Sauver la biodiversité: arrêtons l’hypocrisie

Il existe des milliers de groupes, d’associations, d’ONG qui luttent pour la sauvegarde de la biodiversité. Malgré cela, celle-ci s’effondre, et toutes les prévisions scientifiques sont pessimistes. On n’a plus le temps pour prendre des pincettes ! Les actions de ces associations ne fonctionnent pas car elles ne s’attaquent pas aux problèmes fondamentaux mais à des problèmes secondaires, voire superficiels.

Nous parcourons de façon globale (holistique !) le problème sur ce site, mais le but de cette page assez courte est de faire un rappel indispensable en allant droit au but.

Au moins, il y a unanimité sur un point : la principale cause d’effondrement de la biodiversité est la destruction des habitats naturels. Les associations naturalistes tentent d’enrayer le phénomène en créant des réserves naturelles, mais cette approche ne peut pas obtenir de résultat significatif pour la raison suivante.

Si l’humain a besoin d’espace pour une activité économique telle que l’agriculture, la production de papier, la création d’une infrastructure ou simplement construire des habitations, il le fera. Si une zone est classée en “réserve” pour l’éviter, une surface équivalente sera exploitée ailleurs à la place. C’est mathématique. Donc les réserves naturelles ne font que déplacer le problème. Évidemment, cela permet éventuellement, de sauver (provisoirement) un ou quelques animaux rares dans la zone sélectionnée en espérant que la zone exploitée à la place soit moins “importante” (accueille moins de populations d’animaux menacées par exemple). Toutefois, ce bricolage ne s’attaque pas du tout au problème de fond.

Le problème de la destruction des habitats naturels a deux causes principales. D’une part la population humaine qui augmente. C’est une autre réalité mathématique: plus il y a d’humains, plus il faut d’espaces pour les loger, les nourrir, les habiller, etc.

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D’autre part, le gaspillage / la mauvaise gestion. Nous sommes très nombreux, mais il serait encore possible de nourrir tout le monde et conserver des espaces naturels en gérant bien. Malheureusement, un gaspillage inimaginable est mis en place sur base de la croyance populaire que l’homme est un animal omnivore. En transformant la nourriture végétale produite en viande, lait et œufs,  l’humain gaspille plus de 90% des nutriments qu’il produit. Notre génération étant celle du smartphone, ce que nous faisons avec la nourriture revient à charger à 100% une batterie indépendante (type power bank) pour charger 10% du smartphone au lieu de charger directement le smartphone à 100%. C’est ridicule, et criminel! En effet, si 10% de la population humaine n’a pas à manger, c’est parce que toute leur nourriture est donnée au bétail: celle-ci serait suffisante pour nourrir 12 milliards d’Homo sapiens!

Si les naturalistes veulent agir pour la sauvegarde d’une certaine biodiversité, ils ne peuvent plus ignorer les deux problèmes majeurs: la natalité et la consommation de produits animaux. Si gérer la population est un problème vraiment complexe, choisir de devenir végan et encourager le mouvement autour de soi est un acte facile, efficace et le plus essentiel de tous pour une personne concernée par l’avenir de la nature, des animaux, des humains et de la vie sur terre.

REMARQUE : cet article a été écrit en janvier 2018. Depuis, une grande étude scientifique publiée dans ScienceMag a confirmé les faits expliqués ici, et une adaptation francophone de celle-ci existe. Notez aussi que se passer des élevages permettrait de résoudre le réchauffement climatique, explications sur cette vidéo.

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Valéry Schollaert – rédigé en janvier 2018, mise à jour le 17 octobre 2018

Plusieurs articles sur ce blog vous permettent de comprendre la vision holistique de la conservation de la nature que nous tentons de communiquer à tous. Voici LA PAGE D’INTRODUCTION À LA VISION HOLISTIQUE où vous trouverez aussi les liens vers les autres articles.