Mésange bleue – Cyanistes caeruleus

Espèce commune – Page de référence (*) – Disponible pour sponsoring
Famille des Paridae (mésanges) – Eurasian Blue Tit in English
Première publication : 28 octobre 2018 – Dernière mise à jour : 08 janvier 2022

Cyanistes_caeruleus_mainCette mésange est un véritable petit bijou de l’avifaune européenne. Elle est très connue du grand public pour fréquenter, parfois de façon entreprenante, les mangeoires et points d’eau mis à disposition des oiseaux, dans les jardins. Ce qui est moins connu, c’est qu’elle n’existe presque uniquement qu’en Europe. En effet, en Asie centrale et en Afrique du Nord, elle est remplacée par des espèces du même genre mais au plumage assez distinct. Il n’y a que vers l’Asie mineure qu’elle déborde du vieux continent : on la rencontre en Turquie et, vers l’est, jusqu’en Iran.

Exactement comme la Mésange charbonnière, c’est un oiseau des forêts de plaine parfaitement adapté aux habitats transformés, qui se rencontre désormais presque partout où il y a quelques arbres ou des buissons. Le facteur limitant peut être la disponibilité des cavités pour nicher mais, dans de nombreux pays, mettre des nichoirs à disposition est une habitude répandue dans les jardins et elle en profite bien ! Encore un point commun avec la Mésange charbonnière : le mode de reproduction est le même, y compris la durée de la nidification. Toutefois, chez la Mésange bleue, il arrive rarement qu’un mâle soit polygame ou que deux couples utilisent la même cavité, illustrant à quel point le manque de cavités est souvent ce qui limite la densité de population.

Les principales différences de niche écologique entre ces deux espèces, éloignées génétiquement (bien que de très rares hybrides aient été observés) mais proches écologiquement, viennent de la petite taille de la Mésange bleue. Cela implique des proies plus petites (des larves d’insectes et autres invertébrés, jamais de vertébrés) et un nid avec une entrée plus petite, dès lors  inaccessible à la Mésange charbonnière.

Taxonomie et sous-espèces

Cette espèce montre un cline entre les oiseaux les plus sombres au nord-ouest (îles Britanniques) vers le plus clair au sud-est (Iran). On catégorise tout ça en une dizaine de sous-espèces très semblables entre-elles. C’est la nominale qui est illustrée sur cette page.

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L’espèce-sœur est sans aucun doute la Mésange azurée, avec laquelle elle s’hybride souvent, et non pas la Mésange de Ténériffe, la Mésange de La Palma, la Mésange maghrébine ou la Mésange de Libye, toutes anciennes sous-espèces de la Mésange bleue, mais en réalité très distinctes, comme expliqué dans notre cours sur la définition d’espèce, en vidéo (cliquez sur l’image ci-contre pour la visionner sur Youtube).

(*) Cette espèce est la préférée de Danièle Godin. Voyez sa photo de Mésange bleue ci-dessous et découvrez ses nombreuses photos de voyage sur sa page Facebook. Si vous voulez aussi choisir votre espèce préférée, cliquez ici.

Mésange bleue, Casteau, Belgique, janvier 2019
Cet oiseau est un des plus fréquents aux mangeoires des jardins européens. Ici, elle vient pour consommer des cacahuètes dont elle raffole.
Mésange bleue, Frasnes-lez-Buissenal, Belgique, juin 2018
Cet individu est en train de désinfecter son plumage avec… une fourmi. Sous la pression du bec, cette dernière projette de l’acide formique pour se défendre, mais c’est justement ce que veut la mésange. Cet acide est un puissant détergent naturel pour le plumage !
Mésange bleue, Frasnes-lez-Buissenal, Belgique, mai 2018
Le plumage de l’adulte est unique en son genre. La calotte bleue bordée de blanc est caractéristique, surtout combinée au ventre jaune. Le manteau est verdâtre-olive et contraste avec le reste des parties supérieures à dominante bleue.
Mésange bleue, Frasnes-lez-Buissenal, Belgique, octobre 2018
Vu de dessous, on observe le jaune des parties inférieures. On note que la bavette noire, que montrent la plupart des Paridae, contraste ici avec la poitrine jaune, donc sans l’effet “cravate” de la Mésange charbonnière.
Mésange bleue, Frasnes-lez-Buissenal, Belgique, juin 2018
Sans grande surprise, le juvénile présente une version plus terne du plumage de l’adulte. La calotte est grise teintée d’olive au lieu de bleue, et le jaune des parties inférieures est bien moins vif.
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Mésange bleue, Frasnes-lez-Buissenal, Belgique, mai 2018
Sur la page de la Mésange charbonnière, on apprend que ce petit oiseau des jardins peut se comporter en redoutable prédateur. L’Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est dans la même situation : connu dans les jardins européens, il est souvent vu comme une “gentil” frugivore / granivore. En réalité, il raffole des œufs et des jeunes oiseaux. Si la Mésange bleue utilisait une cavité avec un plus gros trou d’entrée, sa progéniture aurait certainement servi de repas au Sciuridae !

[Espèce Nº301 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2019

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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5 thoughts on “Mésange bleue – Cyanistes caeruleus

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