Aigle de Bonelli – Aquila fasciata

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Famille des Accipitridae (aigles, buses, éperviers…) – Bonelli’s Eagle in English
Première publication : 24 août 2021 – Dernière mise à jour : 24 août 2021

Cet aigle assez grand, à la forme élégante et au plumage attractif, a une répartition très vaste mais fragmentée depuis le Maroc et le sud de la France jusque dans l’est de la Chine et les petite îles de la Sonde (Indonésie). Il est surtout bien représenté en Afrique du Nord et en Inde. Il aime les flancs de collines ensoleillés, les falaises, les garrigues, les forêts d’altitude entrecoupées de clairières dénudées et les montagnes en régions arides et désertiques.

Son immense aire de répartition explique son statut de “least concern” (préoccupation mineure) de Birdlife International, mais ce statut occulte la situation dramatique d’un oiseau localement en danger et souvent en fort déclin. Une petite population européenne survit grâce à des mesures de protection assez importantes mais les pesticides, la destruction des milieux naturels, la diminution des proies, les collisions avec les pylônes à haute-tension et le tir des chasseurs-braconniers et des colombophiles sont les principales causes de l’effondrement des populations.

Ainsi, la densité de population moyenne est extrêmement faible. Birdlife International estime la population mondiale à un maximum de 24.000 adultes dans une zone de 48,5 millions de kilomètres carrés (86 fois la France).

Cet aigle est puissant et rapide, et sa tactique habituelle est de plonger à une vitesse remarquable vers le sol. Les captures en vol sont rares. Ses proies habituelles sont de taille moyenne, notamment des lapins, lièvres, perdrix et pigeons. Il est toutefois capable d’attraper des animaux bien plus grands, comme des buses, des cigognes et des renards. Faute de mieux, il peut se contenter de petites proies comme des rats, des mulots, des écureuils et rarement des reptiles.

Le nid est une grosse structure qui peut atteindre deux mètres de diamètre et un mètre de profondeur. Les branches sont tapissées de feuilles vertes. Il est, le plus souvent, placé sur un haut surplomb d’une falaise mais il peut aussi être construit dans un arbre ; par exemple, dans le sud-ouest de la péninsule Ibérique, il semble s’adapter aux eucalyptus introduits par l’homme.

La femelle reste le plus souvent au nid, pour couver (près de six semaines) et distribuer la nourriture aux jeunes (durant plus de deux mois), alors que le mâle chasse activement pour nourrir la petite famille. La ponte est de un à trois œufs et, le plus souvent, il y a deux jeunes à l’envol, ce qui est relativement élevé pour un grand aigle. Toutefois, il est adulte en 4 ans et, durant les années d’immaturité, la mortalité est élevée (environ 50% annuelle).

Taxonomie et sous-espèces

S’il ressemble superficiellement à des plus petites espèces, telles que l’Aigle botté, au point qu’il a été anciennement placé dans le genre Hieraaetus, il est en fait apparenté aux grands Aquila, en particulier l’Aigle de Verreaux. La population de l’Afrotropical, ancienne sous-espèce de l’Aigle de Bonelli, est désormais considérée comme une espèce distincte, l’Aigle fascié.

La population indonésienne est un peu mystérieuse. Considérée comme une espèce distincte par certains auteurs, la génétique ne trouve pas de divergence significative, au point qu’il ait été suggéré qu’il s’agisse en fait d’une population récemment introduite par l’homme. Cette théorie est peu crédible car il y a une petite différence de taille (l’indonésien est plus petit) et de plumage (queue et ailes plus barrées). Il est donc raisonnable de la classer en une sous-espèce de l’Aigle de Bonelli ; son nom est H. f. renschi.

Aigle de Bonelli, Salalah, Sultanat d’Oman, mars 2016
L’adulte est très contrasté avec le ventre blanchâtre, la queue claire avec un bout noir (son ancien nom français était Aigle à queue barrée), des ailes grises traversées par une large bande noirâtre sur les couvertures sous-alaires.
Objectifs recherchés pour une page complète :
Images de différents plumages immatures ; sponsoring

[Espèce Nº1332 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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6 thoughts on “Aigle de Bonelli – Aquila fasciata

  1. Beau rapace que j’ai eu le plaisir d’observer dans le sud de la France. Dommage que son milieu naturel disparait et que les chasseurs ne sont pas suffisamment règlementé en France notamment.

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  2. Superbe rapace !
    Oui, tu as raison ! Il fait interdire la chasse !!!
    Quant au braconnage, qui de fait, est interdit… ben, il faudrait le punir de prison !

    Liked by 1 person

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