Shama dayal – Copsychus saularis

Espèce de référence – publiée le 7 mars 2019
Publication complète – famille des Muscicapidae (traquets, rossignols, gobemouches…)
En anglais: Oriental Magpie-Robin in English

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Le Shama dayal est certainement l’oiseau du genre le plus répandu (il vit depuis le Pakistan jusqu’en Indonésie). Il est souvent commun et familier dans les jardins, donc c’est une espèce de référence idéale pour le genre Copsychus et les shamas en général. Le comportement habituel rappelle certainement le Rougegorge familier, de la même famille, mais son plumage, sa taille et sa forme sont très différents.

Illustration de la méthode Formation Ornitho : mode de vie des shamas

Comme le Rougegorge familier, cet oiseau est à l’origine essentiellement forestier mais s’est adapté à divers habitats semi-naturels et urbains. Il est désormais quasiment omniprésent. Dans certains pays comme au Vietnam, il a la réputation de ne vivre qu’autour des habitations humaines.

Autre parallèle, il sautille au sol à la recherche d’invertébrés et, plus occasionnellement, de fruits et de graines. Sa grande taille lui permet toutefois d’ingérer (rarement) un petit gecko ou de même de pêcher un petit poisson !

Comme beaucoup de Muscicapidae, c’est un semi-cavicole, construisant un nid assez négligé dans une cavité plus ou moins ouverte qui peut être dans un arbre, un rocher, un bâtiment, un enchevêtrement de racines et même une boîte aux lettres !

Il semblerait que la nidification, prise en charge par les deux parents qui couvent et qui nourrissent, soit très rapide pour cet oiseau relativement grand : à peine 13 jours d’incubation et environ deux semaines de vie au nid pour les quelques oisillons (maximum 5).

C’est un oiseau sédentaire mais des mouvements d’altitude sont notés sur les flancs de l’Himalaya où il niche jusqu’à 2000 mètres d’altitude environ.

Taxonomie et sous-espèces

Les oiseaux du genre Copsychus sont proches entre eux et allopatriques. Le Shama des Philippines était même considéré comme une sous-espèce du Shama dayal jusqu’il y a peu. Il y a des shamas plus éloignés dont certains sont sympatriques, notamment le Shama à croupion blanc, mais il serait sans doute préférable de les classer dans un genre distinct (Kittacincla).

Il y a entre 7 et 12 sous-espèces décrites, mais il y a discussion sur la validité de plusieurs d’entre elles. Il y a diverses variations : longueur de la queue, taille, reflets bleutés dessus, intensité du gris du plumage et couleur du ventre. Il est blanc dans la plupart des cas mais en Indonésie il y a des populations à ventre noir, avec de multiples intermédiaires.

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[Espèce Nº431 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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