les baies vitrées. Il y a très localement des bonnes décisions pour aider les oiseaux, notamment à New York où les lumières sont éteintes la nuit en période de nidification, où sur certaines îles Canaries pour éviter de perturber les oiseaux marins et nocturnes comme les océanites et les puffins. Celui-ci s’est pris une fenêtre, mais il a pu se renvoler rapidement.
Martin-pêcheur pygmée, Kasese, Ouganda, octobre 2014
Malgré son nom de “pêcheur”, comme beaucoup d’Alcedinidae de petite taille, sa nourriture est bien souvent constituée d’invertébrés. Il peut capturer des vertébrés, surtout des poissons, mais seulement ceux de taille très réduite. La technique de chasse, plonger depuis un perchoir, vers l’eau ou vers le sol, reste la même. Les captures en vol sont rares.
Martin-pêcheur pygmée, Kasese, Ouganda, octobre 2014
Cet oiseau est habituellement peu farouche, mais sa petite taille rend les “plein cadre” comme ici assez difficile à obtenir.

Pour en savoir plus :

Noms conseillés par l’Encyclopédie Holistique dans 6 langues choisies :

  • Espagnol : Martín pigmeo africano
  • Portugais : Pica-peixinho-pigmeu
  • Allemand : Natalzwergfischer
  • Swahili : Kisharifu
  • Afrikaans : Dwergvisvanger
  • Zoulou : iNhlunuyamanzi
Objectifs recherchés pour une page complète :
Images comparative des trois sous-espèces ; sponsoring

[Espèce Nº10 du projet d’encyclopédie holistique]

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sommaire

Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert, Chantal Lac & Marinella Mejia 2018 – 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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2 thoughts on “Martin-pêcheur pygmée – Ispidina picta

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