Gravelot de Leschenault – Charadrius leschenaultii

Espèce commune – Page référence (partielle) – Disponible pour sponsoring
Famille des Charadriidae (pluviers, vanneaux…) – Greater Sand-Plover in English
Première publication : 26 août 2021 – Dernière mise à jour : 26 août 2021

Ce grand gravelot niche dans les steppes, les semi-déserts et déserts d’Asie mineure et centrale depuis le centre de la Turquie jusqu’au sud de la Sibérie. C’est un grand migrateur et il hiverne dans une énorme région mais toujours sur les côtes ou à proximité. On le rencontre ainsi dans la moitié orientale de l’Afrique, à Madagascar, au Moyen-Orient, dans le sud de l’Asie et en Océanie (sauf la Nouvelle-Zélande où il est rare).

Il se nourrit comme la plupart des Charadriidae, en courant sur le sol et en piquant sa proie qu’il repère visuellement. Sur les sols secs, notamment lors de la nidification, il préfère les coléoptères mais peut consommer de nombreux autres invertébrés et parfois quelques petits lézards. Lorsqu’il hiverne ou s’il chasse sur le bord d’un point d’eau, il apprécie aussi des invertébrés aquatiques, notamment des petits crustacés (crevettes et crabes) et des mollusques bivalves. Il est rare qu’il ingère un petit poisson.

La nidification est typique des gravelots. Il pond ses œufs dans une petite dépression (diamètre de 9 cm, profondeur de 4 cm) à peine aménagée avec diverses parties de plantes, selon ce qui est disponible à proximité. De deux à quatre œufs sont couvés vingt-quatre jours par les deux parents. Les jeunes sont nidifuges et quittent le nid en quelques heures après l’éclosion. Les parents chassent souvent séparément et chacun s’occupe d’un ou deux poussins qui courent derrière eux.

Taxonomie et sous-espèces

Les Charadrius constituent un genre assez bien délimité et très distinct des vrais pluviers (au point que ces derniers sont parfois classés dans une famille distincte, les “Pluvialidae“) et cela implique que le nom de “pluvier de Leschenault” proposé par la CINFO n’est pas approprié (voir plus de détails sur la CINFO et le nom “gravelot” à la page du “Grand Gravelot“).

Il y a de nombreux taxons similaires qui nichent en Asie et leurs relations restent encore discutées. Actuellement, on divise ce complexe en deux espèces : le Gravelot de Leschenault avec trois sous-espèces et le Gravelot mongol avec cinq sous-espèces. Il n’est toutefois pas impossible que la classification change avec la création d’une espèce supplémentaire ou le transfert d’une sous-espèce d’une espèce à une autre.

Actuellement, voici comment est divisé le Gravelot de Leschenault.

Charadrius leschenaultii columbinus
Il niche en Turquie, en Syrie, en Jordanie, en Arménie et en Azerbaïdjan. Il hiverne sur les côtes orientales de la Méditerranée, autour de la mer Rouge et du golfe d’Aden. C’est le plus distinct car, en plumage nuptial, le rougeâtre de la poitrine se prolonge sur les flancs et les parties supérieures du corps.

Charadrius leschenaultii scythicus
Il niche à l’est de la mer Caspienne jusqu’au sud-est du Kazakhstan et peut-être au nord-ouest de l’Afghanistan. Il hiverne sur les côtes de l’océan Indien en Afrique et au sud-ouest de l’Asie jusqu’en Inde.

Charadrius leschenaultii leschenaultii
Il niche à l’ouest de la Chine, en Mongolie et en Sibérie. Il hiverne largement sur les côtes d’Asie méridionale et d’Océanie et il n’est pas impossible qu’il atteigne l’Afrique, mais l’identification des oiseaux hivernants est difficile. En effet, comparé à la sous-espèce précédente, les différences sont mineures, comme la longueur moyenne du bec.

Gravelot de Leschenault, Salalah, Sultanat d’Oman, mars 2016
Bien qu’il n’ait pas un plumage nuptial complet, la couleur rousse de la poitrine qui ne semble pas du tout se prolonger sur le manteau et les flancs éliminent la sous-espèce occidentale ; selon la répartition, le plus probable est qu’il s’agisse d’un C. l. scythicus.
Gravelot de Leschenault, Darwin, Australie, septembre 2014
C’est un oiseau qui peut être abondant dans certaines parties de son aire de répartition. En Australie, c’est nécessairement la sous-espèce nominale.
Gravelot de Leschenault, Pangani, Tanzanie, février 2011
En plumage hivernal, ce gravelot rappelle un Gravelot à collier interrompu “géant” mais sans le blanc qui remonte sur la nuque et un bec bien plus gros.



Objectifs recherchés pour une page complète :
Plumage nuptial complet des trois sous-espèces ; sponsoring

[Espèce Nº1334 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos, tableau et textes © Valéry Schollaert & Marinella Mejia 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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6 thoughts on “Gravelot de Leschenault – Charadrius leschenaultii

  1. Beau Gravelot !
    L’œil rond, luisant, ombragé d’une barre obscure en-dessous ,est très expressif ; joliment perché sur de hautes pattes fines !

    Liked by 1 person

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