Cygne tuberculé – Cygnus olor

Espèce de référence – publiée le 2 septembre 2018
Publication complète – voir la famille des Anatidae (canards, cygnes, oies, etc)
En anglais: Mute Swan in English

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Cette espèce est un sujet d’études et de réflexion particulier pour diverses raisons. Sur le plan de nos relations avec les animaux, tout d’abord, puisque les populations sont “en même temps” férales et sauvages. Sur le plan taxonomique ensuite, puisque ses plus proches parents ne sont pas les autres cygnes “blancs” de l’hémisphère nord mais les cygnes noirs ou bicolores de l’hémisphère sud.

Illustration de la méthode Formation Ornitho

Cet oiseau est un des plus grands oiseaux capables de voler, il est même un candidat sérieux pour être considéré comme le plus “gros” oiseau en Europe. D’autres cygnes sont toutefois presque aussi grands et souvent semblables sur différents aspects. Voici des informations sur le Cygne tuberculé, notre espèce de référence, souvent valables pour les autres Cygnus.

Les couples sont formés assez tôt, parfois plus d’un an avant la nidification. Ils sont relativement fidèles, parfois pour de nombreuses années, mais des cas de mâles bigames sont aussi observés, et même quelques cas de couples incestueux. Le nid est un gros tas de végétation, parfois jusqu’à quatre mètres diamètre, flottant ou, au moins, installé dans des zones humides à même le sol. Les jeunes sont nidifuges et suivent les parents dont ils sont dépendants durant des mois. Il arrive que certains jeunes restent avec les parents jusqu’à la naissance des jeunes de l’année suivante mais, le plus souvent, ils sont chassés du territoire comme le serait n’importe quel congénère, considéré comme un intrus !

Les cygnes mangent surtout de la végétation aquatique en barbotant tel des canards “de surface”, ou alors ils broutent sur le bord de l’eau. Cependant, ils peuvent être en quelques sortes “omnivores” puisqu’ils capturent occasionnellement des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits poissons, et ils consomment même rarement de la charogne !

Un autre aspect où le Cygne tuberculé est une référence illustrant une problématique importante est lié à son passé d’oiseau “domestique”. En effet, cet oiseau est largement utilisé comme “oiseau d’ornement” et il était aussi mangé par le passé.  Les nobles du Moyen Âge en offraient comme présent et mets de luxe, et les jeunes de couleur blanche, en réalité “leuciques” étaient sélectionnés pour être offerts ou élevés car plus “beaux” et les gris plutôt mangés. Ainsi, du fait de la contre-sélection artificielle des gris, les populations d’origine férale d’aujourd’hui produisent plus beaucoup d’individus “blancs” que des populations “pures”. Sans ce ·”signe” extérieur visible chez les jeunes, il n’y aurait plus aucune trace de la domestication. Cela montre parfaitement que de distinguer les espèces “introduites” des espèces “indigènes” est parfois impossible ou n’a simplement aucun sens. Vous pouvez approfondir le sujet dans notre article sur les ·invasifs”.

Taxonomie

Cette espèce est monotypique et proche du Cygne à cou noir et du Cygne noir. Les jeunes “blancs” ont été par le passé été considérés erronément comme une espèce distincte : le “Cygne de Pologne” (Cygnus immutabilis).

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[Espèce Nº245 du projet d’encyclopédie holistique]

Photos et textes © Valéry Schollaert 2018

Liste des autres espèces illustrées: taxonomiquejour par jour

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