Travailleur à bec rouge – Quelea quelea

Espèce de référence – publiée le 7 octobre 2019
Publication complète –  Famille des Ploceidae (Tisserins, euplectes, travailleurs…)
En anglais : Red-billed Quelea in English

Quelea_quelea_main.JPGCe petit oiseau est répandu en Afrique au sud du Sahara, en dehors de la région forestière. Il occupe les savanes arides et semi-arides dotées d’arbres ou de buissons. Il s’est adapté aux cultures et peut venir en masse dans les champs où il est considéré comme l’oiseau le plus “nuisible” du continent. 

Il faut dire qu’il est probablement l’oiseau sauvage le plus abondant de la planète avec une population de l’ordre de un milliard et demi d’individus, ce qui reste cependant largement moins que la poule domestique. Il fait donc l’objet de “régulations” violentes pour protéger les champs, une technique qui, en plus de ne pas fonctionner (l’espèce est en augmentation), est une véritable catastrophe écologique.

On estime quelques 200 millions de travailleurs sont tués chaque année par la pulvérisation de produits avicides et l’utilisation de bombes et explosifs, mais cela ne fait que remplacer la mortalité naturelle, donc l’espèce continue son augmentation. Cette manne de nourriture est perdue pour les prédateurs qui, eux diminuent faute de proies, ou meurent en mangeant les travailleurs empoisonnés. Aussi grave, des millions d’autres oiseaux (euplectes, serins, capucins, martins-chasseurs, etc.) sont également victimes directes “collatérales” des régulations. Cet exemple illustre, une fois de plus, l’incapacité des humains à comprendre et à gérer les espaces qu’ils occupent, et confirment que la régulation, que ce soit par la chasse ou autre, n’a aucun sens comme nous l’avons démontré dans cet article.

Il niche en colonie énorme, parfois de millions de nids (jusqu’à 6 000 par arbre) ; il a été calculé qu’une colonie de 12 000 nid sur un hectare consomme 1.845 kilos de graines par mois. Quelques insectes sont également consommés (environ 10% du régime). Le mâle construit le nid simple et grossièrement tissé, et le couple s’occupe de l’incubation des œufs (maximum 5) durant environ 11 jours puis des jeunes au nid également une douzaine de jours.

Taxonomie et sous-espèces

Cette espèce est bien distincte des deux autres Quelea, au point que ces derniers ont parfois été classés dans un genre à part. Trois sous-espèces sont décrites mais leurs phénotypes respectifs sont peu distincts, alors que les variations individuelles sont grandes. Théoriquement, les mâles de Q. q. aethiopica d’Afrique orientale, illustrés sur cette page, n’ont pas le front noir, alors que les nominaux (de la Mauritanie à la Centrafrique) ont une bande noire (variable) moyennement étroite sur le front et Q. q. lathami (du Gabon à l’Afrique du Sud) ont une large bande frontale noire.

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[Espèce Nº645 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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3 thoughts on “Travailleur à bec rouge – Quelea quelea

  1. La régulation est triste mais cela ne suffit pas. Il faut discuter avec la population et des gens compétents pour trouver une solution. L’oiseau doit vivre et l’Afrique a aussi faim.

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