Mouette atricille – Leucophaeus atricilla

Espèce commune – Page simple – Disponible pour sponsoring
Famille des Laridae (sternes, mouettes, etc.) Laughing Gull in English
Première publication : 22 novembre 2019 – Dernière mise à jour : 19 février 2022

Cette mouette assez grande peut être très commune dans son aire de répartition vaste mais fragmentée. On la rencontre localement sur le Saint-Laurent (Canada) et dans la région des Grands Lacs (Canada / États-Unis). Elle est plus répandue sur la côte Atlantique des États-Unis jusque dans le golfe du Mexique. Son aire de répartition majeure est en Amérique centrale : les côtes Mexicaines (est et ouest), et les Antilles depuis les Bahamas jusque dans l’extrême nord de l’Amérique du Sud. 

Cliquez ici pour voir une carte de répartition plus détaillée

Son mode de vie rappelle beaucoup celui de la Mouette rieuse, utilisant dans les régions côtières des niches écologiques équivalentes, et s’installant en grandes colonies comme cette dernière. Même les détails comme l’incubation et la vie des poussins sont similaires. En tenant compte de la forme de l’oiseau et de sa taille, on retrouve encore plus de points communs avec la Mouette mélanocéphale, y compris sur la nourriture et la manière de l’obtenir.

Bien qu’elle effectue une migration un peu moins longue que d’autres espèces, comme la Mouette de Franklin, elle s’égare assez souvent, et fait partie des Laridae américains les plus souvent observés en Europe et en Afrique.

Voyez notre article sur l’âge des Laridae pour plus de détails concernant les classes d’âge et les mues.

Taxonomie et sous-espèces

La sous-espèce L. a. megalopterus, la plus répandue, présente un peu plus de noir sur les primaires que la nominale qui niche dans les Antilles et dans l’extrême nord de l’Amérique du Sud (jusqu’en Guyane française), avec des non-nicheurs qui atteignent le Brésil.

Cette espèce est bien distincte des autres mouettes du genre, son espèce-sœur est possiblement la Mouette de Franklin mais qui présente des différences majeures, notamment deux mues annuelles complètes, ce qui est exceptionnel chez les Laridae.

Mouette atricille, Ciudad del Carmen, Campeche, Mexique, février 2022
La tête et la nuque foncées contrastent nettement avec le cou blanc chez l’adulte nuptial. On constate un cercle oculaire incomplet plutôt épais. Le bec est rouge foncé. Le manteau est presque aussi foncé que la tête.
Mouette atricille, Corpus Christy, Texas, États-Unis, février 2007
L’adulte internuptial a la tête “sale” avec le front blanchâtre. Les parties dénudées (bec, pattes) sont plus foncées que chez l’oiseau nuptial.
Mouette atricille, Ciudad del Carmen, Campeche, Mexique, février 2022
Cet individu a entamé sa mue prénuptiale, et on voit que la tête est intermédiaire : plus de foncé que l’adulte internuptial mais pas encore toute foncée. Les taches dans les rémiges primaires sont petites : les rémiges sont usées car elles n’ont pas encore mué.
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Mouette atricille, Corpus Christy, Texas, États-Unis, février 2007
Ces oiseaux-ci sont plus avancés que le précédent. La tête est presque toute foncée et les rémiges primaires sont muées.
Mouette atricille, Ciudad del Carmen, Campeche, Mexique, février 2022
Voici un oiseau immature, un individu de deuxième année (2cy, né en 2021). On voit des plumes juvéniles : grandes couvertures, rémiges secondaires, etc. On remarque aussi l’absence de blanc sur les rémiges.
Mouette atricille, Santa Marta, Colombie, décembre 2016
Voici deux oiseaux de 1er hiver (1cy) au centre de l’image. La succession des plumages est semblable à celle de la Mouette mélanocéphale. Le manteau mué (gris uni) et les couvertures (brunes) juvéniles sont caractéristiques à cet âge. Elles sont ici en compagnie (de droite à gauche) d’une Sterne hansel, d’une autre Mouette atricille (sans doute 2cy) de dos, d’un Chevalier semipalmé et de trois Sternes caspiennes.
Mouette atricille, Ciudad del Carmen, Campeche, Mexique, février 2022
Voici une couleur de bec exceptionnelle. Cet individu n’a manifestement pas produit la mélanine nécessaire pour foncer le bec. De plus, on voit que les doigts d’un des pieds sont trop courts. Une malformation ou un accident ? Nul ne sait.
Mouette atricille, Santa Marta, Colombie, décembre 2016
Le large bord de fuite blanchâtre ou translucide est un critère d’identification utile en vol, par rapport à d’autres mouettes, américaines et européennes.
Mouette atricille, Corpus Christy, Texas, États-Unis, février 2007
Le bout de l’aile est noir avec de très petites taches blanches, contrairement à la Mouette de Franklin qui, elle, a de grosses taches blanches sur le noir du bout de l’aile.

Ayant des photos en grand format de cette espèce, j’en ai publiée une sur Flickr. Cliquez sur la photo pour la voir en très grand !

[Espèce Nº691 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert, Chantal Lac & Marinella Mejia 2020 – 2022

Liste des autres espèces illustrées : taxonomiquejour par jour

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