Tournepierre à collier – Arenaria interpres

Espèce de référence – publiée le 17 juillet 2019
Publication complète – famille des Scolopacidae (chevaliers, bécassines, courlis,…)
En anglais : Ruddy Turnstone in English

Arenaria_interpres_mainL’aire de répartition de cet oiseau lors de la reproduction, en dehors d’une population presque anecdotique en mer Baltique, est limitée à la Russie, l’Alaska, le Canada, le Groenland et la Norvège. C’est un grand migrateur et il est ainsi observé, en période internuptiale. dans virtuellement tous les pays côtiers du monde, au sud jusqu’au Chili, en Afrique du Sud et même en Nouvelle-Zélande. 

C’est un oiseau qui consomme principalement des invertébrés, comme la plupart des autres oiseaux de la famille. Sa spécialité est de picorer des insectes, araignées, mollusques et crustacés qui sont cachés sous les pierres ou d’autres objets. Avec son bec assez court mais fort, il peut pousser ces objets pour les faire rouler et découvrir les organismes qu’il souhaite ingurgiter. Il arrive que plusieurs individus coopèrent pour déplacer une pierre trop grosse pour un seul tournepierre.

Le nid, au sol ou dans une crevasse, est une simple dépression dans laquelle la femelle place quelques tiges, feuilles ou mousses selon les disponibilités. Elle y pond deux à quatre œufs et elle couve avec le mâle durant environ trois semaines. Elle aide le mâle à nourrir les jeunes une, parfois deux semaines puis quitte le territoire. Le mâle s’occupe encore des jeunes un mois de plus (ils sont emplumés en 19 – 26 jours)  puis quitte à son tour le territoire.

Taxonomie et sous-espèces

On divise habituellement cette espèce en deux sous-espèces. Le nominale de l’Ancien Monde étant un peu plus striée sur la calotte et moins vivement colorée sur les ailes et les scapulaires en plumage nuptial que A. i. morinella du Nouveau Monde.

Les tournepierres (il y a deux espèces bien distinctes du genre Arenaria. le Tournepierre noir et le Tournepierre à collier) sont très particuliers et forment leur propre tribu au sein des Scolopacidae et de la sous-famille de Calidrinae.  Ils ont été, il y a longtemps, classés dans la famille de Charadriidae.

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[Espèce Nº563 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2019 – 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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3 thoughts on “Tournepierre à collier – Arenaria interpres

  1. peut-être qu’au parc du Marquenterre, il y en avait; mais malheureusement, l’observatoire où je me trouvais ne permettait pas de faire des photos, car l’ouverture d’observation ne suffisait pas même à permettre de placer totalement le diamètre de mon appareil sur la fente en bois pratiquée dans la palissade…..

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