Rousserolle effarvatte – Acrocephalus scirpaceus

Espèce complexe à reclasser – publiée le 26 août 2020
Publication complète –  famille des Acrocephalidae (rousserolles, hypolaïs…)
En anglais : Eurasian Reed Warbler in English

Cette rousserolle classique est répandue depuis le Royaume-Uni jusqu’en Afghanistan via la Scandinavie et la Libye. Des populations peu étudiées existent sur la péninsule Ibérique, au Maghreb et autour de la mer Rouge. Leur appartenance à l’espèce Acrocephalus scirpaceus est encore discutée (voir chapitre taxonomie et sous-espèce, plus bas). Elle migre et hiverne en Afrique, au sud du Sahara. Les observations hivernales au Maghreb (et, très rarement, en Europe) concernent peut-être le taxon ambiguus qui est probablement une sous-espèce de la Rousserolle africaine.

Cette espèce est spécialiste des roseaux dont elle est dépendante pour nicher. Elle peut visiter les buissons, zones agricoles et jardins adjacents pour rechercher sa nourriture. En migration, elle se rencontre dans divers milieux où elle peut se nourrir, y compris les champs, parcs et broussailles.

Mode de vie des Acrocephalus

Elles sont insectivores mais capables de consommer des fruits, des baies et des fleurs de façon opportuniste. Le plus souvent, elles se déplacent habilement sur les tiges des roseaux et capturent des arthropodes posés. Elles ont d’autres techniques de chasse comme la capture en vol, le vol sur place devant une feuille, etc.

La femelle tisse un nid en forme d’un bol profond et net avec des morceaux de feuilles de roseaux. Il est placé bas, juste au-dessus de l’eau peu profonde, en début de saison. Le nid monte ensuite avec les roseaux auxquels il est attaché qui grandissent petit à petit.

La reproduction est rapide et se déroule en trois phases d’une dizaine de jours : incubation (3 – 5 œufs), vie des jeunes au nid, dépendance des jeunes hors du nid. Les deux parents se partagent les tâches.

La Rousserolle effarvatte est souvent parasitée par le Coucou gris.

Taxonomie et sous-espèce

Les rousserolles sont très semblables entre elles, et les classer est compliqué. Celle-ci est habituellement divisée en deux sous-espèces, la nominale d’Europe de l’Ouest et A. s. fuscus dans l’est de l’Asie mineure. La situation s’est toutefois complexifiée récemment :

  1. Une nouvelle population a été découverte en 2016 dans les oasis sahariens de part et d’autre de la frontière entre l’Égypte et de la Libye. Elle a été nommée Acrocephalus scirpaceus ammon.
  2. Les rousserolles qui se reproduisent sur la côte de la mer Rouge (taxon avicenniae) étaient classées comme sous-espèce de la Rousserolle africaine (ou Rousserolle cannelle).
  3. Les rousserolles du Maghreb et de la péninsule Ibérique ont montré, selon des études récentes, être distinctes de la Rousserolle effarvatte (morphologie et chant). Selon la génétique, cette population (appelée ambiguus) serait plus proche de la Rousserolle africaine que de la Rousserolle effarvatte.

C’est ainsi que la classification de la Rousserolle effarvatte et la Rousserolle africaine est donc encore mouvante et il est possible que tout ce complexe ne constitue qu’une seule espèce. À l’inverse, plus de précisions dans les recherches pourraient montrer que certaines sous-espèces actuelles de l’une ou de l’autre méritent un statut d’espèce.

[Espèce Nº969 du projet d’encyclopédie holistique]

spprevious
spsuivante
sommaire

Photos et textes © Valéry Schollaert 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

Untitled 2


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s