Martin triste – Acridotheres tristis

Espèce de référence – publiée le 16 mai 2018
Publication complète – famille des Sturnidae étourneaux, choucadors, martins…)
En anglais : Common Myna in English

Acridotheres_tristis_mainCette espèce possède un vocabulaire très étendu et varié, et ses aptitudes à l’imitation sont spectaculaires. Commun dans les villes et villages, sa voix tantôt agréable pour les humains, tantôt criarde, est souvent le fond sonore omniprésent en Inde, une majeure partie d’autres pays asiatiques ainsi que des régions où il a été introduit. Malgré son appartenance à un autre genre, il a beaucoup de similitudes avec l’Étourneau sansonnet.

Considéré comme un des oiseaux les plus invasifs du monde, il est très parfois détesté des naturalistes. Son intelligence, ses capacités à s’adapter spontanément à toute sorte de structures artificielle, à une nourriture variée ainsi que sa vie sociale complexe, souvent partagée avec d’autres espèces, devrait en faire un sujet d’étude prisé et une source d’admiration. Si l’humain survit à long terme en continuant d’occuper toute la planète, il y a fort à parier qu’avec des oiseaux comme l’Ouette d’Égypte, le Capucin damier, la Perruche à collier et quelques autres, le Martin triste soit un atout majeur pour l’avenir des populations aviaires et la pérennité de certains écosystèmes. Voyez notre article sur les invasifs pour aller plus loin.

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Il ingère surtout des insectes et consomme en quantité variable presque de tout selon les opportunités. Il mange des charognes, des poissons mourant dans des étangs s’asséchant, des œufs, des fruits, des baies, des graines, des jeunes oiseaux au nid, des petites grenouilles, etc.

Ce cavicole vit en couple solitaire, apparemment uni pour la vie. Il construit son nid dans une cavité comme beaucoup de Sturnidae. Il est très inventif pour s’installer dans toutes sortes de structures artificielles. La femelle y pond 4 ou 5 œufs qu’elle couve toute les nuits alors que, la journée, le mâle et la femelle alternent. Les deux parents nourrissent alors les jeunes au nid durant quelque 25 jours et en dehors du nid plusieurs semaines.

Taxonomie et sous-espèces

Cet oiseau, naturellement ou par introduction, cohabite avec la plupart des autres Acridotheres et aucune hybridation n’a été constatée. Ainsi, il est génétiquement bien défini. On le divise en général en deux sous-espèces, les deux étant illustrées ci-dessous.

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Mise à jour du 16 mai 2019

Une photo de plus pour le plaisir, celle-ci prise à Tanah Rata (Malaisie) en janvier 2019.

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[Espèce Nº136 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2019

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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