Pélican brun – Pelecanus occidentalis

Espèce commune – Page de référence – Disponible pour sponsoring
Famille des Pelecanidae (pélicans) – Brown Pelican in English
Première publication : 01 mars 2022 – Dernière mise à jour : 01 mars 2022

Ce pélican est le plus petit de sa famille mais il reste un très grand oiseau côtier et marin. On le rencontre depuis les États-Unis (rarement l’extrême-sud du Canada) jusqu’aux Galapagos, au nord du Pérou (où il cohabite localement avec le Pélican thage) et la région guyanaise.

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Comme tous les pélicans, il consomme de grosses quantités de poissons ; il consomme aussi des mollusques et crustacés. Il est capable de différentes techniques de pêche et peut se comporter, par exemple, comme le Pélican blanc. Toutefois, le Pélican brun a la particularité de plonger depuis une hauteur assez importante, à la manière de fous (Sulidae). Voyez par exemple le Fou brun.

Le nid est relativement bien structuré. Le mâle apporte des branches de plus en plus petites, au fur et à mesure, que la femelle agence de façon méthodique. Lorsque tout le matériel est installé, le mâle vient donner la touche finale. Les nids peuvent être construits sur des arbres, notamment les palétuviers, sur des rochers ou au sol. Ils sont groupés en colonies (centaines de couples, jusqu’à un millier).

En général, trois œufs sont couvés un mois par les deux parents. Il a été remarqué que les couples composés d’individus assez jeunes pondent souvent moins d’œufs, et que les plus expérimentés peuvent occasionnellement en pondre quatre.

Les jeunes sont nourris par les deux parents, et plus ils grandissent, plus ils peuvent enfoncer leur bec dans la poche jugulaire de l’adulte pour y attraper les poissons que ces derniers ont pêché. Ils s’envolent à environ trois mois.

Taxonomie et sous-espèces

Le Pélican thage est l’espèce-sœur évidente car il ressemble énormément au Pélican brun ; les deux sont extrêmement différents de tous les autres ! Le Pélican thage, qui vit au Pérou (il s’appelle même “Peruvian Pelican” en anglais) et au Chili a même été considéré comme une sous-espèce du Pélican brun.

Il y a cinq sous-espèces qui sont à peine discernables, que l’on peut diviser en deux groupes. Les occidentales (sauf Galapagos) qui ont la poche jugulaire rouge en plumage nuptial, et les autres, qui ont cette poche beaucoup moins colorée.

Pélican brun (P. o. carolinensis), San Francisco de Campeche, Mexique, janvier 2022
Bien qu’il soit le plus petit pélican, en comparaison d’autres oiseaux côtiers, comme ici les Sternes royales qui sont loin d’être des petits Laridae, il paraît énorme. Il est sur le point de se percher, donnant un coup d’aile qui freine le mouvement.
Pélican brun (P. o. carolinensis), San Francisco de Campeche, Mexique, janvier 2022
Cette photo est prise un instant après la suivante. Les ailes complètement déployées, on peut apprécier ses deux mètres d’envergure.
Pélican brun (P. o. carolinensis), San Francisco de Campeche, Mexique, janvier 2022
L’adulte est plus gris que brun, malgré ses noms français, anglais, allemand (Braunpelikan) et néerlandais (Bruine Pelikaan) par exemple. La tête et le bec des adultes sont très contrastés.
Pélican brun (P. o. carolinensis), Ciudad del Carmen, (Campeche), Mexique, janvier 2022
Le qualificatif “brun” convient parfaitement aux jeunes individus. Contrairement aux adultes, leur tête (brune) et leur bec (gris) sont peu contrastés.
Pélican brun (P. o. carolinensis), Ciudad del Carmen, (Campeche), Mexique, janvier 2022
Les couvertures brunes avec le bout clair sont juvéniles. Ces plumes sont usées, donc l’oiseau à plusieurs mois : c’est un 2cy.
Pélican brun (P. o. carolinensis), San Francisco de Campeche, Mexique, janvier 2022
Le bec coloré indique un adulte nuptial. Les sous-espèces de l’est ont la poche jugulaire brun verdâtre. On peut identifier la sous-espèce exacte grâce à la répartition géographique (voir notre vidéo sur les sous-espèces).
Pélican brun (P. o. californicus), Corpus Christi, Texas, États-Unis, février 2007
La poche jugulaire rouge est une différence nette des sous-espèces occidentales par rapport aux sous-espèces orientales, à gorge foncée. L’observation est chanceuse : ce taxon du Pacifique est rare au Texas (l’autre taxon à poche rouge est d’Amérique du Sud).

Dans cette vidéo, voyez des Pélicans bruns en vol et posé, jeunes et adultes, ainsi que quelques autres oiseaux côtiers.

Ayant des photos en grand format de cette espèce, j’en ai publiée une sur Flickr. Cliquez sur la photo pour la voir en très grand !

[Espèce Nº1521 du projet d’encyclopédie holistique]

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sommaire

Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert, Marco Paul & Marinella Mejia 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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2 thoughts on “Pélican brun – Pelecanus occidentalis

  1. Bien campé sur ses pattes, le premier cliché dégage une grande vigueur ; l’ouverture du bec , l’envergure sont impressionnantes !
    Très beau Pélican !!

    Liked by 1 person

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