Roselin familier – Haemorhous mexicanus

Espèce de référence (*) – publiée le 17 novembre 2018
Publication complèteFamille des Fringillidae (pinsons, serins, chardonnerets…)
En anglais : House Finch in English

Ce fringille nord-américain est un des oiseaux les plus communs des États-Unis, du Mexique (sauf le sud) et localement dans le sud du Canada. Il est adapté à tous les milieux terrestres, depuis les plus désertiques jusqu’aux plus humides, en passant par les régions urbaines en tout genre. On l’observe depuis le niveau de la mer jusqu’aux environs de 3500 mètres d’altitude. En résumé, dans son aire de répartition, il est partout ; et son aire de répartition s’étend.

Sans surprise pour un oiseau aussi bien adapté à tous les milieux dont les plus anthropisés, il étend son aire de répartition. C’est encore un exemple d’oiseau où une population “introduite” ne diffère pas tellement des populations indigènes et montre que séparer les deux en estimant les introduites comme plus problématiques est une erreur d’interprétation.

En effet, quelques oiseaux d’origine californienne se sont échappés d’une animalerie de New York en 1939 et ont créé une population sur la côte est des États-Unis. Parallèlement, l’espèce qui n’existait que dans l’ouest et le centre de l’Amérique du Nord avant la colonisation du continent par l’espèce humaine, s’étend naturellement vers l’est. Le mot naturellement est évidement discutable, car il profite des activités humaines. Mais vu l’omniprésence de l’homme et la banalisation des paysages qu’il impose partout, le Roselin familier trouve des milieux qui lui conviennent dans toutes les régions du pays et son expansion est donc inéluctable. Avec ou sans l’introduction artificielle à New York, cet oiseau aurait, tôt ou tard, colonisé tous les États-Unis. L’introduction n’a fait qu’accélérer le processus de quelques années ou quelques dizaines d’années, comme nous l’expliquons déjà pour des oiseaux “introduits” en Europe tels que la Perruche à collier et l’Ouette d’Égypte.

C’est un granivore classique dont le régime est à 97% végétal : graines, fruits, feuilles, bourgeons et fleurs. Le reste est composé d’insectes, en particulier des larves données aux oisillons. Il peut manger au sol comme sur la plante ; il vient volontiers aux mangeoires pour y consommer les graines mises à disposition des petits oiseaux.

Le nid est un classique des Fringillidae, un “bol” peu profond fait de matières végétales, notamment de tiges, de radicelles et de brindilles. C’est la femelle qui le construit entièrement mais le mâle aide en apportant des matériaux pour la construction.

Le femelle couve ses deux à sept œufs seule durant deux semaines, mais elle est nourrie par le mâle. Les jeunes sont nourris de graines et d’insectes prédigérés sous forme d’un lait régurgité par les deux parents durant également deux semaines avant leur envol.

Taxonomie et sous-espèces

Une dizaine de sous-espèces catégorisent des nuances de couleur et de pattern, notamment le rosé ou rougeâtre de la gorge descendant plus ou moins bas sur la poitrine. Cette couleur est parfois (assez rarement) remplacée par de l’orange ou du jaune-orangé chez certaines sous-espèces mais ce sont des variations individuelles sans grande signification taxonomique. Cette page illustre H. m. frontalis, la plus répandue. Toutes les autres sont dans le sud-ouest de la répartition, notamment au Mexique.

Il est très distinct des deux autres roselins du genre Haemorhous (le Roselin de Cassin et le Roselin pourpré); la génétique estime qu’il diverge de ces derniers depuis 8,4 millions d’années.


(*) Cette espèce est la préférée de Marie-Laure Gervès-Sène. Rejoignez-là sur son groupe Facebook favori, Ornitho Passion, ou sur son Facebook personnel. Grâce à elle, la page qui n’était que partielle a été complétée avec les deux photos ci-dessous. De plus, Marie-Laure nous montre deux de ses images du Roselin familier, voir plus bas. Si vous voulez aussi choisir votre espèce préférée, cliquez ici.

Mise à jour du 26 mai 2020

Voici deux photos réalisées par Marie-Laure Gervès-Sène à Montréal (Canada) : une femelle (prise en février 2020) et un mâle (pris en octobre 2019) en train de manger des baies de pommetier.

[Espèce Nº321 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2018 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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