Pluvier argenté – Pluvialis squatarola

Espèce commune – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Charadriidae (pluviers, vanneaux…) – Grey Plover in English
Première publication : 22 novembre 2021 – Dernière mise à jour : 22 novembre 2021

Ce limicole niche dans le nord du Canada, en Alaska et en Sibérie. Il hiverne sur les côtes tempérées et tropicales, pratiquement partout dans le monde. En période internuptiale, on ne le voit qu’exceptionnellement à l’intérieur des terres, sauf dans la vallée du Grand Rift en Afrique orientale où des petits nombres sont observés chaque année.

Pour se reproduire, il aime les collines accueillant des parcelles de toundra, de la toundra extensive parsemée de bouleaux nains ainsi que des zones humides (lacs, rivières) sur les plateaux froids où de la neige non fondue subsiste au printemps. Sur les lieux de reproduction, il est principalement insectivore. En migration et hivernage, il mange divers invertébrés, avec une préférence pour les polychètes (vers annélides). Les autres proies hivernales incluent aussi des bivalves et des crustacés.

Le nid est une simple dépression grattée au sol (avec le bec et les pattes) dans laquelle des mousses, des lichens, des brindilles, des feuilles et d’autres fibres végétales sont ajoutées, sans aménagement ni tapissage. Ce sont presque toujours quatre œufs qui sont pondus ; les deux parents couvent durant trois à quatre semaines. Les jeunes sont nidifuges bien qu’ils passent souvent la première nuit dans le nid.

Taxonomie

Cet oiseau est un taxon monotypique parfaitement délimité, étant basal du genre Pluvialis, lui-même basal des Charadriidae et, tellement éloigné des autres, que certains auteurs proposent de le séparer en espèce distincte (Pluvialidae). Il a pourtant reçu, dans l’histoire, un nombre record de noms scientifiques différents ! Parmi eux, il y a Tringa helvetica, Tringa varia, Charadrius hypomelus, Charadrius naevius, Charadrius hypomelanus, Charadrius pardela, Vanellus melanogaster, Squatarola cinerea, Squatarola megarhynchos, Squatarola rhynchomega, etc.

C’est le premier nom d’espèce donné (ici en 1758 par Linné) qui a priorité (squatarola) et son appartenance à Pluvialis ne fait aucun doute.

Pluvier argenté, Ciudad del Carmen (Campeche), Mexique, novembre 2021
En dehors de la période nuptiale, c’est un limicole particulièrement terne et peu contrasté lorsqu’il est posé. Néanmoins, en arrière plan, on devine un Chevalier semipalmé, un Scolopacidae encore plus uniforme.
Pluvier argenté, Salalah, Sultanat d’Oman, avril 2016
Au printemps, le ventre devient noir. Cet oiseau est en mue vers le plumage nuptial.
Pluvier argenté, Salalah, Sultanat d’Oman, avril 2016
Le voici en compagnie de Sarcelles d’été, un point de repère bienvenu pour mieux visualiser la taille de l’oiseau.
Pluvier argenté, île de Pemba (Zamzibar), Tanzanie, septembre 2011
L’adulte internuptial montre un manteau brun avec, en plumage frais, des liserés pâles autour de chaque plume.
Pluvier argenté, Samsun, Turquie, novembre 2020
Le manteau pointillé indique des oiseaux de première année (1 cy).

Ayant des photos en grand format de cette espèce, j’en ai publiée une sur Flickr. Cliquez sur la photo pour la voir en très grand !

Objectifs recherchés pour une page complète :
Images d’adultes en plumage nuptial complet ; sponsoring

[Espèce Nº1422 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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4 thoughts on “Pluvier argenté – Pluvialis squatarola

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