Loriot de Chine – Oriolus chinensis

Espèce complexe à reclasser – publiée le 1er juin 2020
Publication partielle – famille des Oriolidae (loriots, sphécothères…)
En anglais : Black-naped Oriole in English

Cette espèce, dans la classification actuelle, est très répandue dans l’est de l’Asie, nichant depuis l’est de la Sibérie jusqu’en Indonésie via la Myanmar, et hivernant aussi ailleurs dans le sud de l’Asie, y compris en Inde. Il est probable que ces populations méritent une division en plusieurs espèces.

C’est un gros loriot qui consomme surtout des fruits en tout genre, parfois des insectes de taille plutôt importante (qu’il doit généralement tuer en les frappant sur une branche avant de les avaler) et même occasionnellement des petits vertébrés tels que des oisillons au nid.

Il vit dans divers milieux et, quand on lit la littérature, ça donne l’impression que l’on peut en voir partout. Cela s’explique par la variabilité des exigences écologiques selon les régions. En traitant tout le complexe en une seule espèce, soit on donne la liste des habitats (en résumé, partout où il y a des arbres, sauvages ou plantés, du niveau de la mer jusqu’à 1600 mètres d’altitude), soit il faut une analyse pour chacune des sous-espèce. Il faut se rappeler que les forêts à feuilles caduques de Sibérie et de Chine qui accueillent les loriots nicheurs estivants n’ont pas beaucoup de rapport avec les vergers tropicaux des philippines où cette espèce peut abonder toute l’année.

Pour être précis, sous réserve que les informations sont disponibles, il faudrait un paragraphe par sous-espèces ou groupe de sous-espèces (voir plus bas). Une autre solution serait de traiter chacun de ces groupes comme des espèces distinctes. C’est le choix que nous avons fait pour le Drongo à crinière, lisez sa fiche pour visualiser comment cette solution semble simplifier la situation alors qu’elle est, en fait, encore plus complexe que pour le Loriot de Chine. Évidemment, cela implique la publication de beaucoup plus de fiches…

À propos des drongos, les relations avec les loriots ne sont pas inexistantes. En effet, on observe que le nid du Loriot de Chine est souvent construit à proximité d’un nid de drongo ; ce comportement est aussi noté chez le Loriot à capuchon noir et d’autres.

Tout comme pour l’habitat, il y a probablement des variantes régionales mais celles-ci ne sont pas connues dans les détails. Les tâches de la reproduction sont partagées par les deux parents, l’incubation des 2 à 4 œufs dure environ 2 semaines et ce sont, le plus souvent, 2 jeunes qui survivent jusqu’à leur indépendance, quelque soit le nombre d’œufs pondus.

Certaines populations sont migratrices (surtout les plus nordiques), d’autres sédentaires, et certaines effectuent des déplacements mal compris. Ainsi, des mouvements ont été notés aux Philippines sans que les mécanismes exacts aient pu être déterminés.

 Taxonomie et sous-espèces

Une vingtaine de sous-espèces se divisent en groupes dont certains ou tous méritent sans doute un statut d’espèces à part entière.

  • “Loriot oriental” Oriolus (chinensis) diffusus
    • Migrateur qui niche depuis la Sibérie orientale jusqu’en Asie du Sud-Est (Laos, Myanmar, etc.) et hiverne surtout dans la région indienne.
  • “Loriot de la Sonde” Oriolus (chinensis) maculatus
    • Sédentaire depuis le sud de la Thaïlande jusque dans la mer de Bali (Indonésie) avec de nombreuses sous-espèces sur des îles comme les Andaman, Nicobar et des petites îles indonésienne.
  • “Loriot des Philippines” Oriolus (chinensis) chinensis
    •  Trois sous-espèces qui se répartissent la plupart des îles de l’archipel
  • “Loriot de Talaud” Oriolus (chinensis) melanistictus
    • Endémique du petit archipel de Talaud (Indonésie)
  • “Loriot des Célèbes” Oriolus (chinensis) frontalis
    • Cinq sous-espèces sont répandues sur des dizaines d’îles autour de Sulawesi qui est le centre de sa répartition.
  • “Loriot de Tenggara” Oriolus (chinensis) broderipi
    • Deux sous-espèces vivant en Indonésie, au sud de taxons ci-dessus, notamment la région des petites îles de la Sonde (Florès, Sumbawa, etc.).

Ces oiseaux sont apparentés au Loriot d’Europe et au Loriot à bec effilé (ancienne sous-espèce).

[Espèce Nº883 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2020

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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One thought on “Loriot de Chine – Oriolus chinensis

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