Mésange nonnette – Poecile palustris

Espèce de référence – publiée le 15 décembre 2019
Publication complète – famille des Paridae (mésanges)
En anglais : Marsh Tit in English

Poecile_palustris_mainCette petite mésange discrète est localement commune en Europe (depuis le nord de l’Espagne jusque dans le Caucase via le sud de la Scandinavie) et dans l’est de l’Asie (sud de la Russie jusque dans l’est de la Chine et le Nord du Japon). Elle est sous-observée car peu démonstrative et souvent moins vocale que les autres, et diminue dans une indifférence quasi générale.

Malgré sa taille bien plus réduite, la nidification se passe comme chez la Mésange charbonnière, ou à peine plus rapide d’un ou deux jours. Si elle ne creuse pas sa propre cavité (comme est capable de le faire la Mésange boréale), elle peut élargir un trou d’entrée pour l’adapter à sa taille… par exemple, un ancien nid de Mésange boréale, justement.

Elle mange des insectes au printemps et en été et plutôt des graines à la mauvaise saison, comme la Mésange charbonnière et la Mésange bleue, par exemple.

Méthode Formation Ornitho : stockage de la nourriture

Toutefois, une particularité de la Mésange nonnette (et de certaines autres Poecile) est qu’elle peut stocker de la nourriture, dans une cavité d’un arbre, dans un trou dans le sol ou cachée dans des mousses. Un seul individu peut rassembler jusqu’à 80 000 graines !

Quand il manque de graines dans la nature, elle se souvient parfaitement où sont ses stocks et retrouve, sans aucune hésitation, le lieu où elle a caché son butin.

C’est un oiseau sédentaire, et elle souffre de la fragmentation des zones forestières qui sont, de plus en plus, entrecoupées de zones agricoles, plantations, villes, etc. C’est ainsi que les populations saines ne peuvent plus suffisamment alimenter celles qui ont des difficultés. De plus, la qualité des forêts se dégrade, faisant diminuer les densités de populations. Le résultat est une perte globale de population et une aire de répartition qui se contracte progressivement.

Comme sa répartition, justement, est très vaste actuellement, elle n’est pas classée comme menacée par les autorités de la conservation de la nature ; ajoutons que c’est un oiseau discret, peu remarqué par le grand public, qui ne constate donc pas sa diminution.

Taxonomie et sous-espèces

L’espèce la plus proche, parfois considérée conspécifique, est la Mésange à bavette (de Chine et du Myanmar).

Comme toute espèce sédentaire et répandue, on la divise en de multiples sous-espèces, en général une dizaine pour la Mésange nonnette. Les différences entre elles ne se mesurent, en général, que sur des échantillons statistiques mais rien de très visible sur le terrain. Le dessous ou le dessus plus ou moins chaud, les proportions entre la longueur des ailes et de la queue légèrement différentes, etc.

Les sous-espèces d’Asie orientale sont largement séparées géographiquement de celles d’Europe, ce qui suggérerait des espèces distinctes, mais le phénotype est quasiment identique, tout comme la voix.

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[Espèce Nº714 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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