Foulque d’Amérique – Fulica americana

 Espèce simple– publiée le 19 décembre 2020
Publication complète Famille des Rallidae (râles, foulques, gallinules, etc.)
En anglais : American Coot in English

Cette foulque est généralement commune depuis le nord-ouest du Canada et le sud de l’Alaska jusqu’en Colombie et au Venezuela via l’est du Canada et les Antilles. Elle était présente en Équateur mais semble avoir disparue de ce pays. Elle vit en eau douce depuis le niveau de la mer jusqu’à 2500 mètres d’altitude. Pour se reproduire, elle recherche des plans d’eau avec de la végétation émergente ainsi que des zones d’eau libre suffisamment grandes.

La nourriture et les nids sont similaires à ceux de la Foulque macroule ; sur la page de cette dernière, en plus d’une photo du nid, voyez également la succession des plumages depuis les petits poussins jusqu’à l’âge adulte. La Foulque d’Amérique se reproduit strictement en couple et apparemment jamais en trio comme le fait parfois la Foulque macroule.

Taxonomie et sous-espèces

La classification des foulques américaines est problématique depuis longtemps. Certains individus ont le “bouclier” du front blanc alors que c’est rouge chez une majorité. Anciennement, ces oiseaux à front blanc, surtout présents dans les Caraïbes, ont été séparés en espèce distincte. Actuellement, on estime qu’il ne s’agit que d’une variation (une “forme” ou une “morph”) sans signification phylogénétique. La Foulque ardoisée d’Amérique du Sud, avec le bec jaune et les sous-caudales noirâtres, a été considérée comme une sous-espèce de la Foulque d’Amérique.

La population de Colombie (anciennement, également en Équateur), avec la base du bec jaune, a été tantôt considérée comme sous-espèce de la Foulque ardoisée, tantôt comme sous-espèce de la Foulque d’Amérique, ce que nous faisons ici (ce classement semble désormais faire consensus). Elle a disparu d’Équateur et la population restante, limitée à la Colombie, est minuscule : quel que soit son statut taxonomique, elle mérite une attention particulière, sans quoi elle pourrait disparaître rapidement. Le fait que ce ne soit “qu’une” sous-espèce ne doit pas occulter qu’elle a un patrimoine génétique propre et n’échange plus ses gènes avec les autres foulques (vu l’isolation géographique). Si ce n’est pas une espèce distincte aujourd’hui, elle le sera demain… sauf, justement, si elle disparaît d’ici là.

La Foulque des Hawaï a aussi été classée en sous-espèce de la Foulque d’Amérique et semble être, en réalité, sa plus proche parente.

Foulque d’Amérique (F. a. columbiana), Bogotá, Colombie, décembre 2016
Voici un individu typique de la sous-espèce colombienne avec la base de la mandibule supérieure jaune.
Foulque d’Amérique (F. a. americana), Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
Bien que petites, les taches sur le bec sont caractéristiques. La peau rougeâtre sans plumes, sur le front, la distingue bien de la Foulque macroule de l’Ancien Monde, mais d’autres espèces américaines montrent ce même détail. Les sous-caudales blanches constituent un critère d’identification important également.
Foulque d’Amérique (F. a. americana), Teotitlán del Valle (Oaxaca), Mexique, décembre 2020
De loin, les taches du bec paraissent souvent noirâtres. Par bon éclairage, le corps apparaît gris assez clair pour une foulque mais la tête est bien plus foncée, noirâtre.

 [Espèce Nº1084 du projet d’encyclopédie holistique]

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Photos et textes © Valéry Schollaert 2020 – 2021

Liste des autres espèces illustrées : taxonomique – jour par jour

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